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Stanley Donen | Ailleurs l'herbe est plus verte (1960)


Passé un amusant générique peuplé de bébés, Ailleurs l'herbe est plus verte commence assez mal. On se dit alors que nous allons avoir droit à une heure et demi de théâtre filmé poussiéreux et désuet, qui donnera raison à ceux qui estiment que, privé de Gene Kelly avec lequel il a (co)réalisé ses meilleurs films, Stanley Donen n'a que peu de talent. Pourtant, peu à peu, le charme opère et on se prend au jeu de cet époux trompé qui ourdit un plan pour reconquérir sa femme. Car derrière le masque de la comédie pointet le drame et la solitude de celui qui est trahi par sa moitié. Il va sans dire que ce n'est pas grâce à la mise en scène de Donen, élégante au demeurant, que The Grass Is Greener reste agréable à regarder mais à sa délicieuse distribution, derrière laquelle s'efface le réalisateur.
Cary Grant est parfait en époux rusé, tout comme Mitchum qui selon son habitude, n'en fait pas de trop. Deborah Kerr, qui avait déjà partagé l'affiche avec ses deux partenaires masculins (Elle et lui pour le premier, Dieu seul le sait pour le second), trouve le ton juste dans la peau de cette épouse tentée par l'infidélité tandis que Jean Simmons apporte un peu de folie à un ensemble toutefois bien statique....

















James Flood | Les ailes dans l'ombre (1935)


En visionnant cet aimable mélodrame, on se prend à rêver de ce qu'un George Cukor, par exemple, avec lequel Cary Grant tournera d'ailleurs la même année Sylvia Scarlett, aurait fait de ce sujet mêlant romance, cécité et pilotes d'avion. Seul le couple que le comédien forme avec Myrna Loy maintient Les ailes dans l'ombre (très beau titre au demeurant) en dehors de l'oubli, déserté par l'émotion pourtant recherchée. A noter que le couple sera reformé bien plus tard, pour une comédie cette fois, Un million clés en main (1948). | IMDb