AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est 1941. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1941. Afficher tous les articles

Raoul Walsh | The Strawberry Blonde (1941)



















C'était un temps où les réalisateurs pouvaient enfiler plusieurs films sur une même année. Ainsi en 1941 ce n'est pas moins de quatre métrages  (!) que Raoul Walsh réalisera : High Sierra, la charge fantastique, L'entraîneuse fatale et The Strawberry Blonde.

Ray Enright | L'amour et la bête (1941)


Entre drame et film noir, L'amour et la bête vaut (beaucoup) mieux que son titre français peu appétant. Bogart, à la fin de la première période de sa carrière, soit juste avant que Le faucon maltais fasse de lui une star, incarne ce directeur de cirque ambulant qu'il devient fou lorsqu'il découvre que sa soeur, qu'il cherche à protéger de ce monde de forains (et des hommes ?), est tombée amoureuse du jeune dompteur de lions qu'il vient de recruter. Si le dénouement ne réserve aucune surprise, s'achevant sur la mort de Nick Coster, sacrificielle et rédemptrice, The Wagons Roll At Night bénéficie de la mise en scène épurée du solide Ray Enright qui, en moins d'une heure et demie, livre un film où le suspense le dispute à la psychologie de personnages bien écrits. Sans long discours, un plan lui suffit pour faire comprendre quels sont les desseins de Bogart après que le lion Caesar ait déchiqueté un de ses hommes... (Vu le 06/03/2018 / Source : DVD)












Michael Powell | Le 49ème parallèle (1941)


En quelques mots : Le 49ème parallèle raconte la cavale de six nazis plus ou moins fanatiques, à travers le Canada pour rejoindre la frontière américaine, ce qui les conduit à faire des rencontres symboliques avec divers personnages. Tournée en 1941, l'oeuvre s'inscrit, pour Michael Powell, dans un corpus de films de propagande initié par L'espion noir (1939) et qui culimnera avec Colonel Blimp (1943). Elle a clairement pour but d'inciter les Etats-Unis à réviser son jugement concernant le conflit mondial et donc à y prendre part. Cet appel à l'Amérique se retrouve dans le choix du lieu où se déroule l'action, chez le voisin canadien. L'idée du fidèle collaborateur de Powell, Emeric Pressburger, était de faire rencontrer aux Nazis des Canadiens types, dans différents milieux et différentes circonstances, personnages interprétés par des grands noms, tels que Laurence Olivier en traappeur ou Leslie Howard en intellectuel reclu. Sans égaler les chefs-d'oeuvre que sont Le narcisse noir (1947) ou La renarde (1950), Le 49ème parallèle porte néanmoins l'incontestable griffe de son auteur, de part sa beauté formelle et la fluidité de sa mise en scène. 

Henry King | Adieu jeunesse (1941)


En quelques mots : A l'image de ce (bon) film réalisé par le chevronné Henry King et porté par la vedette Claudette Colbert, John Payne est un comédien aujourd'hui (trop) oublié, sauf bien entendu des cinéphiles qui lui vouent une tendresse particulière. Toujours impeccable et possédant un jeu plus fin qu'il n'y parait, l'Américain compte pourtant parmi les figures de la (grande) série B, aussi à l'aise dans le western, l'aventures que le polar. Mais la comédie voire le drame lui convenaient tout autant, la preuve avec cette belle histoire où une institutrice au crépuscule de de vie se remémore son passé au moment de retrouver un de ses anciens élèves devenu président des Etats-Unis. Le couple que Payne forme avec Claudette Colbert fait tout le sel de ce film élégant et léger qu'assombrit toutefois le voile du drame qui surgit au détour d'une simple réplique, loin des gros sabots d'aujourd'hui...