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Clive Donner | Alfred le grand, vainqueur des Vikings (1969)


Alfred le Grand, vainqueur des Vikings fait partie de ces productions historiques de la seconde moitié des années 60 où le réalisme, cependant non dénué d'un certain lyrisme, l'emporte sur le romantisme encore souvent de mise. Ainsi quoique romancée, la vie de ce roi saxon est illustrée avec la louable volonté de refuser les conventions. Les personnages échappent à tout manichéisme. Face à un Alfred orgueilleux, il est permis de trouver sympathique la figure du viking incarné par Michael York cependant que la reine Aelhswith en s'offrant à ce dernier, est loin des héroïnes sans reproches. Clive Donner, dont il s'agit peut-être du dernier film important, réussit une oeuvre à la fois froide et épique, jonchée de scènes de batailles brutales et de moments émotionnellement très forts, comme cette séquence où, après avoir appris la mort de son frère, Alfred viole sa jeune épouse. (Vu le 03/07/2018)


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Michael Anderson | L'âge de cristal (1976)


L'âge de cristal, c'est toute une époque, celle d'un cinéma de science-fiction kitch et naïf où les personnages portent des pyjamas et où les escalators sont censés incarner un mobilier urbain futuriste. Parfois proche de La planète des singes ou de Soleil vert sans avoir ni la force du premier ni la noirceur du second, le film souffre de la mise en scène certes efficace du vétéran Michael Anderson, lequel donne cependant l'impression de tourner de la SF comme il le ferait d'un péplum ou d'un polar.
Mais les décors sont impressionnants et Jenny Agutter est charmante, touche (très) vaguement érotique d'un récit sinon bien sage. On notera au passage la présence de Farrat Fawcett dans un petit rôle et celle plus savoureuse, de Peter Ustinov. S'il marque les esprits et reste très agréable à regarder, Logan's Run n'en a pas moins quelque peu vieilli avec son univers orwellien dont on peine à sentir l'oppression. On en attendait mieux de ce film néanmoins culte.

Chez l'UFSF