Ni son titre français, comme souvent à côté de la plaque, ni la présence de James Cagney ne doivent vous tromper, Feu sur le gang est davantage un drame qu'un film noir.
AU PIF
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Gordon Douglas | Mara Maru (1952)
Si, quatre ans auparavant, il faisait encore illusion dans Les aventures de Don Juan (Vincent Sherman), en 1952, Errol Flynn apparait le visage déjà marqué. Il a grossi et semble peu concerné par ce qu'il tourne. Après la médiocre Taverne de la Nouvelle Orléans de William Marshall, Mara Maru demeure cependant un film d'aventures honnête, ce qu'il doit moins au comédien, fatigué et absent donc mais davantage à Gordon Douglas, lequel, grâce à un noir et blanc profond et d'habiles cadrages (les scènes finales dans l'église) distille une ambiance moite et menaçante. Sa mise en scène est efficace quand bien même le résultat est très inférieur à La maîtresse de fer tourné la même année. Ni les personnages ni le récit n'échappent aux conventions. A l'image de la tête d'affiche, tous les acteurs paraissent s'exécuter sans grand conviction et rien ne passe entre Ruth Roman (rarement enthousiasmante de toute façon) et son partenaire.
Raymond Burr n'a aucun mal à dominer l'écran même si, là aussi, il semble sous-employé. Quelques scènes sous-marines, des bagarres et une conclusion plastiquement intéressante rachètent la banalité d'un ensemble mineur mais agréable, auquel on préfère très nettement A l'abordage que Errol Flynn enchaînera sous la houlette de George Sherman. Encore de la série B mais avec le panache en plus. (vu le 08/12/18)
Raymond Burr n'a aucun mal à dominer l'écran même si, là aussi, il semble sous-employé. Quelques scènes sous-marines, des bagarres et une conclusion plastiquement intéressante rachètent la banalité d'un ensemble mineur mais agréable, auquel on préfère très nettement A l'abordage que Errol Flynn enchaînera sous la houlette de George Sherman. Encore de la série B mais avec le panache en plus. (vu le 08/12/18)
Gordon Douglas | I Was A Communist For The F.B.I. (1951)
En 1951, la chasse aux sorcières bat encore son plein. Comme les autres studios hollywoodiens, la Warner participe à la propagande anti-rouge avec I was A Communist For The F.B.I. Cet exercice patriotique a trouvé dans le film noir, avec son climat oppressant et parfois paranoïaque, l'écrin idéal pour dépeindre la vermine communiste qui menace alors de gangrener de l'intérieur des Etats-Unis. Si aujourd'hui l'oeuvre fait sourire (notamment quand le fils de Cvetic ne peut réprimer un sanglot d'émotion lorsqu'il comprend que son père n'est pas un infâme coco) et n'évite pas certains symboles pour le moins appuyés, comme cette dernière image qui se fixe sur le buste de Lincoln, au terme d'un très beau travelling, l'ensemble dépasse ses prétentions politiques grâce à la mise en scène nerveuse de Gordon Douglas et au suspense tricoté par Crane Wilbur. En coulant ce pamphlet patriote dans le moule du film noir, le studio sauve I Was A Communist For The F.B.I de l'oubli que lui promettait son sujet pour en faire une grande série B.
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