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Norman Taurog | Un pitre au pensionnat (1955)


Après, notamment, Parachutiste malgré lui ou Le cabotin et son compère, Dean Martin et Jerry Lewis retrouvent à l'occasion d'Un pitre au pensionnat un de leurs réalisateurs réguliers, le vétéran de la comédie Norman Taurog pour un résultat franchement jubilatoire, rencontre entre le slaptick et la comédie policière. Habillée d'un technicolor rutilant, l'oeuvre est soignée et Raymond Burr compose un méchant idéal. Et puis, il faut voir Jerry Lewis se faire passer pour un gamin de douze ans face à des jeunes filles crédules qui ne percent à aucun moment la supercherie. De là, une avalanche de gags et de situations aux nombreux sous-entendus érotiques. L'acteur y montre l'étendu d'un talent superbement chorégraphié qu'il élève au rang d'art, loin du simple clown auquel ceux qui ne l'ont jamais vu, aiment à le réduire.
Paradoxalement, le tandem entre donc dans l'âge adulte par le biais de cette production dans la grande tradition comique américaine. Artistes et modèles et surtout Un vrai cinglé de cinéma, qui mettra un terme à la collaboration entre les deux comédiens, confirmeront cette maturité enfin acquise. (Vu le 14/07/2018)











Joseph Pevney | Le clown est roi (1954)


Après des débuts cinématographiques modestes, le duo que forment Dean Martin et Jerry Lewis prend peu à peu du galon. Sous la houlette du producteur Hal B. Wallis, leurs films gagnent en moyens, assuré par des metteurs en scène de plus en plus importants et bénéficiant de castings étoffés, comme en témoigne Le clown est roi, sorti en 1954. Si on n'en est pas encore aux réussites de Frank Tashlin (Un vrai cinglé de cinéma), le tandem peut compter sur l'efficacité de Joseph Pevney qui, à l'instar de George Marshall (Fais-moi peur, Un galop du diable) ou Norman Taurog (Amour, délices et golf, C'est pas une vie Jerry), leur offre son solide savoir-faire. Joanne Dru et Zsa Zsa Gabor incarnent l'inévitable quota féminin cependant que Wallace Ford et Sig Ruman complètent une affiche qui ne manque donc pas de sel.
Si le comique grimacier trouve naturellement dans le milieu du cirque matière à s'exprimer, Dean Martin pioche là un rôle (un peu) plus épais. Surtout, Lewis laisse percer sa tendresse, envers les enfants notamment, ce qui correspond en réalité à sa véritable nature. Les films qui tournera seul, tels que Le délinquant involontaire ou Cendrillon aux grands pieds, ne feront qu'accentuer ce caractère que certains qualifieront de sentimentalisme mais qui confère à l'homme et à son personnage une sympathie attachante. (Vu le 10/07/2018)











Hal Walker | La polka des marins (1952)


Cinquième film - mais le troisième en vedette - du célèbre tandem comique, La polka des marins n'est pas son film le plus fameux mais il s'agit pourtant d'un des plus drôles. Bien entouré par de bons seconds couteaux (Skip Homeier, Richard Strauss...) et une Corinne Calvet qui joue son propre rôle, Jerry Lewis s'y livre à un véritable festival de grimaces, évinçant totalement un Dean Martin réduit à son rang de crooner. Moins abouti qu'un Pitre au pensionnat ou Un vrai cinglé de cinéma peut-être mais franchement hilarant ! (Vu le 08/07/2018)















George Seaton | Airport (1970)


Daté et poussiéreux, Airport rencontra cependant un très grand succès lors de sa sortie, qui lança la mode des films catastrophe et eut plusieurs séquelles. Il rassemble ainsi tous les invariants propres à ce (sous) genre : défilé de vedettes plus ou moins fanées, personnages archétypaux et bien sûr la catastrophe qui permet aux protagonistes de se révéler (ou pas). Mais, la faute à une réalisation pantouflarde de George Seaton, qui utilise avec nettement moins de bonheur le splitscreen qu'un Richard Fleischer par exemple et à une mise en place paresseuse, on lui préfère le 747 en péril de Jack Smight. Car au final, il ne se passe pas grand chose à l'écran. Peu de tension et beaucoup (trop) de palabres. Depuis Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?, il semble bien difficile de garder son sérieux face à un spectacle aussi conventionnel. Mais George Kennedy y trouve avec Patroni un de ses rôles les plus populaires. Distrayant à tout le moins...












Norman Taurog | Le trouillard du Far West (1956)
























Le trouillard du Far West n'est ni le meilleur ni le pire des films mettant en scène le tandem Dean Martin et Jerry Lewis mais reste un bon cru, signé Norman Taurog, fidèle faire-valoir du couple avant de devenir celui d'Elvis.