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Allan Dwan | L'aigle des frontières (1939)


L'aigle des frontières raconte l'histoire fameuse de Wyatt Earp et de Doc Holliday, deux personnages qui ont façonné la mythologie de l'Ouest et qui seront maintes fois évoqués au cinéma. De fait, ce western souffre de la comparaison avec La poursuite infernale de John Ford (1946) et Règlements de compte à OK Corral de John Sturges (1957), ne partageant ni le lyrisme du premier ni la force du second. Si Randolph Scott campe un Wyatt Earp convaincant, Cesar Romero fait pale figure à côté de Kirk Douglas et même de Victor Mature dont les interprétations seront bien plus tourmentées. Mais en artisan chevronné, Allan Dwan connaît son métier, signant un film truculent, avalé par la marée d'obscurité qu'étale un noir et blanc profond.
Nous avons aussi le plaisir de retrouver dans de petits rôles les indispensables John Carradine et Ward Bond. Ce n'est donc la pas meilleure adaptation de cet affrontement légendaire mais reste largement supérieure aux plus récents et lourdingues Wyatt Earp de Lawrence Kasdan et Tombstone de George P. Cosmatos, grâce notamment à son économie de moyens et le charme du cinéma des années 30. | IMDb








Michael Curtiz | Agent britannique (1934)
























Certes production mineure au sein de la pléthorique filmographie de son auteur, Agent britannique n'en reste pas moins un (petit) film intéressant et ce, pour au moins deux raisons.

Giorgio Gentili | L'agent américain (1968)


Dustin Hoffman, alors à ses débuts (ce n'est que sa troisième apparition), dans un polar italien, entouré de Elsa Martinelli et de Cesar Romero, le programme était sinon curieux au moins alléchant. Las, L'agent américain (aka Madigan's Millions ou Un dollaro Per 7 Vigliacchi) penche davantage vers la comédie que vers la douille. La belle joue les utilité, d'ailleurs on ne croit pas beaucoup au couple qu'elle forme avec le lauréat tandis que Romero disparaît dans les premières minutes. Reste donc Hoffman, plutôt convaincant dans un registre burlesque mais qui donne l'impression de s'être trompé de film. Bref, une improbable curiosité...  | IMDb













Sidney Landfield | Adieu pour toujours (1938)


En quelques mots : A sa mesure, modeste, Adieu pour toujours est un modèle qui devrait être montré aux réalisateurs d'aujourd'hui pour lesquels, plus c'est long plus c'est bon. Ici, 75 minutes à peine suffisent à Sidney Landfield pour raconter son histoire, sans scènes inutiles, sans longueur et sans effets larmoyants alors que l'émotion se trouve pourtant bien présente. Bien entendu, magnifique dans ce rôle d'une femme qui sacrifie son amour pour rester aux côtés de l'enfant dont elle a dû se séparer à sa naissance, Barbara Stanwyck porte le film sur ses épaules, sauvant un scénario qui n'évite pas certaines facilités. Si Cesar Romero en fait des caisses en latin lover, Herbert Marshall séduit par son jeu triste, donnant toujours l'impression de s'emmerder alors qu'il réussit à faire passer quelque chose avec sa voix, un regard, un geste... Oubliée, c'est une comédie dramatique à (re)découvrir. 


Richard Quine | A Talent For Loving (1969)
























Western et comédie ont parfois été mélangés, rarement pour le meilleur (La vallée de la poudre) souvent pour le pire (Texas nous voilà).