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Joseph Pevney | Le clown est roi (1954)


Après des débuts cinématographiques modestes, le duo que forment Dean Martin et Jerry Lewis prend peu à peu du galon. Sous la houlette du producteur Hal B. Wallis, leurs films gagnent en moyens, assuré par des metteurs en scène de plus en plus importants et bénéficiant de castings étoffés, comme en témoigne Le clown est roi, sorti en 1954. Si on n'en est pas encore aux réussites de Frank Tashlin (Un vrai cinglé de cinéma), le tandem peut compter sur l'efficacité de Joseph Pevney qui, à l'instar de George Marshall (Fais-moi peur, Un galop du diable) ou Norman Taurog (Amour, délices et golf, C'est pas une vie Jerry), leur offre son solide savoir-faire. Joanne Dru et Zsa Zsa Gabor incarnent l'inévitable quota féminin cependant que Wallace Ford et Sig Ruman complètent une affiche qui ne manque donc pas de sel.
Si le comique grimacier trouve naturellement dans le milieu du cirque matière à s'exprimer, Dean Martin pioche là un rôle (un peu) plus épais. Surtout, Lewis laisse percer sa tendresse, envers les enfants notamment, ce qui correspond en réalité à sa véritable nature. Les films qui tournera seul, tels que Le délinquant involontaire ou Cendrillon aux grands pieds, ne feront qu'accentuer ce caractère que certains qualifieront de sentimentalisme mais qui confère à l'homme et à son personnage une sympathie attachante. (Vu le 10/07/2018)











Joseph Pevney | Alerte en plein ciel (1960)


Alerte en plein ciel est une imposture. Alors qu'il semble être l'embryon du film catastrophe aérien, dont il aligne tous les (futurs) poncifs, avec sa galerie de personnages archétypaux, les amourettes entre pilotes et hôtesses de l'air et ces stars fatigués (ici le crispé Dana Andrews), le métrage de Joseph Pevney est un film catastrophe sans catastrophe dedans. Il faut ainsi attendre une heure et demie de bavardage pour voir un vague suspense bruisser avant d'être rapidement avorté. Entre les commentaires en voix off ridicules et des situations qui ne le sont pas moins, il n'y a pas grande chose à sauver The Crowed Sky qui ne fait honneur ni son pitch (deux avions risquent de se percuter) ni à sa distribution que pimentent la beauté de Rhonda Flemming et celle de Anne Francis. (Vu le 25/03/2018 / Source : enregistré sur TCM en 2011).










Joseph Pevney | Brisants humains (1956)


Malgré toute la sympathie qu'on peut avoir pour Joseph Pevney dont on garde de bons souvenirs de La légion du Shara (1953), La maison sur la plage (1955), Intrigue au Congo (1955) ou L'homme aux milles visages (1960), force est de reconnaître que Brisants humains fait partie de ces drames guerriers qu'on n'aime pas trop regarder. En dépit de gros moyens, l'ensemble est ennuyeux et on se prend à rêver de ce que Raoul Walsh aurait fait de cette histoire. A aucun moment, on ne ressent une quelconque tension dans l'affrontement qui oppose Jeff Chandler et George Nader.
Pourtant, la Universal a enrôlé tous les acteurs de la maison, de Lex Barker à Jock Mahoney, en passant, outre les deux vedettes déjà citées, par Richard Boone et même Clint Eastwood dans un rôle encore une fois minuscule. Dommage d'ailleurs que Julie Adams et John McIntire soient si peu présents.