AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est John Goodman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est John Goodman. Afficher tous les articles

Robert Lorenz | Une nouvelle chance (2012)


Alors qu'il aurait dû être un événement, en raison de la présence de Clint Eastwood devant la caméra, ce qui n'était pas arrivé depuis quatre ans et Gran Torino, Une nouvelle chance ne rencontrera que très peu de succès, enregistrant même un des pires scores au box-office du comédien. Si en France, l'échec peut s'expliquer par le fait que le baseball est un sport qui nous est lointain, aux Etats-Unis, il est plus surprenant. La participation du vétéran d'Hollywood à la convention républicaine, qui donna lieu au maladroit discours de la chaise vide, ne fut alors pas, il est vrai, une bonne publicité pour ce film dont les producteurs attendaient beaucoup.
On a pourtant connu bien pire que ce Trouble With The Curve, certes inodore, auquel Clint confie d'ailleurs la mise en scène, comme il aimait à le faire dans les années 70/80, à son assistant Robert Lorenz dont c'est la première - et dernière ? - réalisation. L'erreur qui a été commise fut de voir en lui une sorte de Gran Torino bis alors qu'il s'agit avant tout d'une comédie dramatique sans prétention à laquelle il manque le regard du maître. Bien sur les ficelles sont grosses comme des câbles. Bien sûr les personnages sont stéréotypés et tout est convenu, téléphoné et sans aucune surprise. Cela ressemble à du Eastwood mais démontre qu'il ne suffit pas de partager son équipe pour pouvoir l'égaler. Mais tout n'est pas mauvais dans ce film à l'ancienne dont on apprécie justement le manichéisme désuet. Il est parfois plaisant de contempler un spectacle simple. Surtout, encadré par de bons seconds couteaux comme on les aime de John Goodman à Ed Lauter, Clint et Amy Adams ont de très belles scènes qui justifient à elles seules la vision de Trouble With The Curve où les rapports père/fille, le thème de la transmission, de l'héritage et l'ancrage dans l'Amérique périphérique, ne pouvaient que plaire à Eastwood. Il faut donc donner une nouvelle chance à ce film qui restera très probablement la dernière occasion d'admirer l'acteur... 

IMDB














Dan Trachtenberg | 10 Cloverfield Lane (2016)



                                   

En quelques mots : Ceux qui s'attendaient à une simple suite en seront pour leur frais car "10 Cloverfield Lane" ne partage guère avec "Cloverflield" qu'un même univers. Intelligemment, ce premier long de Dan Trachtenberg s'éloigne de son aîné, à la fois huis-clos claustrophobe et film de SF, jouant tour à tour sur une menace intérieure et extérieure. Cette production J.J. Abrams dont on reconnaît les thèmes de prédilection, réussit d'ailleurs davantage lorsqu'il mise tout sur l'ambiance pesante fourni par le cadre du bunker que la caméra explore avec habileté, que lors d'une dernière partie où action et effets spéciaux, quasi absents jusqu'alors, surgissent mais font pourtant quelque peu retomber la tension qui s'était très tôt installée. Mais le suspense tient en haleine, fouillant la psychologie de trois personnages bien campés par des comédiens en forme, parmi lesquels un John Goodman, débonnaire et inquiétant. Une très bonne surprise.