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Julio Buchs | Les 4 desperados (1969)
























Western réputé bien que relativement méconnu, Les 4 desperados mérite en effet le détour. Si son titre laisse augurer une petite pellicule de série comme l'Europe en usinait alors à la pelle, ce film réalisé par le modeste Julio Buchs a l'intelligence de se démarquer justement de la production courante.

Mino Loy | 7 hommes pour Tobrouk (1969)
























De tous les genres que le cinéma bis italien a (re)visité, le film de guerre est sans doute un de ceux qui lui ont le moins réussi, ne donnant lieu à aucunes oeuvres cultes, contrairement au western, à l'épouvante, au polar et même au péplum qui a ses amateurs.

Mikhail Kalatozov | La tente rouge (1969)
























Dernier film de Mikhail Kalatozov, La tente rouge est une oeuvre décevante, production soviéto-italienne trop longue et dont le rythme assez lent la cloue au sol. Malgré - ou à cause - de sa brillante distribution internationale dominée par Peter Finch, le métrage pèche par manque d'authenticité, ce que renforce la partition reconnaissable entre mille du maestro Morricone, très belle au demeurant.

Clive Donner | Alfred le grand, vainqueur des Vikings (1969)


Alfred le Grand, vainqueur des Vikings fait partie de ces productions historiques de la seconde moitié des années 60 où le réalisme, cependant non dénué d'un certain lyrisme, l'emporte sur le romantisme encore souvent de mise. Ainsi quoique romancée, la vie de ce roi saxon est illustrée avec la louable volonté de refuser les conventions. Les personnages échappent à tout manichéisme. Face à un Alfred orgueilleux, il est permis de trouver sympathique la figure du viking incarné par Michael York cependant que la reine Aelhswith en s'offrant à ce dernier, est loin des héroïnes sans reproches. Clive Donner, dont il s'agit peut-être du dernier film important, réussit une oeuvre à la fois froide et épique, jonchée de scènes de batailles brutales et de moments émotionnellement très forts, comme cette séquence où, après avoir appris la mort de son frère, Alfred viole sa jeune épouse. (Vu le 03/07/2018)


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Roy Ward Baker | Alerte satellite 02 (1969)


Avec son ambiance un peu pop et psychédélique, Alerte satellite 02 ressemble davantage à un film d'espionnage mâtiné de SF qu'à un succédané de 2001 : L'odyssée de l'espace. Les moyens ne sont pas les mêmes non plus. De fait s'il peut compter sur l'habileté de l'équipe de la Hammer et de bricoleurs ayant d'ailleurs bossé sur le Kubrick, l'ensemble souffre ainsi d'un tournage à l'économie, qui cependant ne fait qu'accentuer le charme certain qu'il distille, auquel n'est pas étranger la beauté de Catherine Schell qui n'a pas de mal à voler la vedette à un James Olson peu charismatique mais auquel le doublage français assuré par Marcel Bozzuffi donne une épaisse bienvenue. Malgré le travail d'écriture de Michael Carreras, Roy Ward Baker semble ne pas s'être réellement investi dans cette production qui du coup n'égale pas Les monstres de l'espace tourné deux ans auparavant.
Flirtant avec la parodie, comme en témoignent son générique animé et son méchant nommé Hubbard (référence au fondateur de la Scientologie ?), Moon Zero Two n'a d'ailleurs pas rencontré le succès escompté, avortant du coup la série de films qui avait alors été envisagée, lesquels auraient dû poursuivre les aventures du commandant Kemp. (Vu le 01/05/2018 / Source : enregistré en 2006 sur Ciné FX)
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Michael Powell | Age Of Consent (1969)


Adapté de l'oeuvre de Norman Lindsay, Age Of Consent montre un peintre vieillissant qui, désireux de s'isoler, part se ressourcer en Australie pour retrouver le goût de la vie et accessoirement, son inspiration. Difficile de ne pas voir dans ce récit, qui n'est certes pas autobiographique, un parallèle avec la propre vie de Michael Powell, parti s'installer lui aussi loin de l'Angleterre peu après l'accueil catastrophique subi par Le voyeur (1960) dont les qualités ne seront reconnues que bien plus tard. Film de fin de carrière donc, Age Of Consent n'est pourtant pas à dédaigner. Alors bien sûr, ne comparons pas avec ce qui ne l'est pas, ce n'est ni Colonel Blimp (1943) ni Le narcisse noir (1947) ou La renarde (1950).
Bien sûr, nous aurions préféré que la rencontre entre le réalisateur et James Mason (également producteur) donne lieu à quelque chose de plus consistant que cette bluette lumineuse où l'art passe en second plan. Ceci étant, le charme opère très vite. Même sur un mode mineur et peu personnel, le travail de Powell demeure extrêmement précis, tant au niveau du cadre que celui des couleurs. Toujours impeccable  bien que commençant alors à cachetonner, le comédien livre une interprétation savoureuse cependant presque éclipsée par la beauté irradiante de la jeune Helen Mirren dont le corps exsudent une sexualité charnelle. Sa nudité puissamment érotique brûle littéralement la pellicule. Anecdotique mais vivifiant.