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Edwin L. Marin | A Christmas Carol (1938)
























Les Américains se sont fait une spécialité des films de Noël qui, entre la dinde et les marrons, accompagnent leurs fêtes de fin d'année. Le classique des classiques de ce genre de productions reste bien entendu l'adaptation du Chant de Noël de Charles Dickens dont on ne compte plus les transpositions cinématographiques mais aussi théâtrales aussi bien que télévisuelles.

Edwin L. Marin | L'agent invisible contre la Gestapo (1942)


Transposition habile du mythe créé par H.G. Wells, adapté pour l'occasion par Curt Siodmak, L'agent invisible contre la Gestapo s'ouvre sur une séquence hallucinante où Peter Lorre, tout en sadisme suave et Cedric Hardwicke, d'une élégance glaciale, rivalisent de perfidie. Après une amorce aussi réussie, le film promettait beaucoup mais ce qui suit n'est pas à la hauteur de ce début jubilatoire, tirant par moment vers la comédie. Et il faut attendre les apparitions de deux savoureux méchants, lesquels n'ont pas de mal à éclipser Jon Hall, totalement transparent (contrairement à Claude Rains), pour que le métrage renoue avec son intensité originelle. Mais le sujet est astucieux, de même que les trucages et le tout est drapé dans un noir et blanc expressionniste, expliquant notre plaisir à regarder cette production Universal qui s'inscrit très clairement dans le cinéma de propagande antinazie d'alors. | IMDb