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A lire | Beverly Sebastion - La vengeance de la femme au serpent (1988)


Pour lancer sa collection "Rednecks", Artus a eu la bonne idée de sortir conjointement Les marais de la haine et sa suite La vengeance de la femme au serpent. Presque une quinzaine d'années séparent les deux films. En fait longtemps oublié, Gator Bait a été redécouvert durant les années 80 grâce à la VHS, poussant les producteurs à réclamer au couple Sebastion cette tardive séquelle. Celui-ci ne se casse pas trop la tête et réchauffe la même recette. Mais alors que l'oeuvre d'origine  possédait du rythme et une sensualité moite, due en grande partie à la beauté un peu ingénue de Claudia Jennings, son successeur ne distille ni l'un ni l'autre, pataugeant dans une bauge paresseuse.
Jan Sebastian, la propre belle-fille de Berverly et Ferd, a certes de gros seins mais n'a pas le même charme que sa devancière. Surtout, Gator Bait II souffre d'un scénario quasi inexistant, grevé par une première moitié où, entre apprentissage de la survie dans les Bayou et séances de baise, il ne se passe rien. Il faut attendre le viol collectif subi par Angélique, interminable et cradingue, pour que le récit s'emballe enfin, empruntant alors le chemin du rape & revenge. Mais platement filmée avec du flou pas artistique, cette dernière partie ne parvient jamais à drainer la moindre tension. Du bis très mineur quoique sympa à mater quand même.  (vu le 20/01/2019) ⍖⍖










A lire | Ferd & Beverly Sebastion | Les marais de la haine (1974)


Après les filles de la jungle, Artus inaugure une nouvelle collection consacrée aux rednecks, qui sont à l'origine d'un sous-genre du cinéma bis US appelé la Hicksploitation. Les marais de la mort et sa suite tardive, La vengeance de la femme au serpent (1988) ouvrent le bal. Sorti sur les écrans en 1974, dans le sillage des Délivrance et Massacre à la tronçonneuse, Gator Bait (son titre original) possède un statut modeste sans doute parce qu'il se montre trop timoré en terme de violence graphique et sexuelle alors même que son sujet annonce un film dur, bien sale et poisseux. S'il n'est pas vraiment le rape & revenge promis, il nous tient pas moins en haleine et ce malgré un ventre mou à mi parcours. Mais après la tentative de viol débouchant sur la mort de la soeur de Désirée, assez rude, le film gagne en tension. Outre une mise en scène nerveuse, illustrée par une ouverture haletante avec les deux bateaux qui se poursuivent, celui-ci tire sa force en alignant tous les invariants propres à la hicksploitation avec son décor moite de marécages et sa belle galerie de dégénérés incestueux. Surtout, il y a la regrettée Claudia Jennings dans un rôle quasi muet, ancienne playmate à la beauté rousse incandescente. Comme les autres personnages féminins très sexualisés, elle se montre désirable avec beaucoup de naturel. Un bon (petit) film ! (vu le 08/01/2019)