"Insanitorium", le premier album de Hyperia (female death thrash), sortira le 14 janvier 2020 chez Sliptrick Records.
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Liv Sin | Burning Sermons (2019)
En 2015, peu après la sortie de "Black Lotus", Sister Sin met la clé sous la porte. Bien décidée à poursuivre sa carrière, Liv Jagrell, son ancienne frontwoman, ne tarde pas à lancer un nouveau projet, baptisé tout simplement Liv Sin.
LR | Poul'Hard de Bresse XI (19.10.2019)
Pour son cru 2019, le Poul’Hard XI s’est délocalisé à Montrevel-en-Bresse, abandonnant l’espace Salvert d’Attignat pour la halle d’animation de la Plaine Tonique. Une excellente initiative qui a donné un coup de jeune au festival qui fête quand même cette année sa onzième édition !
Bat - Axestasy (2019)
Quand deux mecs de Municipal Waste, Nick Poulos (guitares) et Ryan Waste (basse) s'associent avec un vétéran de la scène hardcore/thrash des années 80, soit l'ancien batteur de D.R.I. Felix Griffin, afin de lutiner un bon vieux heavy speed des familles, cela donne Bat. Tout simplement. Les gars n'ont d'autre prétention que de se faire plaisir en ramonant un (sous) genre aussi anachronique qu'indémodable.
Overkill | The Wings Of War (2019)
Les vieux ont la peau dure. Il suffit de voir Overkill pour mesurer la longévité d'un grand nombre de groupes qui affichent facilement plusieurs décennies au compteur. A croire que le metal, extrême notamment, est une source de jouvence. Les New-Yorkais sont donc toujours là, autour de l'indéboulonnable duo que forment le hurleur Bobby "Blitz" Ellsworth et le bassiste D.D Verni.
KröniK | Overcharger - Origin (2018)
Ramassée et tendue comme un string, cette deuxième enclume dévoile un groupe sûr de son art qui, sans fioritures ni compromis, nous entraîne avec lui à travers des territoires crasseux et menaçants.
Ils n'ont pas l'air commodes, ces Bordelais, avec leur look pileux et les nombreux tatouages qui leur bouffent les bras. Les "Charger" ne sont pas là pour rigoler ou tailler gentiment le bout de gras et leur breuvage épais non plus. Français de sol, ils sont clairement Américains de sang, le dard plongé dans les Bayous. Tétant les mamelles velues des Corrosion Of Conformity, Down et Crowbar, le quatuor braconne donc sur les terres d'un southern metal bourru et testiculeux que nous avions découvert il y a trois ans grâce à un "All That We Had" de bonne mémoire.
Ces dernières années passées à écumer les tripots n'ont pas assagi ces solides gaillards qui reviennent, l'entre-jambe chargé à fond, avec, sous les bras sentant la sueur, une deuxième bûche taillée dans ce bois du Sud des Etats-Unis. D'abord soutenus par Finisterian Dead End, ils ont depuis rejoint les rangs de Overpowered Records (Volker), label qui semblent être fait pour eux et ce "Origin" brûlant comme la braise. Sur le substrat pesant et caillouteux dressé par son prédécesseur avec la fougue poisseuse que l'on sait, ce nouvel album va encore plus loin dans l'intensité couillue, rempli une semence épaisse biberonnée au Jack Daniel's. Si cette Amérique "profonde", celle de Rob Zombie ou du "Délivrance" de John Boorman, lui inspire des ambiances crapoteuses et déglinguées ('The Other Me Is Dead'), Overcharger s'impose plus que jamais comme une redoutable machine de guerre dont le combustible est un mélange de sludge et de thrash. Noircies par le chant bilieux de Seb, des cartouches telles que 'Trust The Horns' ou 'Burning Woods' arrachent sur leur passage, ne faisant aucun prisonnier. En dépit de soli mélodiques et de refrains lumineux ('The Descent'), l'opus s'enfonce tout du long dans des marécages bourbeux. Trapu, chaque titre alterne saillies furieuses et coups de boutoir vicieux à l'image de 'The Bewitched Doll', de 'Southern Floods' ou du survolté 'Origin', distillant des atmosphères aussi visqueuses que rampantes qui explosent lors d'un 'By My Side' terminal et ultra plombé. Ramassée et tendue comme un string, cette deuxième enclume dévoile un groupe sûr de son art qui, sans fioritures ni compromis, nous entraîne avec lui à travers des territoires crasseux et menaçants. (23/04/2018)
Ils n'ont pas l'air commodes, ces Bordelais, avec leur look pileux et les nombreux tatouages qui leur bouffent les bras. Les "Charger" ne sont pas là pour rigoler ou tailler gentiment le bout de gras et leur breuvage épais non plus. Français de sol, ils sont clairement Américains de sang, le dard plongé dans les Bayous. Tétant les mamelles velues des Corrosion Of Conformity, Down et Crowbar, le quatuor braconne donc sur les terres d'un southern metal bourru et testiculeux que nous avions découvert il y a trois ans grâce à un "All That We Had" de bonne mémoire.
