Si l'érotisme, plus ou moins appuyé, a toujours constitué une partie de l'ADN du giallo, Play Motel évoque davantage un film porno soft pimenté d'un zeste de suspense qu'un thriller parsemé de séquences sexy.
AU PIF
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Camillo Mastrocinque | Un Ange pour Satan (1966)
Les égéries du cinéma d'épouvante sont rares. Barbara Steele ne fut pas seulement la plus célèbres de ces vamps de l'effroi mais surtout la plus fascinante, la plus atypique, ceci expliquant sans doute cela. Quoique réalisé par un metteur en scène qui n'est pas un spécialiste du genre, Mastrocinque n'ayant alors à son actif que La crypte du vampire (1964), Un ange pour Satan est typique à la fois de cette horreur gothique à l'italienne et des films de Barbara Steele qu'elle vampirise avec sa beauté glaciale et magnétique. Décors sinistres, magnifiés par le noir et blanc, récit d'une possession diabolique, voyageur qui débarque dans une vaste demeure à l'ambiance pesante et obscurs secrets de famille définissent une oeuvre qui pourrait être classique tant dans le fond que dans la forme mais que le trouble érotisme qu'exsude la comédienne rend plus hypnotique encore.
Sadomasochisme et saphisme pointent leurs appâts d'une manière des plus équivoques. Aux côtés de la belle, notons la présence de Anthony Steffen loin de son cadre westernien habituel et que Un ange pour Satan nous fait regretter qu'il ne se soit pas davantage aventuré dans ce domaine gothique qui sied parfaitement à son physique victorien...Giorgio Ferroni | 2 pistolets pour un lâche (1968)
En quelques mots : Moins fameux que Le dollar troué du même metteur en scène et malgré un évident manque de moyens, 2 pistolets pour un lâche est un western italien particulièrement intéressant. Grâce au métier de Ferroni, le film se regarde sans ennui. Mais c'est surtout le personnage principal qui en fait tout le sel. Anthony Steffen incarne parfaitement ce lâche qui se cache derrière la figure du tireur d'un far West ambulant dont le récit compte la lente rédemption, loin des héros hiératiques et monolithiques ordinairement de mise. La (belle) musique aux accents dramatiques souligne la dimension tragique de ce spaghetti au ton inhabituel, que soutient une solide distribution avec les incontournables Nello Pazzafini et Sal Borguese pour les gars, Luisa Barrato et Gia Sandri pour les nanas.
Sergio Garrone | Abattez Django le premier (1971)
"Abattez Django le premier" fait partie de ces petits westerns comme les Italiens en usinaient (encore) à la chaîne au début des années 70 mais qui n'ont même pas le charme des séries B américaines filmées vingt ans plus tôt.
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