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Michael Curtiz | L'aigle des mers (1940)
























Sans être le plus beau film issu de la fructueuse collaboration entre le réalisateur Michael Curtiz et la star Errol Flynn, nous lui préférons ainsi Les aventures de Robin des Bois (1938) et Les conquérants (1939), L'aigle des mers n'en reste pas moins un des classiques du film de pirates des années 30/40 (mais pas que), véritable vitrine de la Warner Bros qui a rassemblé pour l'occasion le meilleur de son équipe, aussi bien derrière que devant la caméra.

Jack Sher | Le bagarreur solitaire (1959)


En quelques mots : Héros de la Seconde Guerre mondiale, Audie Murphy a rapidement été récupéré par Hollywood, devenant une star dans les années 50. A part deux John Huston dont La charge victorieuse (1951), un Don Siegel (Duel sans merci) ou un Mankiewicz (Le vilain américain), il a essentiellement prêté son talent mineur quoique sympathique aux westerns de série B. Si aucun d'entre-eux peuvent passer pour des chefs-d'oeuvre, certains ne sont pas sans éclat ni réussite. Réalisé en 1959 par Jack Sher, Le Bagarreur solitaire compte parmi ses (très) bons films lequel, encore une fois, vaut mieux que son titre français sans finesse auquel on préférera l'orignal et beau The Wild and The Innocent, qui reflète plus justement son sujet. Ainsi et pour reprendre une expression chère à Patrick Brion, il s'agit d'une production très curieuse car plus proche de la comédie sentimentale que du western. Contrairement à d'autres séries B, les femmes y tiennent un rôle important, à commencer par la craquante Sandra Dee, dont la relation avec Murphy constitue tout le sel d'un scénario qui aurait mérité d'être plus étoffé. Joanne Dru et Gilbert Roland, toujours impeccable en méchant magnifique, complètent avantageusement ce casting plein de charme. Une bonne surprise.