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Michel Deville | Adorable menteuse (1962)



En quelques mots : Réalisé en 1962, Adorable menteuse reste injustement méconnu dans l'oeuvre de son auteur. Son ton badin, son scénario léger expliquent peut-être l'oubli dans lequel il est aujourd'hui tombé. N'ayant, comme toujours, pas son pareil pour s'amuser de ces jeux d'amour et de séduction, Deville signe pourtant une comédie délicieusement douce-amère où, derrière la bonne humeur virevoltante de ses deux principales protagonistes perce une pointe de solitude. Au milieu d'un casting masculin impeccable, du jeune Michael Lonsdale à Michel Vitold, magistral, Macha Méril et surtout Marina Vlady,  à laquelle chaque plan déclare son amour, illuminent l'écran en soeurs complices. Désirable, la blonde exsude un érotisme à la fois charnel et pourtant empreint de tristesse. De fait, plus grave qu'il n'y paraît, le film vaut mieux que l'image d'insouciance qu'il renvoie. A redécouvrir. 


Michel Deville | A cause, à cause d'une femme (1963)


En quelques mots : "A cause, à cause d'une femme" se révèle très représentatif de l'oeuvre de jeunesse de Michel Deville dont il s'agit de la quatrième réalisation. Charmant marivaudage et badinage élégant l'emportent sur une vague intrigue policière dont le metteur en scène et son fidèle scénariste Nina Companeez se désintéressent bien vite. C'est un film léger, plein de grâce et d'humour dont le maniérisme n'a en réalité rien à voir avec le cinéma français d'alors et encore moins avec la Nouvelle Vague. Davantage que Jacques Charrier, néanmoins parfait, ce sont les comédiennes qui portent le récit, véritable défilé de beauté brunes (Marie Laforêt) ou blondes (Mylène Demongeot, Jill Haworth) que magnifie la mise en scène délicate de Deville.