Ces dernières années passées à écumer les tripots n'ont pas assagi ces solides gaillards qui reviennent, l'entre-jambe chargé à fond, avec, sous les bras sentant la sueur, une deuxième bûche taillée dans ce bois du Sud des Etats-Unis. D'abord soutenus par Finisterian Dead End, ils ont depuis rejoint les rangs de Overpowered Records (Volker), label qui semblent être fait pour eux et ce "Origin" brûlant comme la braise. Sur le substrat pesant et caillouteux dressé par son prédécesseur avec la fougue poisseuse que l'on sait, ce nouvel album va encore plus loin dans l'intensité couillue, rempli une semence épaisse biberonnée au Jack Daniel's. Si cette Amérique "profonde", celle de Rob Zombie ou du "Délivrance" de John Boorman, lui inspire des ambiances crapoteuses et déglinguées ('The Other Me Is Dead'), Overcharger s'impose plus que jamais comme une redoutable machine de guerre dont le combustible est un mélange de sludge et de thrash. Noircies par le chant bilieux de Seb, des cartouches telles que 'Trust The Horns' ou 'Burning Woods' arrachent sur leur passage, ne faisant aucun prisonnier. En dépit de soli mélodiques et de refrains lumineux ('The Descent'), l'opus s'enfonce tout du long dans des marécages bourbeux. Trapu, chaque titre alterne saillies furieuses et coups de boutoir vicieux à l'image de 'The Bewitched Doll', de 'Southern Floods' ou du survolté 'Origin', distillant des atmosphères aussi visqueuses que rampantes qui explosent lors d'un 'By My Side' terminal et ultra plombé. Ramassée et tendue comme un string, cette deuxième enclume dévoile un groupe sûr de son art qui, sans fioritures ni compromis, nous entraîne avec lui à travers des territoires crasseux et menaçants. (23/04/2018)
KröniK | Midnight - Sweet Death Ecstasy (2017)
Athenar n'est pas le genre de musicien que nous surprendrons un jour en flagrant délit d'évolution. Avec Midnight, qui se confond avec sa personne, il rumine depuis quinze ans un black metal primaire immuable, biberonné au speed façon Motörhead. Pourtant, l'homme s'avère moins rétrograde que ce que laissent supposer le contenant et le contenu de "Satanic Royalty" puis "No Mercy For Mayhem", deux méfaits qui lui ont permis de se tailler une réputation quasi culte au sein de l'underground, terrain préparé par une multitude de démos crachées avec la frénésie d'un diarrhéique sévère, entre 2003 et 2011. Moins cradingue qu'il n'en a donc l'air, son proto black ne s'interdit ainsi pas quelques échappées mélodiques, qui le rend au final étonnamment accrocheur malgré tout l'arsenal démoniaque à base de sexe et de blasphèmes qu'il trimbale en guise de cartouchière.
Contrairement aux médiocres qui prennent soin de se planquer derrière une vitrine bordélique au nom d'une authenticité factice, l'Américain est un mercenaire chevronné doublé d'un excellent compositeur, certes fidèle au style qu'il besogne et dont il ne se départira jamais, sans pour autant être sourd à de salutaires renouvellements. Comme son devancier dominait déjà de la tête et des épaules son originel prédécesseur, "Sweet Death And Ecstasy" témoigne que Midnight mérite mieux que cet apparat bas du front, n'hésitant pas "progresser", dans les limites imposées par le genre s'entend. Toujours pas de claviers à l'horizon ni aucun artifice ou kyste extérieur mais une propension bienvenue à serrer le frein à main plus que de coutume qui pousse ce troisième album dans les abysses d'un puits ténébreux d'où s'échappent des émanations lourdes et evil. Entame venimeuse, 'Crushed By Demon' se présente ainsi sous la forme d'une longue reptation clouée au sol par un tempo mazouté. Tout aussi implacable se veut 'Here Comes Sweet Death' dont le pouls hypnotique lui confère un caractère groovy et rock'n'roll. Et que dire de 'Before My Time In Hell', conclusion longue de plus de six minutes, sombre et rampante mais sabrée d'éruptions guitaristiques presque lumineuses. Ceci étant, la signature du maître des lieux demeure indélébile, faite de riffs hurlants au goût de rouille et de vocalises biberonnées au Destop qui raclent et décrassent. Il n'a pas davantage renoncé à foncer pied au plancher, gonflé d'une énergie punk, à l'image des 'Poison Thrash', 'Melting Brain' et autre 'Rabid !' Le tout se repaît dans le stupre le plus dégueulasse, comme l'illustrent aussi bien la pochette exquise et une saillie véloce telle que 'Penetratal Ecstasy'. Ne franchissant que de peu la demi-heure, l'album fonce très vite, même complété d'un second disque gavé de versions démos. Mais, incontestablement et sans aller jusqu'à dire que Midnight s'assagit avec le temps, le fait est que son black/thrash se révèle de plus en plus élaboré sinon plus nuancé, justifiant encore une fois la stature culte de l'Américain. (12/03/2018)
