Bien qu'il ne soit ni animé par Edwige Fenech ni Gloria Guida, les deux plus existantes poupées de la sexy comédie italienne, La prof du bahut demeure un des meilleurs (?) rejeton de ce sous-genre débile mais jubilatoire pour qui sait ce que le dixième (au minimum) degré veut dire.
AU PIF
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Michele Massimo Tarantini | La prof du bahut (1976)
Bien qu'il ne soit ni animé par Edwige Fenech ni Gloria Guida, les deux plus existantes poupées de la sexy comédie italienne, La prof du bahut demeure un des meilleurs (?) rejeton de ce sous-genre débile mais jubilatoire pour qui sait ce que le dixième (au minimum) degré veut dire.
Philippe Labro | L'alpagueur (1976)
Bien sûr, il y a Jean-Paul Belmondo au faîte de sa gloire, plus mutique et moins gouailleur toutefois que de coutume. Moins cascadeur aussi.
Claude Zidi | L'aile ou la cuisse (1976)
Entre un Louis de Funès vieillissant et un Coluche embarrassé, L'aile ou la cuisse n'est pas un grand cru mais demeure une bonne comédie à l'humour efficace et c'est un carton en salle en cumulant plus de cinq millions d'entrées.
Yves Boisset | Le juge Fayard dit "le Shériff" (1976)
Inspiré de l'affaire du juge Renaud assassiné à Lyon en 1975 et qui fit alors grand bruit, le film d'Yves Boisset fait partie de ce courant des années 70 qui voit le cinéma français se donner pour mission de révéler la corruption politique et auquel participe alors activement le réalisateur. Ces précédents métrages, tels que L'attentat (sur Ben Barka) ou R.A.S. (sur la guerre d'Algérie) en attestent. Oeuvre ouvertement de gauche tournée à Saint-Etienne, Le juge Fayard dit "le shériff", en dépit de certaines critiques lui reprochant - à tort - de sombrer dans la caricature et le manichéisme, s'avère passionnant de bout en bout.
S'appuyant sur une distribution hallucinante (Dewaere, Bouise, Bozzuffi, Auclair, Léotard sans oublier tous ces seconds couteaux qui font le charme du cinéma français d'alors), Yves Boisset livre une mise en scène précise, efficace et bien menée. Toutefois, le film doit beaucoup à son interprète principal qui trouve dans ce personnage sinon un des tout meilleurs de sa carrière, du moins, un héros selon son coeur, politiquement d'extrême-gauche et impulsif. Dewaere, au jeu un peu plus contenu que d'habitude, est fabuleux et attachant (sa mort est un grand moment) dans la peau de ce juge d'instruction qui n'a pas peur d'affronter des ennemis jouissant de nombreux appuis. Ce rôle de "bulldozer" lui sied à merveille et il est certain que sans lui, la bobine de Boisset ne serait pas ce qu'elle est, c'est-à-dire un des polars hexagonaux les plus puissants de la décennie. En outre, Le juge Fayard dessine plutôt bien le contexte de l'époque et notamment ce monde interlope et louche des mercenaires et autres crapules qui gravitent dans le sillage de l'OAS et du SAC.Jürgen Goslar | Albino : Le souffle de la mort (1976)
S'il est loin d'être une pépite oubliée, on remerciera quand même l'indispensable Bach Films d'avoir déterré Albino : le souffle de la mort, production aussi obscure que curieuse où l'on retrouve Christopher Lee, Trevor Howard, Sybil Danning (dont la présence - forcément - dénudée ne se justifie que par le viol qu'elle subit) et même Horst Frank dans la peau de l'albinos noir (?). Mal fichu, ennuyeux dans sa seconde partie qui tourne pourtant autour d'une chasse à l'homme, situation pourtant propice à une intensité qu'on peine à déceler, et handicapé par un flagrant manque de moyen, le film passe à côté d'un bon sujet. Il y avait ainsi moyen d'exploiter avec plus de force les tensions raciales qui ronge l'Afrique du Sud de l'apartheid, dont cet albinos est censé être l'esprit vengeur. Toutefois, le film se nourrit de ce cadre atypique et de son budget anémique pour distiller - par moment - un climat étrange, presque malsain...
