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Peter Hall - L'arnaqueuse (1970)
























Stanley Baker appartient à ces comédiens oubliés que j'adore, autant à l'aise dans l'action que chez Losey, avec sa carcasse robuste et plébéienne qui exsude une virilité brutale et néanmoins douce.

Cinézone | Joseph H. Lewis - The Mad Doctor Of Market Street (1942)


Lorsque j''étais abonné aux chaînes cinéma, j'enregistrais à la pelle tous les films qui passaient (ou presque), de manière compulsive... Sans pour autant les visionner. J'ai donc sur les bras, un stock énooorme de machins à regarder, du chef-d'oeuvre encore à découvrir au nanar rigolo à mater. Il y a donc quelques années, j'ai chopé sur TCM The Mad Doctor Of Market Street sur lequel je viens seulement de poser un oeil. Il s'agit d'une production Universal de 60 minutes environ. Le fait qu'elle soit signée Joseph H. Lewis, futur auteur du Démons des armes (1950) ou de Association criminelle (1955), était attirant. C'est d'ailleurs l'unique association du réalisateur avec ce studio qui, à l'époque, doit avant tout son succès aux bandes horrifiques qu'il produit. La présence de l'inquiétant Lionel Atwill, en docteur fou donc, en augmente également la valeur ajoutée. A l'arrivée pourtant, le film laisse une impression étrange d'inachevé. Le début est bon, prometteur car louchant clairement vers l'effroi annoncé. 


Cousin spirituel du baron Frankenstein, notre bon docteur est prêt à rejoindre le bestiaire des savants dont les expériences sont incomprises par l'ordre des médecins. Dans ce noir et blanc est déjà tapie l'angoisse, renforcée par le regard halluciné du Britannique et le recours à la caméra subjective quand celui-ci s'apprête à chloroformer sa victime. Ensuite l'intrigue se déplace sur une croisière et la comédie commence à pointer ses tétons avec le duo d'actrices Una Merkel et Claire Todd. Enfin, la dernière partie échoue sur une île peuplée de sauvage. Que le docteur soit alors promu au rang d'un quasi dieu après avoir (faussement) ressuscité la femme du chef, était une bonne idée malheureusement trop peu exploitée. Cette dernière partie semble du coup expédiée. Reste une petite production curieuse qui révèle déjà l'habileté d'un futur solide artisan dont elle est une sorte de brouillon amélioré.   







Eros | 40 Year Old Size Queens 8 (2017)


Trois hardeuses fatiguées dans un petit porno interracial, tel est le programme de ce 40 Year Old Size Queens, série dont il est le huitième numéro. Les grosses et belles queues noires font toujours recette mais voir ces chairs féminine un peu molles n'est pas vraiment excitant. Seule la séquence animée par Mellanie Monroe déclenche la chaleur attendue dans le bas-ventre...




































A lire | Fred Zinnemann - Les yeux dans les ténèbres (1942)


Entre son arrivée sur le sol américain, fuyant le nazisme, et les oeuvres majeures que sont Le train sifflera trois fois (1952) ou Tant qu'il y aura des hommes (1953), Fred Zinnemann enchaîne les petites productions, des polars notamment (Acte de violence), qui ne sont pas sans valeur. Les yeux dans les ténèbres le démontre. A Hollywood, entre la seconde moitié des années 30 et le début de la décennie suivante, la mode est alors au détective dont les aventures se déclinent sous la forme de séries. Ce sont des pellicules qui oscillent entre 60 et 75 minutes environ. Il y a eu les couples (L'introuvable), les Asiatiques (Mr Moto), Nick Carter etc... Dans Eyes In The Night, Guy Trosper et Howard Emmett Rogers imaginent, en s'inspirant d'un roman de Baynard Kendrick, un détective aveugle, flanqué de son chien Friday. Après avoir interprété tant de crapules et de politiciens véreux chez Capra, on est tout heureux de retrouver Edward Arnold dans la peau de ce Duncan Maclain savoureux qui démasquera des espions nazis infiltrés auprès d'un savant dont ils veulent ravir une formule révolutionnaire. A sa manière, modeste, le film participe ainsi à la propagande antinazie et le fantasme de la cinquième colonne.
On imagine que cet aspect du scénario tient à coeur à Zinnemann qui réalisera deux ans plus tard, La septième croix. Les yeux dans les ténèbres s'appuie sur son savoir-faire, hérité de l'expressionnisme allemand à travers ce noir et blanc menaçant. Une solide distribution animée par Donna Reed ou Stephen McNally encore à leurs débuts complète l"actif de ce petit film fort sympathique qui aura droit à une suite, The Hidden Eye en 1945. (vu le 23/01/2019)








John Walton - 5 Euro Babes In Mini Skirts (2010)
























Production Private, 5 Euro Babes in Mini Skirts, c'est tout le hard qu'on aime : des belles filles (Kitty Cat, Milla ou Angel Rivas), des mercenaires du X européen (Frank Gunn, James Brossman...), de l'anal, de la double pénétration, des orifices béants, des fellations gourmandes et de beaux seins. Que demander de plus ? (vu le 22.01.2019)

A lire | Beverly Sebastion - La vengeance de la femme au serpent (1988)


Pour lancer sa collection "Rednecks", Artus a eu la bonne idée de sortir conjointement Les marais de la haine et sa suite La vengeance de la femme au serpent. Presque une quinzaine d'années séparent les deux films. En fait longtemps oublié, Gator Bait a été redécouvert durant les années 80 grâce à la VHS, poussant les producteurs à réclamer au couple Sebastion cette tardive séquelle. Celui-ci ne se casse pas trop la tête et réchauffe la même recette. Mais alors que l'oeuvre d'origine  possédait du rythme et une sensualité moite, due en grande partie à la beauté un peu ingénue de Claudia Jennings, son successeur ne distille ni l'un ni l'autre, pataugeant dans une bauge paresseuse.
Jan Sebastian, la propre belle-fille de Berverly et Ferd, a certes de gros seins mais n'a pas le même charme que sa devancière. Surtout, Gator Bait II souffre d'un scénario quasi inexistant, grevé par une première moitié où, entre apprentissage de la survie dans les Bayou et séances de baise, il ne se passe rien. Il faut attendre le viol collectif subi par Angélique, interminable et cradingue, pour que le récit s'emballe enfin, empruntant alors le chemin du rape & revenge. Mais platement filmée avec du flou pas artistique, cette dernière partie ne parvient jamais à drainer la moindre tension. Du bis très mineur quoique sympa à mater quand même.  (vu le 20/01/2019) ⍖⍖