Contrairement aux médiocres qui prennent soin de se planquer derrière une vitrine bordélique au nom d'une authenticité factice, l'Américain est un mercenaire chevronné doublé d'un excellent compositeur, certes fidèle au style qu'il besogne et dont il ne se départira jamais, sans pour autant être sourd à de salutaires renouvellements. Comme son devancier dominait déjà de la tête et des épaules son originel prédécesseur, "Sweet Death And Ecstasy" témoigne que Midnight mérite mieux que cet apparat bas du front, n'hésitant pas "progresser", dans les limites imposées par le genre s'entend. Toujours pas de claviers à l'horizon ni aucun artifice ou kyste extérieur mais une propension bienvenue à serrer le frein à main plus que de coutume qui pousse ce troisième album dans les abysses d'un puits ténébreux d'où s'échappent des émanations lourdes et evil. Entame venimeuse, 'Crushed By Demon' se présente ainsi sous la forme d'une longue reptation clouée au sol par un tempo mazouté. Tout aussi implacable se veut 'Here Comes Sweet Death' dont le pouls hypnotique lui confère un caractère groovy et rock'n'roll. Et que dire de 'Before My Time In Hell', conclusion longue de plus de six minutes, sombre et rampante mais sabrée d'éruptions guitaristiques presque lumineuses. Ceci étant, la signature du maître des lieux demeure indélébile, faite de riffs hurlants au goût de rouille et de vocalises biberonnées au Destop qui raclent et décrassent. Il n'a pas davantage renoncé à foncer pied au plancher, gonflé d'une énergie punk, à l'image des 'Poison Thrash', 'Melting Brain' et autre 'Rabid !' Le tout se repaît dans le stupre le plus dégueulasse, comme l'illustrent aussi bien la pochette exquise et une saillie véloce telle que 'Penetratal Ecstasy'. Ne franchissant que de peu la demi-heure, l'album fonce très vite, même complété d'un second disque gavé de versions démos. Mais, incontestablement et sans aller jusqu'à dire que Midnight s'assagit avec le temps, le fait est que son black/thrash se révèle de plus en plus élaboré sinon plus nuancé, justifiant encore une fois la stature culte de l'Américain. (12/03/2018)
3.5/5 | Music Waves
KröniK | Outline - Fire Whiplash (2017)
S'il est permis de s'interroger quant à l'utilité pour Demona d'avoir troqué son nom pour celui, plus tiède, de Outline, changement qui l'oblige à redémarrer de zéro (ou presque), le fait de retrouver la tigresse sexy Tanza Speed dont la simple présence rend déjà le zizi tout dur, suffit néanmoins à notre bonheur. C'est le plaisir des choses simples. Nouveau patronyme donc, nouveau départ mais un style qui reste (fort heureusement) inchangé. Toujours flanqué du fidèle batteur J. Hammer, la belle Chilienne n'a ainsi pas renoncé à honorer ce speed metal acéré et forcément old-school dont elle a le secret et dont elle ne se départira sans doute jamais.
Bref, ceux qui suivent le duo depuis longtemps ne seront pas dépaysés et surtout pas lorsque ce dernier nous ressert 'Metal Is Me' de son ancien répertoire, véritable profession de foi qui résume à elle seule cette signature survoltée, gainée de feulements féminins haut perchés.
Bref, ceux qui suivent le duo depuis longtemps ne seront pas dépaysés et surtout pas lorsque ce dernier nous ressert 'Metal Is Me' de son ancien répertoire, véritable profession de foi qui résume à elle seule cette signature survoltée, gainée de feulements féminins haut perchés.
Si la brunette était un homme, elle aurait les couilles coincées dans la braguette. Mais elle fait partie du (soi-disant) sexe faible dont elle affiche fièrement les attributs, mis en valeur par des pauses guerrières et des tenues en cuir minimalistes. Ne vous y trompez cependant pas, Tanza n'est pas qu'un physique aussi excitant soit-il. Doté d'une personnalité affirmée et arc-boutée sur sa guitare, elle est une sorte d'héroïne, porte-étendard d'un metal traditionnel aussi intemporel que bourré d'une énergie crasseuse. Avec Outline, sans (mauvaise) surprise, elle continue de prêcher la bonne parole de ce speed metal sous amphétamine qui n'appartient qu'au tandem. « Fire Wiplash », son premier rot sous cette appellation, n'est certes qu'une démo dont la prise de son primitive est garantie sans OGM dedans, qui plus est uniquement composée de trois seuls vrais inédits coincés entre une intro et la « reprise » de Demona citée plus haut mais «'Away From You', le titre éponyme et surtout 'Lady Teaser' foncent à la vitesse d'un cheval au galop, saillies exaltées propices au headbanging sauvage qui auraient naturellement eu leur place sur « Speak With The Devil ». Et si l'impression d'entendre toujours un peu la même chose demeure (ce qui a toujours été le cas avec la belle et son comparse), on s'en moque pas mal au final car le plaisir est là, de sucer ces douilles, d'une efficace authenticité, crachées avec un tempo de bulldozer. Voilà en définitive une mise en bouche qui nous rassure sur un point : même sous un autre nom, Tanza reste fidèle à elle-même, c'est bien là le principal ! (15/01/2018)
3/5
KröniK | Brokenhead - A Prompt And Utter Destruction (2017)
Bien qu'il partage un de ses membres avec Stortregn, Brokenhead ne laboure pas les terres négatives du black metal mais galope à travers le champ de bataille ensanglanté du thrash. Et du meilleur, du qui fouraille aux quatre vents sans faire de prisonnier. Que cela fait d'ailleurs du bien de se faire ramoner les orifices par une cartouche de l'acabit de ce A Prompt And Utter Destruction, à laquelle on n'en voudra pas trop de n'être qu'un EP tant son cahier des charges est assuré avec une habileté aiguisée. Et puis de toute façon, mieux vaut cinq saillies ultra efficaces qui font saigner les muqueuses qu'un long programme mou de la douille.