Umberto Lenzi | Brigade spéciale (1976)
Umberto Lenzi s'est éteint le 19 octobre 2017. Avec lui, c'est tout un pan du cinéma bis italien qui disparaît. Si l'homme a touché à tous les genres, suivant les modes, du péplum au cannibales, de l'aventures à l'eurospy en passant par le western, c'est grâce à ses gialli et ses polars urbains qu'il va s'imposer. Parmi ces derniers, il y a notamment ce Brigade spéciale (Roma A Mano Armata), très représentatif de son approche du poliziesco et premier des trois spécimens qu'il réalise en 1976 avant S.O.S. Jaguar : opération casseurs et Le clan des pourris. Mise en scène nerveuse, musique ad hoc (de Franco Micalizzi), violence graphique et affrontements virils définissent sa patte.
Tout en illustrant avec réalisme le tissu urbain de Rome dont Lenzi utilise à merveille la topographie, le film est surtout porté par la confrontation entre Maurizio Merli, éternelle figure du flic aux méthodes expéditives à la Bronson et Tomas Milian qui, dans la peau du bossu (Il Gobbo), bouffe l'écran avec sa folie coutumière à peine contrôlée. Cette rencontre au sommet nous fait oublier un scénario cousu parfois de fil blanc et des personnages secondaires sacrifiées, dont celui campé par un Ivan Rassimov sous-exploité. Brigade spéciale est un modèle du polar urbain, sec et brutal.
Tout en illustrant avec réalisme le tissu urbain de Rome dont Lenzi utilise à merveille la topographie, le film est surtout porté par la confrontation entre Maurizio Merli, éternelle figure du flic aux méthodes expéditives à la Bronson et Tomas Milian qui, dans la peau du bossu (Il Gobbo), bouffe l'écran avec sa folie coutumière à peine contrôlée. Cette rencontre au sommet nous fait oublier un scénario cousu parfois de fil blanc et des personnages secondaires sacrifiées, dont celui campé par un Ivan Rassimov sous-exploité. Brigade spéciale est un modèle du polar urbain, sec et brutal.
John Sturges | L'aigle s'est envolé (1976)
Tiré d'une histoire invraisemblable du romancier Jack Higgins, on attendait beaucoup de L'aigle s'est envolé. Pourtant, eu égard à sa luxueuse distribution (Michael Caine, Donald Sutherland et Robert Duvall sont de sacrés moteurs), l'impression s'impose d'être passé à côté d'un grand film. Après les quelconques Joe Kidd ou Chino et le fatigué Un silencieux au bout du canon, John Sturges, dont c'est la dernière mise en scène, semble ne pas exploiter pleinement la force de son casting et le potentiel d'un sujet propice à un suspense tendu. Sa réalisation, bien que soignée, manque de nerfs cependant que la romance entre Sutherland et Jenny Agutter ralentit un récit qui prend déjà (un peu) trop son temps.
S'il est surprenant de voir des Allemands en héros, le scénario prend soin de bien distinguer ces militaires des SS dépeints sous un jour brutal ou ridicule, témoin cette scène très appuyée où Caine défend une Juive face à une cohorte nazie. On est étonné de trouver Larry Hamgman en officier US, ravi de croiser le joli minois de Jenny Agutter mais aucun comédien ne parait finalement croire à son rôle. Dommage... | IMDb
S'il est surprenant de voir des Allemands en héros, le scénario prend soin de bien distinguer ces militaires des SS dépeints sous un jour brutal ou ridicule, témoin cette scène très appuyée où Caine défend une Juive face à une cohorte nazie. On est étonné de trouver Larry Hamgman en officier US, ravi de croiser le joli minois de Jenny Agutter mais aucun comédien ne parait finalement croire à son rôle. Dommage... | IMDb
Stuart Rosenberg | Le voyage des damnés (1976)
Si sur le papier, sa prestigieuse distribution peut sembler séduisante, on mesure vite que ce défilé de vedettes nuit terriblement à l'authenticité de ce Voyage des damnés. On a connu Rosenberg (Luke la main froide) plus inspiré, surtout plus nerveux. Le résultat se révèle pesant, bavard et vierge d'émotions, se résumant à des discussions de coursives et de salons. Bien que basé sur une histoire vraie, le sujet parait bien invraisemblable. Malgré tout, le film se suit (presque) sans ennui et on est tout étonné de trouver Malcolm McDowell dans un de ses rares rôles totalement positifs ! | IMDb
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