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Rudolph Maté | Les années sauvages (1956)
























Les années sauvages appartient à ces séries B que l'on pouvait découvrir dans La dernière séance ou le lundi après-midi sur la 3. Il n'existe malheureusement plus aujourd'hui de chaînes diffusant ce genre de petites productions.

Peter Collinson | Les baroudeurs (1970)


Les baroudeurs fait partie de ces films des années 60/70 qui plongent des héros, aventuriers davantage guidés par l'appât du gain que par une cause politique, dans un contexte historique. On pense bien entendu également à De l'or pour les braves de Brian G. Hutton. Malgré le sympathique tandem que constituent Tony Curtis dans sa période Danny Wilde et Charles Bronson et qui, sans faire des étincelles, fonctionne plutôt bien, ce film n'a rien de mémorable, la faute à un scénario trop lâche, à des dialogues qui tombent parfois franchement à plat et à une mise en scène par trop impersonnelle de Peter Collinson, dont on préfèrera revoir L'or de barre (1969) ou Les dix petits nègres (1974). Même Michèle Mercier ne fait pas grand chose à part offrir son charme fatigué bien que pas encore tout à fait fané. Correct au demeurant et agréable. | IMDb











Alfred E. Green | Sierra (1950)


En quelques mots : Exploité en France sous le titre La tête d'un innocent, Sierra reste un western mineur mais attachant, trop propret et conventionnel pour marquer les esprits sans être pour autant dénué d'intérêt, ce qu'il doit à plusieurs facteurs. Parce qu'il est réalisé par Alfred E. Green, metteur en scène à la curieuse carrière, déjà auteur d'un atypique Four Face West en 1948 avec Joel McCrea. Parce qu'il marque les quasi débuts de Audie Murphy et de Tony Curtis, lequel n'y a toutefois qu'un rôle très secondaire. Ils se recroiseront d'ailleurs la même année dans le plus vigoureux Kansas en feu de Ray Enright. Le héros de la Seconde Guerre mondiale ne semble pas encore très à l'aise, même face à son épouse d'alors, Wanda Hendrix, du coup, le toujours impeccable Dean Jagger et Burl Ives lui volent aisément la vedette. Parce qu'il y a ce flamboyant technicolor, magnifiant de superbes paysages et d'amples scènes de chevaux. A cette époque, Universal ne regardait pas encore à la dépense, soignant décors et casting, ce qui explique la bonne tenue de ce western sympathique à défaut d'être inoubliable.  


George Sherman | Les bolides de l'enfer (1954)


En quelques mots : George Sherman fait partie de ces cinéastes chevronnés sur lesquels on ne sait rien et que votre serviteur apprécie tout particulièrement. On peut en effet toujours compter sur ce solide artisan, à défaut d'être un auteur au sens français du terme, pour nous divertir, alternant westerns et films d'aventures avec, il faut l'admettre un inégal bonheur. Parfois capable de facilité, il peut, dès lors qu'il a sous le coude de bons comédiens et un scénario intéressant, tutoyer la réussite d'un Gordon Douglas. Sans être ce qu'il a fait de mieux, lauriers qui reviennent au fameux Duel dans la sierra, Les bolides de l'enfer compte parmi ses films honorables. Cette bonne tenue tient au duo de charme formé par Tony Curtis et Piper Laurie, réunis pour une quatrième et dernière fois, après une belle brochette de succès du Voleur de Tanger (Rudolph Maté, 1951) au Fils d'Ali Baba (Kurt Neumann, 1952) sans oublier le pourtant méconnu No Room For The Groom (Douglas Sirk, 1952) où leur couple faisait toutefois plus d'étincelles, à la photo chatoyante de Carl E. Guthrie et surtout à ses courses automobiles, les premières à être filmées en hélicoptère, lesquelles permettent à Sherman de démontrer son aisance coutumière pour l'action. Petit film mais presque une grosse production pour la Universal. Dommage cependant que le scénario ne soit pas plus convaincant...