Limités par le temps, les Suisses vont donc à l'essentiel, martelant un metal épais et bourru dont la nerveuse érection est dressée grâce à d'imparables influences mélo death. Entre des vocalises charbonneuses et une rythmique de mammouth énervé, les guitares nourries au heavy metal se faufilent sans vaseline, enrichissant ces compos d'une énergie furieuse, à l'image d'un Buy The Lie aussi acéré que robuste. Classiques dans la forme mais protégées par un fuselage qui claque, celles-ci n'oublient pas de noircir un fond au goût de cendres et de sang. A Prompt And Utter Destruction a quelque chose d'un rouleau-compresseur lancé à vive allure que rien ne peut stopper, témoin ce Night Belongs To Us dont le tempo plombé est secoué d'accélérations virtuoses. Toute la force de Brokenhead réside d'ailleurs dans cette façon d'injecter à son thrash une bonne dose de mélodie qui, loin d'en limer les griffes, le rend plus tranchant encore. Plus irrésistible aussi. Endless Terror ou Greed sont faits de ce même bois qui prend feu, creusant dans leur sillage et dans la peau des tranchées dans les profondeurs desquelles bouillonne une semence abrasive. S'il passe (forcément) trop vite, cet effort est la carte de visite prometteuse d'un groupe dont on devine que le potentiel explosif n'en est qu'à ses balbutiements. La suite devrait en toute logique faire très mal. Du tout bon. 3.5/5 (2017) | Facebock
Limités par le temps, les Suisses vont donc à l'essentiel, martelant un metal épais et bourru dont la nerveuse érection est dressée grâce à d'imparables influences mélo death. Entre des vocalises charbonneuses et une rythmique de mammouth énervé, les guitares nourries au heavy metal se faufilent sans vaseline, enrichissant ces compos d'une énergie furieuse, à l'image d'un Buy The Lie aussi acéré que robuste. Classiques dans la forme mais protégées par un fuselage qui claque, celles-ci n'oublient pas de noircir un fond au goût de cendres et de sang. A Prompt And Utter Destruction a quelque chose d'un rouleau-compresseur lancé à vive allure que rien ne peut stopper, témoin ce Night Belongs To Us dont le tempo plombé est secoué d'accélérations virtuoses. Toute la force de Brokenhead réside d'ailleurs dans cette façon d'injecter à son thrash une bonne dose de mélodie qui, loin d'en limer les griffes, le rend plus tranchant encore. Plus irrésistible aussi. Endless Terror ou Greed sont faits de ce même bois qui prend feu, creusant dans leur sillage et dans la peau des tranchées dans les profondeurs desquelles bouillonne une semence abrasive. S'il passe (forcément) trop vite, cet effort est la carte de visite prometteuse d'un groupe dont on devine que le potentiel explosif n'en est qu'à ses balbutiements. La suite devrait en toute logique faire très mal. Du tout bon. 3.5/5 (2017) | Facebock
KröniK | Overkill - The Grinding Wheel (2017)
Trente-sept ans après avoir lâché son premier rot, Overkill est toujours là et rien ne laisse présager une fin prochaine, enchaînant les albums à un rythme régulier sans véritable baisse de régime et sans jamais renier ses origines, fidèle en cela à un thrash metal biberonné au speed, incisif et urbain. De fait, les New-Yorkais méritent un éternel respect, musiciens toujours verts qui n'ont pas besoin de Viagra pour maintenir fermement une inspiration encore loin de vouloir mollir.
