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Robert Parrish | A la française (1963)


De Robert Parrish, on pense généralement à L'aventurier du Rio Grande (1959), Duffy, le renard de Tanger (1968), Danger planète inconnue (1969), Les brutes dans la ville (1971) ou Marseille contrat (1974) pourtant A la française est sans aucun doute son film le plus personnel et son meilleur. Alors qu'on ne l'attendait pas dans ce registre dramatique et intimiste, il signe une oeuvre à la fois légère et mélancolique, délicate et pointilliste, évitant de sombrer dans les poncifs, qu'il s'agisse de la vision de Paris plus proche de A bout de souffle que de la carte postale ou dans les rapports entre les personnages. Portait d'une jeune femme de son temps, In The French Style offre à Jean Seberg le plus bel écrin à sa beauté et à son talent. Avec un naturel touchant, elle campe cette Américaine à Paris avec laquelle elle se confond d'une façon presque autobiographique.
En quête d'amour, elle passe de l'insouciance à la frivolité avant de choisir le confort tendre et rassurant plutôt que la passion incarnée par un Stanley Baker tout en virilité rugueuse. L'interprète de Bonjour tristesse crève l'écran sans doute, exception faite de Lilith, pour la dernière fois d'une carrière décevante...
Vu le 17/02/2018 / Source : enregistré sur France 3 en 2018.









Robert Parrish | Marseille contrat (1974)


En quelques mots : Bien sûr, Marseille contrat n'est pas French Connection. Il manque de personnalité et repose sur un scénario on ne peut plus mince et sans grande finesse. Mais Robert Parrish, qui venait de réaliser le quant à lui très insolite Les brutes dans la ville (1971), connaît son métier et emballe avec toute la nervosité nécessaire cette histoire de règlement de compte sur fond de trafic de drogue. Surtout, outre la musique de Roy Budd, on retient bien entendu du film sa fabuleuse distribution qui le rend jubilatoire et sans laquelle il ne serait qu'un banal polar. Aux côtés d'un James Mason qui cachetonne alors en Europe et un Anthony Quinn usé, Michael Caine bouffe l'écran, fort de ce charme british qui n'appartient qu'à lui. Maurice Ronet et l'immense Marcel Bozzuffi complètent une affiche où les femmes ne sont pas en reste, de Maureen Kerwin à Alexandra Stewart. Indispensable, certainement pas mais franchement agréable à regarder !