Bien qu'il ne soit ni animé par Edwige Fenech ni Gloria Guida, les deux plus existantes poupées de la sexy comédie italienne, La prof du bahut demeure un des meilleurs (?) rejeton de ce sous-genre débile mais jubilatoire pour qui sait ce que le dixième (au minimum) degré veut dire.
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Michele Massimo Tarantini | La prof du bahut (1976)
Bien qu'il ne soit ni animé par Edwige Fenech ni Gloria Guida, les deux plus existantes poupées de la sexy comédie italienne, La prof du bahut demeure un des meilleurs (?) rejeton de ce sous-genre débile mais jubilatoire pour qui sait ce que le dixième (au minimum) degré veut dire.
Hans D. Bornhauser | Der Bumsladen-Boß (1973)
Hans D. Bornhauser fait partie de ces artisans qui, dans la RFA de la première moitié des années 70 alors bercée par la libération sexuelle, a oeuvré dans un érotisme pelliculé à la fois crado et rigolard.
Georg Tressler | 2069 : A Sex Odyssey (1974)
Ceux qui, en visionnant 2069 : A Sex Odyssey, espéraient peut-être tomber sur un space opera sexy en seront pour leur frais. Des nichons, il y en a mais point de vaisseaux spatiaux ni de pistolets laser à l'horizon.
Alain Patrick | The Affairs Of Aphrodite (1970)
Le cinéma érotique et pornographique s'est fréquemment emparé de l'antiquité, époque perçue comme propice aux fantasmes et bacchanales en tous genres.
Michele Massimo Tarantini | La flic chez les poulets (1975)
Bien qu'il en soit un des fleurons, La flic chez les poulets, premier volet d'une trilogie, reste un peu à part au sein de la production des autres sexy comédies italiennes des années 70, sous-genre débile qui tient du plaisir coupable. Certes les invariants sont alignés comme des pinces à linges sur un fil (présence de l'égérie du genre Edwige Fenech et du comique Alvaro Vitali, humour très très gras et bas du plafond sans oublier l'immense Mario Carotenuto) mais le film déroule un scénario qui a au moins le mérite d'exister tandis que la Fenech ne passe pas trop de temps à exhiber ses charmes généreux, même si on a plusieurs fois le loisir d'admirer ses jambes gaînées. La belle prouve d'ailleurs combien elle surclasse toutes ses concurrentes. On note même une poursuite en voiture digne des polars urbains tournés à la même époque en Italie.
Il faut dire que Michele Massimo Tarantini mérite mieux que l'oubli sinon l'indifférence où il végète maintenant. Toutefois, on ne saurait tenir La flic chez les poulets pour autre chose que ce qu'il est : une comédie lourdingue digne d'un épisode de Benny Hill. Mais il y a ce charme du nanar inimitable qui rendra toujours ces bisseries plus bandantes que l'oeuvre de Jacques Rivette...
Il faut dire que Michele Massimo Tarantini mérite mieux que l'oubli sinon l'indifférence où il végète maintenant. Toutefois, on ne saurait tenir La flic chez les poulets pour autre chose que ce qu'il est : une comédie lourdingue digne d'un épisode de Benny Hill. Mais il y a ce charme du nanar inimitable qui rendra toujours ces bisseries plus bandantes que l'oeuvre de Jacques Rivette...
Gianfranco Baldanello | Aïe ! Toubib ne coupez pas... (1976)
Il en va de la sexy comédie italienne comme de tous les autres (sous) genres, avec ses bons et ses mauvais films. S'il ne peut faire partie des seconds, Aïe ! Toubib ne coupez pas ne peut être pour autant considéré comme un classique. Il lui manque la beauté à la fois candide et polissonne de Edwige Fenech, l'incontestable reine du genre, les grimaces élastiques d'Alvaro Vitali et toutes ces gueules (Lino Banfi) qu'on aime tant retrouver dans ces pitreries coquines. Il y a certes quelques habituées du bis transalpin, telles que Femi Benussi, Maria Pia Conte et Mariangela Giordano mais le récit (?) tourne vite en rond, pris au piège de son sujet pour le moins maigrichon autour d'une doctoresse qui affole l'érectomètre. C'est raisonnablement drôle, d'un érotisme bon enfant mais comme souvent avec ces comédies sexy, le film reste en deçà de son aguichante et prometteuse vitrine... | IMDb
Bob Kelljan | Act Of Vengeance (1974)
Jo Ann Harris, qui faisait tourner la tête de Clint Eastwood dans Les proies de Don Siegel (1971), dans un rape & revenge, il y avait de quoi affoler l'érectomètre ! Las, Act Of Vengeance, également connu sous le titre Rape Squad et qu'il ne faut confondre ni avec les films du même nom de Fred Zinnemann (1948) et John MacKenzie (1986), ne tient donc pas toutes ses alléchantes promesses.
Loin de la brutalité aussi glaciale que mortifère de Crime à froid (1974) ou de l'érotisme malsain de La dernière maison sur la plage (1978), il s'agit plus, American International Pictures oblige, d'un film d'action façon 5 femmes à abattre, le talent de Jonathan Demme en moins, mais qui annonce déjà la vague des slashers avec les viols à la place des meurtres, auquel le masque de hockey derrière lequel le violeur cache son visage, ne peut que fortement évoquer. Reste un solide thriller avec un peu de sexe dedans mais on en attendait plus, plus glauque surtout.