Preuve en est donnée par "The Grinding Wheel", dix-neuvième cartouche qui, si elle n'étonnera pas les aficionados, témoigne d'une vitalité que certains, après un "White Devil Armory" (forcément) solide mais mineur, ont estimé qu'elle ne tarderait peut-être plus à s'émousser. À tort. En outre, ceux qui espèrent encore d'Overkill des velléités évolutives en seront pour leur frais, quand bien même il serait faux de prétendre que le groupe se contente de répéter depuis toujours une formule immuable. Certes, sa griffe demeure reconnaissable entre mille, notamment grâce au chant si particulier de Bobby "Blitz" Ellsworth, à la croisée de Jello Biafra et de Udo Dirkschneider et à cette énergie bitumée, stigmates de ses racines punk, mais ses disques se suivent sans se ressembler (tout à fait), émaillés qu'ils sont de timides nuances. Ainsi, ce nouvel opus diffère de ses récents devanciers par les ambiances malsaines qui empoisonnent certaines de ses compositions, registre menaçant qui de toutes les façons n'a jamais été pour déplaire aux Américains, comme l'ont démontré les "Years Of Decay" et "Horrorscope" avec la puissance rampante desquels "The Grinding Wheel" tente de renouer parfois. Amorce du feu de Dieu longue de plus de sept minutes au jus, 'Mean Green Killing Machine' témoigne ainsi de ce goût pour les tempos reptiliens, rouleau-compresseur implacable que pilote un Bobby en grande forme, moissonnant les cadavres le long d'une chaussée meurtrie en proie aux flammes et que seuls quelques éclairs mélodiques empêchent de sombrer totalement dans des ténèbres apocalyptiques. Rythmique robuste mangeuse d'espace et guitares acérées injectent à ce titre une tension survoltée. À l'autre bout, la piste éponyme, d'une durée équivalente, creuse tout d'abord de lourdes crevasses, puis s'emballe fiévreusement à mi-parcours avant que la basse de l'indéboulonnable D.D. Verni ne se mette à égrener des notes sinistres, annonçant l'arrivée d'une sombre nuit qui vient tout recouvrir. Entre ces deux sentinelles, se succèdent huit saillies souvent plus énervées ('Goddam Trouble', 'Our Finest Hour', 'Red, White And Blue'), toujours propulsées par l'organe venimeux du vocaliste, à l'image de l'énorme 'Shine On' et cette batterie digne d'un marteau pilon déchirant le pavé ('The Wheel'). Il n'y a rien à jeter de ce menu tendu comme le foc d'un navire, même si certains morceaux paraissent moins mémorables sans pour autant faire office de remplissage ('Come Heavy'), cependant que d'autres sont gorgés de surprenantes mélodies, tels que 'The Long Road' que cisaillent des lignes très heavy metal et surtout 'Let's All Go To Hades' qui témoigne qu'Overkill n'a toujours pas renoncé à ses meurtrissures mordantes dont il a le secret. Vous l'aurez donc compris, les New-Yorkais démontrent qu'ils en ont encore sous la semelle avec cet album qui n'a pas à rougir de la comparaison avec certaines de leurs plus belles réussites passées. 3.5/5 (2017) | Facebook
Preuve en est donnée par "The Grinding Wheel", dix-neuvième cartouche qui, si elle n'étonnera pas les aficionados, témoigne d'une vitalité que certains, après un "White Devil Armory" (forcément) solide mais mineur, ont estimé qu'elle ne tarderait peut-être plus à s'émousser. À tort. En outre, ceux qui espèrent encore d'Overkill des velléités évolutives en seront pour leur frais, quand bien même il serait faux de prétendre que le groupe se contente de répéter depuis toujours une formule immuable. Certes, sa griffe demeure reconnaissable entre mille, notamment grâce au chant si particulier de Bobby "Blitz" Ellsworth, à la croisée de Jello Biafra et de Udo Dirkschneider et à cette énergie bitumée, stigmates de ses racines punk, mais ses disques se suivent sans se ressembler (tout à fait), émaillés qu'ils sont de timides nuances. Ainsi, ce nouvel opus diffère de ses récents devanciers par les ambiances malsaines qui empoisonnent certaines de ses compositions, registre menaçant qui de toutes les façons n'a jamais été pour déplaire aux Américains, comme l'ont démontré les "Years Of Decay" et "Horrorscope" avec la puissance rampante desquels "The Grinding Wheel" tente de renouer parfois. Amorce du feu de Dieu longue de plus de sept minutes au jus, 'Mean Green Killing Machine' témoigne ainsi de ce goût pour les tempos reptiliens, rouleau-compresseur implacable que pilote un Bobby en grande forme, moissonnant les cadavres le long d'une chaussée meurtrie en proie aux flammes et que seuls quelques éclairs mélodiques empêchent de sombrer totalement dans des ténèbres apocalyptiques. Rythmique robuste mangeuse d'espace et guitares acérées injectent