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Edward Ludwig | Garde-côtes (1939)


Coast-Guard est réalisé en 1939.  Toujours à l'aise avec l'aventure - personne n'a oublié son Réveil de la sorcière rouge (1948) - comme l'illustre la séquence de sauvetage maritime en ouverture, Edward Ludwig se montre en revanche moins convaincant lorsqu'il s'agit de filmer un triangle amoureux lequel, il est vrai, n'évite pas les clichés. Le coeur de Frances Dee (madame Joel McCrea à la ville) balance ainsi entre Randolph Scott et Ralph Bellamy, l'éternel ami auquel les femmes préfèrent le héros plus viril. Dans la peau de celui-ci, son partenaire est encore loin du personnage vengeur et fermé qu'il construira au gré d'admirables westerns des années 50. Curieusement, lors des scènes finales en arctique, c'est presque un second film que l'on découvre, polaire et haletant et qui sauve de justesse cette série B de la banalité. (vu le 05/11/2018)







Edward Ludwig | Alerte aux marines (1944)


Pendant la Seconde Guerre mondiale, le cinéma de propagande américain fonctionne à plein régime. Si le volet antinazi a pu donner naissance à de très grands films lorsqu'ils dépassaient le cadre du simple produit militariste et manichéen (Casablanca, The Mortal Storm, Espions sur la Tamise, La cinquième colonne etc...), du côté du Pacifique, le résultat fut moins heureux, à l'exception notable de Aventures en Birmanie. S'il nous éclaire sur les Fighting Seabees, unité du génie militaire peu connu, Alerte aux marines se révèle peu enthousiasmant, ne nous épargnant aucune convention aucun cliché sur le sadique ennemi japonais ou la bravoure américaine. John Wayne ne semble pas très concerné. On ne croit pas davantage au triangle amoureux quasi obligé auquel il participe avec Susan Hayward et un Dennis O'Keefe plus à l'aise dans les polars d'Anthony Mann (Marché de brutes, La brigade du suicide).
Les truculents rôles secondaires généralement de mise sont qui plus est absent de ce film emballé sans personnalité par Edward Ludwig qui retrouvera le Duke dans le fameux - quoique surestimé - Réveil de la sorcière rouge, artisan auquel l'aventure sied davatage, comme en témoigneront Le trésor des Caraïbes ou L'appel de l'or, de même que le western (La ville sous le joug) ou la SF (le scorpion noir). Bref, pur objet de propagande belliciste et sans nuances, Alerte aux marines est un film très moyen voire médiocre. (Vu le 18/03/2018)










Edward Ludwig | Le trésor des Caraïbes (1952)


Tourné dans des Caraïbes de studio en 1952, Le trésor des Caraïbes est une série B largement supérieure à la production courante de l'époque car tout y est au-dessus de la moyenne : le scénario, assez ingénieux, la mise en scène d'un Edward Ludwig toujours à l'aise avec ce genre de thème (cf. Le réveil de la sorcière rouge), une figure de pirate plus nuancée que d'habitude (Sir Cedric Hardwicke) et bien entendu il y a le charme du couple John Payne / Arlene Dahl, quand bien même on préfère lorsque le comédien est accompagné d'une autre rouquine dans la bagarre, Rhonda Fleming...