Loin de la brutalité aussi glaciale que mortifère de Crime à froid (1974) ou de l'érotisme malsain de La dernière maison sur la plage (1978), il s'agit plus, American International Pictures oblige, d'un film d'action façon 5 femmes à abattre, le talent de Jonathan Demme en moins, mais qui annonce déjà la vague des slashers avec les viols à la place des meurtres, auquel le masque de hockey derrière lequel le violeur cache son visage, ne peut que fortement évoquer. Reste un solide thriller avec un peu de sexe dedans mais on en attendait plus, plus glauque surtout.
Michel Caputo | L'exécutrice (1986)
Lettre à Brigitte Lahaie. Brigitte, je t'aime. Pour ta carrière dans le porno et des pellicules inoubliables tels que Je suis à prendre (1977) ou Cuisses infernales (1978). Pour ta fructueuse collaboration avec Jean Rollin, éternel pape du bis hexagonal qui t'as fait débuter dans le cinéma traditionnel bien que toujours un peu érotique sur les bords (on ne s'en plaindra pas). Beaucoup moins en revanche pour L'exécutrice, série Z adaptée de Gérard de Villiers, tournée avec des moufles et jouée avec les pieds.
Heureusement que tu es là pour animer ce banal policier, quand bien même tu n'y dévoile que très peu tes charmes, ce qui est cependant tout à ton honneur. Objectivement, c'est nul et oubliable mais cependant sympathique pour les fans de nanars et les nostalgiques des polars français des années 80 avec les bagnoles qui vont avec...
Heureusement que tu es là pour animer ce banal policier, quand bien même tu n'y dévoile que très peu tes charmes, ce qui est cependant tout à ton honneur. Objectivement, c'est nul et oubliable mais cependant sympathique pour les fans de nanars et les nostalgiques des polars français des années 80 avec les bagnoles qui vont avec...
Rob van Eyck | The Afterman (1985)
Post-nuke belge fauché, The Afterman se nourrit justement de son manque de moyens, qui lui confère son cachet terreux et sinistre. Sans dialogue, ce qui participe de son ton pour le moins insolite, le film suit le parcours, semé de rencontres en tous genres, d'un homme qui a échappé à l'apocalypse.
Gore parfois, cette série Z louche sur un érotisme glauque et boueux, souvent gratuit, comme lorsque le héros mate deux nanas dans une piscine en train de se caresser. Lui-même commence par se faire violer encerclé par des mecs qui se masturbent, est capturé par un paysan, rencontre celle qui va l'accompagner, pour finir auprès d'une communauté de religieux dont il va devoir sucer le chef ! Tout est comme ça dans cette production engluée dans cette atmosphère glaciale de la Belgique hivernale. Etrange et culte.
Gore parfois, cette série Z louche sur un érotisme glauque et boueux, souvent gratuit, comme lorsque le héros mate deux nanas dans une piscine en train de se caresser. Lui-même commence par se faire violer encerclé par des mecs qui se masturbent, est capturé par un paysan, rencontre celle qui va l'accompagner, pour finir auprès d'une communauté de religieux dont il va devoir sucer le chef ! Tout est comme ça dans cette production engluée dans cette atmosphère glaciale de la Belgique hivernale. Etrange et culte.
Chez Rarefilm
Serge Korber | Ta gueule, je t'aime ! (1980)
Ta gueule, je t'aime ! est tourné par Serge Korber en 1980. Comme on peut aisément le deviner à son titre vulgaire, le film s'inscrit dans cette mode du vaudeville égrillard qui a fait le succès (commercial) de Max Pécas durant la première moitié des années 80, réalisateur dont la trajectoire est à peu près identique à celle de Korber.
Celui-ci vient alors de quitter le porno, offrant au genre en 1977 un ultime "Pornotissimo". Mais autant son passé érotique est ici évident, ne serait-ce par la présence des peu farouches Brigitte Lahaie, à poil tout du long (il ne faut pas lui en demander davantage), et Cathy Stewart, autant ses débuts prometteurs, incarnés par Un idiot à Paris (1967) ou plus tard Les faux de la chandeleur (1972), le sont beaucoup moins, comme s'il avait perdu la main durant son passage dans le X. Si les comédiens, des fidèles de la sexploitation pour la plupart, chez Jean-François Davy ou Jean Rollin, ont l'air de bien se marrer, tel n'est pas le cas du spectateur que cette laborieuse comédie, peinera à faire sourire en dépit de ce (tout) petit charme de l'époque.
Celui-ci vient alors de quitter le porno, offrant au genre en 1977 un ultime "Pornotissimo". Mais autant son passé érotique est ici évident, ne serait-ce par la présence des peu farouches Brigitte Lahaie, à poil tout du long (il ne faut pas lui en demander davantage), et Cathy Stewart, autant ses débuts prometteurs, incarnés par Un idiot à Paris (1967) ou plus tard Les faux de la chandeleur (1972), le sont beaucoup moins, comme s'il avait perdu la main durant son passage dans le X. Si les comédiens, des fidèles de la sexploitation pour la plupart, chez Jean-François Davy ou Jean Rollin, ont l'air de bien se marrer, tel n'est pas le cas du spectateur que cette laborieuse comédie, peinera à faire sourire en dépit de ce (tout) petit charme de l'époque.
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