à ce titre une tension survoltée. À l'autre bout, la piste éponyme, d'une durée équivalente, creuse tout d'abord de lourdes crevasses, puis s'emballe fiévreusement à mi-parcours avant que la basse de l'indéboulonnable D.D. Verni ne se mette à égrener des notes sinistres, annonçant l'arrivée d'une sombre nuit qui vient tout recouvrir. Entre ces deux sentinelles, se succèdent huit saillies souvent plus énervées ('Goddam Trouble', 'Our Finest Hour', 'Red, White And Blue'), toujours propulsées par l'organe venimeux du vocaliste, à l'image de l'énorme 'Shine On' et cette batterie digne d'un marteau pilon déchirant le pavé ('The Wheel'). Il n'y a rien à jeter de ce menu tendu comme le foc d'un navire, même si certains morceaux paraissent moins mémorables sans pour autant faire office de remplissage ('Come Heavy'), cependant que d'autres sont gorgés de surprenantes mélodies, tels que 'The Long Road' que cisaillent des lignes très heavy metal et surtout 'Let's All Go To Hades' qui témoigne qu'Overkill n'a toujours pas renoncé à ses meurtrissures mordantes dont il a le secret. Vous l'aurez donc compris, les New-Yorkais démontrent qu'ils en ont encore sous la semelle avec cet album qui n'a pas à rougir de la comparaison avec certaines de leurs plus belles réussites passées. 3.5/5 (2017) | Facebook
KröniK | Metal Church - S/T (1984)
En dépit d'une trajectoire entamée il y a trente-six ans, toutefois interrompue par deux courtes mises en sommeil, entre 1994 et 1998, puis entre 2009 et 2012, route accidentée que jonchent désormais onze albums, Metal Church figure parmi les éternels Poulidor du heavy metal américain. Ses débuts promettaient davantage que cette carrière de série B inégale et néanmoins attachante. Les premiers pas du dinosaure , fondé en 1980 par le guitariste Kurdt Vanderhoof, restent indissociable de l'émergence de la scène thrash de la Bay Area dont il est un des pionniers. Rappelons à ce titre que Lars Ulrich a même tenu les baguettes au sein du groupe durant l'année 1981, pendant une très courte période, sans pour autant en avoir été un membre officiel. Le batteur de Metallica s'en souviendra dans tous les cas puisque c'est grâce à lui et à son comparse James Hetfield que le galop d'essai éponyme de Metal Church, qui les a fortement impressionné devra d'être très vite réédité par Elektra, à peine un an après voir été publié via le modeste Ground Zero Records. Hommes de goût, gageons que les deux frères d'armes ne sont pas trompés tant ce premier album conserve encore aujourd'hui toute sa force. Véritable coup de maître, l'opus demeure célèbre et doit son succès à plusieurs ingrédients. Pour sa monstrueuse pochette où une guitare Gibson en forme de crucifix sort des entrailles de l'enfer. Pour le chant haut perché, façon "je me suis coincé les bijoux de famille dans la braguette", du défunt David Wayne, sorte de croisement entre Rob Halford et Bobby "Blitz" Ellsworth (Overkill). Pour le jeu féroce des deux six-cordistes qui trouvent, entre autres, dans le furieux instrumental 'Mercyless Onslaught', monument speed-metal, l'écrin redoutable de leur puissance de feu. Pour ses ambiances sombres et épiques qui ne sont pas sans évoquer Manilla Road, en (beaucoup) plus rapide cependant, parenté qu'illustre la grandiose power-ballad 'Gods Of Wrath'. Pour la fameuse reprise du 'Highway Star' de Deep Purple qui ferme la marche dans une version pour le moins personnelle et survitaminée mais ô combien fracassante dont on dit même que Blackmore en a apprécié le résultat, c'est dire ! Pour les compos enfin qui toutes font mouche, propulsées par l'organe criard du chanteur, de 'Beyond The Black', amorce ultra heavy aux premières mesures inquiétantes, à 'Hitman' aux relents NWOBHM et bénéficiant comme tout le reste d'une rythmique du feu de dieu, à 'Battalions' où la paire Vanderhoof / Wells s'en donnent à coeur joie tandis que Wayne pousse sa voix comme jamais. Il serait criminel de faire l'impasse enfin sur l'éponyme 'Metal Church', titre pesant aux lignes implacables, capable de renvoyer dans les bacs à sable de la maternelle tous les apprentis thrashers avec ses griffes acérées. Frissons garantis, même trente ans après pour ce qui s'impose comme l'Everest de cet album. Les Américains ne feront jamais mieux que cet opus devenu un classique. 4/5 (2016)
Chaoswave | The White Noise Within (2005)
Chaoswave trimbale comme un boulet une étiquette de sous Nevermore qui aurait copulé avec Lacuna Coil sous l'oeil grivois de Meshuggah (rien que ça !) et ce depuis, The White Noise Within, ce premier galop d'essai, après une simple démo éponyme gravée l'année d'avant.
