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Michael Winner | Qu'arrivera-t-il après ? (1967)


Une chose est sûre : Michael Winner est plus l'aise lorsqu'il filme Charles Bronson en train de dératiser New York (Un justicier dans la ville) que lorsqu'il tourne une comédie dramatique. Ceci dit, Qu'arrivera-t-il après, un des ses premiers longs métrages tournés dans son pays natal, l'Angleterre, n'est pas inintéressant. Il débute comme une pure comédie un peu loufoque et s'achève en drame, critique au vitriol de l'arrivisme et d'une société de consommation qui reste encore bien sage en comparaison de ce que l'on subit aujourd'hui ! L'oeuvre doit tout de même beaucoup à son petit charme London sixties et à sa distribution où l'on croise aussi bien Orson Welles, la chanteuse culte Marianne Faithfull, Edward Fox et Oliver Reed dont il s'agit d'un des premiers rôles en tête d'affiche. Le style est daté, ancré dans son époque mais le message reste plus que jamais d'actualité ! | IMDb
















Stuart Rosenberg | Le voyage des damnés (1976)


Si sur le papier, sa prestigieuse distribution peut sembler séduisante, on mesure vite que ce défilé de vedettes nuit terriblement à l'authenticité de ce Voyage des damnés. On a connu Rosenberg (Luke la main froide) plus inspiré, surtout plus nerveux. Le résultat se révèle pesant, bavard et vierge d'émotions, se résumant à des discussions de coursives et de salons. Bien que basé sur une histoire vraie, le sujet parait bien invraisemblable. Malgré tout, le film se suit (presque) sans ennui et on est tout étonné de trouver Malcolm McDowell dans un de ses rares rôles totalement positifs ! | IMDb














Herbert Wilcox | L'affaire Manderson (1952)


Seconde adaptation, après celle de Howard Hawks en 1929, d'un roman policier fameux, L'affaire Manderson ne jouit pas d'une réputation très flatteuse, tirant sa modeste renommée de la présence à l'affiche de l'imposant Orson Welles. Pourtant, outre le fait qu'il n'apparaît que dans la dernière partie du film, il est permis de juger la prestation de l'Américain, affublé d'un faux nez, trop théâtrale. Autre défaut de cette production réalisée par l'oublié Herbert Wilcox, la romance entre Michael Wilding et Margaret Lockwood fonctionne mal et on ne croit pas un seul instant à cette histoire d'amour.
Mais il y a ce charme typiquement britannique et ces comédiens du cru, tous parfaits, à commencer par le toujours savoureux Miles Malleson, au service d'un whodunit astucieux. On passe en définitive un très bon moment devant ce film à redécouvrir, qui mérite mieux que son statut de simple véhicule pour un Orson Welles dont on dit un peu trop souvent, et par facilité, qu'il vampirise les bobines qu'il anime sans qu'il ait mise en scène (Voyage au pays de la peur, Le troisième homme...).