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Arthur Lubin | Ali Baba et les quarante voleurs (1944)


Durant sa modeste carrière longue de près de quarante années, Arthur Lubin a touché à de nombreux genres avec plus (horreur, thriller, polar) ou moins (la comédie) de bonheur. Alors artisan docile et chevronné du studio Universal, il se fend en 1944 d'une adaptation de Ali Baba et les quarante voleurs. S'il se voit sans déplaisir, offrant un Orient chatoyant de pacotille, ce divertissement souffre d'une distribution assez terne (Maria Montez et surtout Jon Hall manquent de charisme sinon de charme), dépourvue qui plus est de ces seconds couteaux habituels qui piment ce genre de productions cependant que la mise en scène est habile mais sans la fougue qu'on peut trouver dans le travail d'un Richard Thorpe ou d'un Raoul Walsh par exemple.
Il va sans dire qu'on lui préfère le Jacques Becker avec Fernandel qui, s'il n'est pas non plus une inoubliable réussite, a au moins le mérite de faire rire. Bref, une petite série B dans l'écrin d'un beau livre d'images. (Vu le 05/07/2018)






Arthur Lubin | La VRP de choc (1956)


Si Lee Marvin ou Lee Van Cleef ont très vite été les seconds couteaux de grands films, Clint Eastwood a dû se contenter de ternes apparitions dans des productions Universal mineures, à l'exception de Tarantula. Dans La VRP de choc, il est enfin crédité au générique et tient virtuellement le cinquième rôle mais il n'en sort pas grandi pour autant, mal à l'aise dans la peau d'un cavalier franchement niais.
L'abattage d'une Ginger Rogers en fin de carrière sauve à peine cette série B, (malheureusement) plus comédie que western, confirmant en cela que le genre convient mal à Arthur Lubin qui les a pourtant enchaînées entre les Francis et les Deux nigauds alors que Vendredi 13 avec Boris Karloff, Le fantôme de l'opéra avec Claude Rains, Impact avec Brian Donlevy et Des pas dans le brouillard avec Stewart Granger témoignaient d'une réelle conviction dans le polar ou dans le fantastique...









Arthur Lubin | Lady Godiva (1955)


Lady Godiva aurait pu rejoindre la liste des grands films d'aventures historiques comme Hollywood les affectionnait alors : un beau Technicolor, l'équipe technique de la Universal, quelques seconds rôles solides dont le truculent Victor McLaglen et bien sûr l'incendiaire Maureen O'Hara dans un rôle taillé pour elle. Las, le néanmoins sympathique Arthur Lubin n'est pas Richard Thorpe et sa mise en scène manque de la fougue et du panache nécessaires. Sans beaucoup d'action, c'est de l'histoire d'intérieurs là où on aurait aimé du mouvement.
Le terne et oublié George Nader est totalement éclipsé par sa partenaire, nous faisant regretter l'absence de Jeff Chandler, qui aurait dû camper Lord Leofric, lequel n'est pas un grand comédien mais possède une présence plus forte que son remplaçant heureusement doublé en français par l'incontournable Jacques Dacqmine. Il ne reste donc de ce film toutefois agréable que la scène où Maureen O'Hara parcourt sur un cheval et en tenue d'Eve la ville de Coventry et les rares apparitions d'un jeune Clint Eastwood alors en contrat avec le studio.

IMDB