Crucified Mortals | Crucified Mortals (2011)
Certains réussissent à sortit un premier album après seulement deux ou trois ans d’existence tandis que d’autres doivent patienter de longues années avant d’y parvenir par manque de chance sinon de talent. Crucified Mortals entre dans la seconde catégorie. Dix ans après sa naissance et des palettes entières de démos et autres splits tous plus obscurs les uns que les autres, ces Américains, pourtant loin d’être des puceaux, accouchent enfin de leur galop d’essai longue durée. Il serait exagérer de prétendre que nous attendions tel un messie ce modeste jet éponyme. On a vécu sans lui pendant tout ce temps et on pourrait continuer à en faire de même après. Ceci étant, Crucified Mortals a tout de la bonne surprise. Le groupe n’invente rien - ce n’est de toute façon pas le propos – mais régurgite avec sincérité (la prise de son fleure bon l’authenticité) et efficacité un Thrash Metal à la Slayer époque South Of Heaven (impossible de ne pas y penser à l’écoute de l’enchaînement « The Seance / Sordid Treachery »). Malgré le recours à des aplats bien lourds (« Figure In Black ») et à des rythmiques de bûcheron, le combo va souvent très vite (« Desecrating The Dead », « Fatal Scheme »…), renouant ainsi avec toute la scène speed metal des eigthies. On préfère pourtant lorsque les gars se lancent dans l’érection de tempo plus lents et plus implacables encore. La première partie de « Perpetrator », le bien nommé « Doom » qui, placé en fin de parcours, fait mourir l’album en le plongeant dans un marécage boueux ou encore certains passages de « Ghastly Affliction » illustrent cette capacité à serrer le frein à main. Alors certes, les limites de Crucified Mortals, autant le groupe que le disque, sont aisément perceptibles, mais au final on s’en fiche pas mal car le plaisir de reprendre une bonne tranche de Thrash biberonné au satanisme et aux zombies est là et bien là. Pas très ambitieux, le fait est entendu, cet essai est donc à prendre pour ce qu’il est – une petite galette de série B dégageant une forte odeur d’underground – et surtout pas davantage. (2011)
Abigail / Shitfucker - Bloody Your Lovely Pussy ! (2015)
Formé en 1992, est-il encore utile de présenter Abigail, horde barbare venue du Japon ? On espère que non.
Praetoria | Mirror Of Modernity (2015)
Qu'il est loin le temps désormais où les premières fois se soldaient par de maladroites tentatives, parfois non sans un certain charme il est vrai, mais trahissant l'incertitude qui anime alors les groupes à leurs débuts. Au contraire, il n'est plus rare aujourd'hui de découvrir des galops d'essai d'une redoutable maîtrise, œuvre de musiciens déjà sûrs de leur art. Tel est ainsi le cas de Praetoria qui, formé en 2009, se fend avec Mirror Of Modernity d'un opus séminal qui, de part ses insolentes qualités, semble être le rejeton d'une longue lignée d'albums. Seul le style pratiqué permet de deviner la jeunesse de ce combo en devenir, artisan d'un Metal sévèrement burné qui tête les mamelles du Death, du Thrash et du metalcore. Bref, c'est du lourd, du furieux, du qui éructe ses boyaux. Pas très novateur sans doute, encore que maints détails, sur lesquels nous reviendrons, viennent quelque peu dévier la trajectoire que ces cartouches semblent vouloir prendre, mais l'ensemble sonne extrêmement carré, professionnel, comme une mécanique bien huilée qui jamais ne se grippe. Trapus, ces onze titres son propulsés par une énergie implacable, ils abattent le petit bois, emportés par un chant énervé et une rythmique métronomique. Techniques et enrobés dans l'habillage sonore ad hoc qui laisse à chaque instrument l'espace nécessaire pour s'exprimer, ils avalent les minutes avec une cadence soutenue sans que la tension ne débande, à aucun moment. En cela, Mirror Of Modernity respecte haut la main le cahier des charges qui a présidé à sa conception. Cela pourrait être suffisant mais Praetoria injecte à un schéma éprouvé sa propre personnalité et surtout une bonne dose d'idées. Il en résulte un album constellé de breaks, soli et mélodies judicieux qui rendent l'écoute passionnante de bout en bout. Loin d'être linéaire, chaque compo a des allures de montagnes russes, traversée de multiples déchirures. Toutes sont plus redoutables les unes que les autres, de 'Inhumanity Is Complete' à 'The Passenger', de 'The Oath' à 'This World Immersed', qu'irriguent des lignes de parties de guitares orgasmiques. Ce faisant, elles témoignent d'un long et évident travail d'élaboration, qui pourtant n'étouffe pas leur puissance et encore moins leur spontanéité. N'hésitant ni placer un court instrumental acoustique beau comme un chat qui dort ('Praetorians') ni à livrer des paroles en français ('L'insouciant', peut-être même le titre le plus brutal et épidermique du lot), le groupe réussit son coup d'essai en conjuguant violence millimétrée et mélodies acérées. (2015)
Annihilator | Suicide Society (2015)
