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Luciano Salce | Comment j'ai appris à aimer les femmes (1966)


En quelques mots : C'était la mode des "comment", Commet tuer votre femme, Comment voler un million de dollars... Co-production franco-italo-allemande un peu oublié aujourd'hui, Comment j'ai appris à aimer les femmes ne doit sa survie, en dépit d'une musique du maître Morricone et à son adapation française signée René Barjavel, qu'à son défilé de comédiennes qui sont autant de représentations de la beauté féminine. On ne sait où donner des yeux, entre Michèle Mercier, Anita Ekberg, Elsa Martinelli ou Romina Power, laquelle n'hésite pas à se dévétir. Le scénario est aussi mince que le corps de certaines de ces jeunes femmes mais le charme opère malgré tout, léger et divertissant, sensuel et coloré... Il ne manque finalement un acteur masculin, objet de toutes les gourmandises, un peu moins inodore... 

Robert Siodmak | L'affaire Nina B. (1961)


En quelques mots : Robert Siodmak réalise L'affaire Nina B. entre Mein Scheulfreund (1960) et Tunnel 24 (1962). Le film est très curieux en cela que l'ambiance chargée d'inquiétude, les personnages tous plus veules et manipulateurs les uns que les autres, priment au final sur une intrigue pourtant prometteuse mais dont le caractère embrouillé, la rend difficile à suivre. Dans un style plus allemand que français, malgré la présence de comédiens de l'hexagone, le metteur en scène brosse le portrait d'une Europe de l'Après-guerre, peuplée ainsi de protagonistes qui semblent tous avoir quelque chose à cacher, évoluant dans le décor sinistre d'une Allemagne scindée en deux. Si Pierre Brasseur offre une présence imposante comme à l'accoutumée, Nadja Tiller révèle un talent certain en épouse insatisfaite et revancharde. Le film nous permet enfin de savourer la voix inimitable de Jacques Dacqmine, doubleur fameux mais acteur trop rare. Froid et imparfait, L'affaire Nina B. n'en porte moins la marque d'un grand metteur en scène.