AU PIF

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Jacques Besnard | Le grand restaurant (1966)



















Le grand restaurant est un projet de film que Louis de Funès nourrit depuis la fin des années 50 mais il doit attendre le milieu de la décennie suivante, une fois devenu un poids lourd du cinéma français grâce au succès rencontré par Le corniaud et les premiers épisodes des séries des gendarmes et Fantomas, pour  enfin le concrétiser.

Antonio Margheriti | Demain l'apocalypse (1980)
























Tourné en pleine cannibal mania (Cannibal Holocaust, La secte des cannibales...), Demain l'apocalypse, dont le titre anglais est Cannibal Apocalypse (ça ne s'invente pas) est une oeuvre intéressante car elle dresse un pont entre ce sous-genre du cinéma bis italien et le thème de la contamination d'un virus cher à George Romero.

Georges Lautner | Flic ou voyou (1979)


Réalisé en 1979, Flic ou voyou inaugure la longue association entre Georges Lautner et Jean-Paul Belmondo. Suivront Le guignolo (avec quasiment la même équipe), Le professionnel, Joyeuses Pâques et L'inconnu dans la maison. Le metteur en scène sort alors d'une collaboration difficile avec Alain Delon avec Mort d'un pourri. Ce sont deux films aussi réussis que différents. Mais Flic ou voyou est un peu l'anti Mort d'un pourri. L'un est froid et sombre, l'autre, décontracté, chaleureux, voire fantasque. Ils portent en cela la marque de leur acteur principal respectif. On devine cependant Lautner plus à l'aise dans le registre de Flic ou voyou, mêlant action et humour, un peu comme à ses débuts. D'ailleurs, les références et clins d'oeil aux Tontons flingueurs abondent : la présence de Venantino Venantini, le personnage campé par Claude Brosset et baptisé Volfoni etc...
Fidèle complice, Michel Audiard assure à nouveau les dialogues sur un scénario bétonné par Jean Herman (Adieu l'ami), à partir d'un roman de Michel Grisolia. Le succès du film sera important, à la hauteur des talents réunis, à la fois derrière (Lautner, Herman, Audiard donc mais aussi le compositeur Philippe Sarde et le directeur de la photographie Henri Decae) et devant la caméra (Jean-François Balmer, Tony Kendall, Charles Gérard, Georges Geret, Marie Laforêt, Michel Beaune, Catherine Lachens, Michel Galabru... dans des rôles qui semblent écrits pour eux.). Bébel, quant à lui, déroule son numéro avec cascade (la tyrolienne), poursuite en voiture (dans la Fiat Ritmo orange), bourre-pifs et un jeu digne d'une comédie de boulevard. Il en fait des tonnes mais ça marche. Flic ou voyou est un bon exemple de ce savoir-faire français. (vu le 25/11/2018)















Georges Lautner | Laisse aller... C'est une valse ! (1971)


En 1970, cela fait alors quelques années que Georges Lautner n'a pas connu un grand succès populaire. Il y a eu certes Le pacha mais ni Fleur d'oseille ni surtout La route de Salina n'ont vraiment rencontré leur public. Il cherche donc alors à revenir au cinéma qui a fait sa gloire, entre humour absurde et série noire. Le résultat sera Laisse aller... c'est une valse ! Sauf que Michel Audiard n'est plus au scénario et encore moins au dialogue, remplacé par un jeune Bertrand Blier. Aux côtés des habitués du réalisateur (Michel Constantin, Mireille Darc, plus boudeuse que jamais, Bernard Blier...), Jean Yanne succède à Lino Ventura. Enfin, l'histoire tient sur une feuille de papier à cigarette mais l'essentiel est ailleurs, dans la folie débridée qui emporte ce film, moins abouti que son modèle Ne nous fâchons pas mais tout aussi jouissif.
Le sommet du grand n'importe quoi est atteint lors du "siège" de la ferme, entre burlesque et non-sens. On nage alors en plein cartoon. C'est très drôle même si les faiblesses de Lautner commencent déjà à poindre, lesquelles aboutiront aux catastrophiques Pas de problème ! ou On aura tout vu... Mais en 1971, il n'en est pas encore là, toujours bien entouré, ce qui lui permet d'emballer avec une grande liberté cette comédie délicieusement délirante dont on ne se lasse pas !

Vu le 25/02/2018 / Source : enregistré sur TV Breizh en 2006. 



















Luciano Salce | Aldo fait ses classes (1979)


Alors que son titre (français) semble annoncer une de ces sexy comédies militaires comme le cinéma italien en produisait alors à la pelle, Aldo fait ses classes est une production (un peu) plus ambitieuse, comme l'atteste sa durée qui frôle les deux heures. Mais du coup, et cela peut paraître paradoxal, le film déçoit car trop sage pour l'amateur qui attend grimaces et situations graveleuses. Les fesses y sont rares et même Aldo ne déroule pas son numéro habituel, ou alors si peu. Bref, ça manque de seins, de poils et on regrette l'absence d'une Edwige Fenech ou d'un Alvaro Vitali. De bons moments malgré tout et une distribution fournie avec Venantino Venantini, Renzo Montagnani et Nello Pazzafini, permettent quand même d'éviter l'ennui. Mais on attendait pire et donc mieux que cette comédie de groupe finalement bien sage !