Nous avions presque oublié ces derniers années que Annihilator fut pendant très longtemps le théâtre d'incessants changements de line-up autour de son inoxydable figure de proue, Jeff Waters, qu'on ne présente bien sûr plus. Durant douze ans (un record !), Jeff Padden s'est accroché au micro, participant à quelques-uns des meilleurs albums du groupe, de"All For You" au bien nommé "Metal" ceci expliquant sans doute sa longévité à un poste qui jusqu'alors ressemblait à un siège éjectable. La décision de Waters de se priver de nouveau de chanteur nous ramène forcément vingt ans en arrière lorsqu'il était (presque) seul à la barre. Ainsi, comme à l'époque de "King Of The Kill" puis de "Refresh The Demon", le maître s'est chargé de tout sur cette quinzième rondelle, du chant à la guitare, sans oublier la basse, hormis la batterie, toujours assurée par Mike Harshaw dont il s'agit de la seconde collaboration avec le Canadien. Sans surprise et alors que Jeff aurait pu profiter de cette (petite) révolution pour renouer avec les velléités expérimentales de "Remains", injustement sous-estimées, "Suicide Society" reste au contraire du Annihilator pur jus, collection de cartouches biberonnées au Viagra par boîte de douze. Certaines mauvaises langues ne manqueront pas de souligner que le guitariste n'est toujours pas devenu un grand chanteur (ce n'est pas très grave) et qu'il ne se gène pas pour réchauffer toujours les mêmes riffs, les mêmes accroches (ce qui l'est plus), comme l'illustrent en effet des titres tels que 'The One You Verse', 'Creepin' Again'. De fait, il nous faut bien admettre que cet opus donne l'impression d'avoir été réalisé à la va-vite, la créativité en pilotage automatique, loin des réussites de jadis ou même plus récentes. L'absence de Dave Padden y est-t-elle pour quelque chose ? C'est peu probable. Il en faut pourtant plus pour gâter une écoute orgasmique certes vierge de véritables morceaux de bravoure, à l'exception peut-être de l'amorce éponyme et de 'Every Minute' qui ferme la marche en beauté, mais ô combien efficace et remuante. Waters connaît son métier et nous balance des uppercuts rageurs comme il en a le secret ('My Revenge'), confirmant encore une fois qu'il n'est pas près de sucrer les fraises. Vous l'aurez donc compris, "Suicide Society" n'est pas un grand cru mais s'écoute toutefois avec un plaisir communicatif, signe de vie d'un musicien dont il faut saluer la sincérité et l'incroyable vitalité. Et puis de toute façon, un Annihilator en petite forme (tout est relatif) demeure bien supérieur à bien des skeuds ... (2015)
Anthares | To My Last Breath (2014)
Dinosaure sur le papier, du haut de ses (quasi) vingt ans d'âge (voire même davantage si l'on compte ses débuts sous le nom de Blooy Hopes), Anthares n'en demeure pas moins un groupe à l'aura modeste, la faute à une carrière ponctuée de trop longs silences. Mais les Français peuvent être considérés comme des vétérans de la scène Thrash hexagonale et cela s'entend. Doublement, dans la forme comme dans le fond. D'une part, loin de quelques puceaux du son qui n'étaient même pas encore conçus lorsque Megadeth publiait son Rest In Peace , les gars possèdent au contraire l'assurance tranquille de vieux briscards à la technique éprouvée quoique sans bavure. Ca, c'est pour la forme. D'autre part, nourris au Thrash originel, ils restent viscéralement attachés à une approche (désormais) old-school du genre, dépassée peut-être pour certains mais pourtant intemporelle. Voilà pour le fond, classique quoique efficace. Scellant le retour de la formation bretonne après un hiatus discographique de seize ans, To My Last Breath se veut donc un album de Thrash à l'ancienne biberonné aux vieux Metallica, à la Bay Area plus qu'à école française des Loudblast et autre Agressor qui ont de toute façon toujours davantage lorgné vers le Death. Le chant hargneux de Julien n'est à ce titre, pas sans évoquer le Hetfield des débuts, comparaison des plus flatteuses s'il en est. Disque à l'ancienne peut-être, le successeur de "Pro Memoria" ne saurait toutefois être perçu comme une rondelle poussièreuse et datée. Si la prise de son ne peut bien sûr soutenir la comparaison avec celle, monstrueuse, du Exhibit A d'Exodus (pour rester chez les anciens), elle laisse néanmoins chaque instrument s'exprimer, s'épanouir avec une puissance authentique. Maintenant ferme une nerveuse érection, To My Last Breath déroule un menu tendu et testiculeux, mélodique et acéré à la fois, brochette d'hymnes tous plus imparables les uns que les autres, de ceux qui s'accrochent à la mémoire comme une moule à un rocher. Sept titres, sept brulôts au format resserré auxquels on reprochera seulement de n'être pas plus nombreux car, après tant d'année d'abstinence, l'opus qui ne franchit même pas la barre des trente minutes au compteur, se pare d'un goût de trop peu. Au moins n'y a-t-il rien à jeter dans cette courte collection à l'intensité fermement dressée. Et quel plaisir de pouvoir savourer un album de ce genre, direct, dépourvu d'esbrouffe et de prétention, un disque sincère, d'une admirable simplicité et toujours inspiré. Bref, un des meilleurs disques de Thrash entendu depuis longtemps, ni plus ni moins ! (2015)
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