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Jean-Paul le Chanois | Les Misérables (1958)
























Certes Les misérables demeure l'un des plus gros succès, si ce n'est le plus gros succès commercial de Jean Gabin, avec pas loin de 8 millions d'entrée en France. Certes Jean-Paul le Chanois considère cette adaptation comme un aboutissement dans sa carrière.

Charles Marquis Warren | La chevauchée des vaqueros (1958)


La chevauchée des vaqueros est un titre (français) prometteur pourtant il n'y a ni vaqueros ni chevauchée (ou si peu) dans ce morne western aussitôt visionné aussitôt oublié. Malgré la présence Joel McCrea et une scène de lynchage comme entrée en matière, ce film illustre la médiocrité de Charles Marquis Warren, scénariste et écrivain renommé (Rawhide c'est lui) mais piètre technicien. Seuls Little Big Horn et Le sorcier du Rio Grande sont à sauver d'une filmographie sans éclat. Musique entendue mille fois ailleurs, technicolor utilisé sans imagination et réalisation (quasi) inexistante définissent ce western d'une confondante platitude qu'aucun second rôle truculent (hormis Paul Brinegar) ni péripéties ne lui permettent pas d'échapper à l'ennui. Même McCrea semble ne pas y croire dans un rôle humaniste pourtant taillé pour lui. Animé par Gloria Talbott et Phyllis Coates, le casting féminin n'est guère plus séduisant.
Bref des westerns évoquant le convoyage du bétail, il y en a de bien meilleurs, à commencer par La rivière rouge de Howard Hawks... (vu le 12/12/18)















Petr Nossov | Le renard et le loup (1958)


On ne dira jamais assez tout le bien qu'il faut penser de l'animation soviétique. Court métrage d'une (petite) dizaine de minutes, Le renard et le loup en constitue un parfait exemple, plein de poésie et de malice. Le dessin est le fluide et la morale, loin des niaiseries disneyiennes, frappée du sceau de l'ironie. Soixante ans après, cette pellicule n'a pas pris une ride, laquelle ravira les petits comme les grands. 





















William Wellman | Escadrille Lafayette (1958)


Bien qu'en partie autobiographique, cet hommage à l'escadrille Lafayette inspire à William Wellman un film très décevant dont l'échec précipitera la fin de sa carrière. Si selon ses habitudes, le vétéran s'attarde moins sur l'héroïsme que sur les doutes et les tourments de ses personnages, ici l'histoire d'amour terne et convenue, ralentit fâcheusement un récit déjà paralysé par un Tab Hunter transparent. Enfin, le film ferme la première partie de carrière de Clint Eastwood qui, malgré de rares apparitions, impose une présence mutique, nous faisant regretter qu'il n'ait pu obtenir un rôle plus important comme Wellman l'aurait souhaité... | IMDb










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Jodie Copelan | Ambush At Cimarron Pass (1958)


Clint Eastwood, dont c'est l'une des dernières apparitions sur grand écran avec Escadrille Lafayette de William Wellman, avant qu'il n'entame une carrière télévisée à succès avec Rawhide dès l'année suivante, n'a jamais caché qu'il considérait Ambush At Cimarron Pass comme le plus mauvais western de l'histoire du cinéma. C'est pourtant un jugement sévère car le film, en dépit d'un budget anémique, est bien mené et bien campé par de solides acteurs tels que Scott Brady. Surtout, Eastwood y trouve alors enfin un rôle important, qui plus est moins propret et plus rude que d'ordinaire. Il semble du coup plus à l'aise et s'il serait exagéré d'affirmer que son interprétation annonce les rôles à venir chez Leone, on sent que son jeu a mûri et s'est incontestablement étoffé. | IMDB / You Tube











Nathan Juran | Terre de violence (1958)


Si la collection "western de légende" de Sidonis ne propose pas que des classiques, loin s'en faut, au moins a-t-elle le mérite de nous faire (re)découvrir des cartouches oubliées car inédites en France. C'est le cas de la doublette Terre de violence (1958) et Le salaire de la haine (1959) qui partagent un même cadre urbain, une même vedette (Fred MacMurray), tous les deux étant produits par Charles Schneer et écrits par Daniel B. Ullman. Mais autant le second cherche à s'extraire du moule de la série B, grâce au travail audacieux de Paul Wendkos et de son opérateur Wilfred M. Cline, autant celui-ci ne parvient jamais vraiment à s'échapper d'une certaine routine ni à transcender les conventions et les archétypes.
Faute de budget, la photo est terne, les décors quelconques et on ne sent qu'à de très rares moments (le règlement de compte final), cette ambition qui permet parfois à des séries B de s'élever  au-dessus de leur modeste condition. Heureusement et même s'il n'a pas marqué le genre (Quand la poudre parle avec Ronald Reagan est néanmoins sympathique), Nathan Juran connaît son métier et certains personnages sont bien caractérisés, défendus par Fred MacMurray, plus figé que jamais, une Maggie Hayes vieillie et un Robert Vaughn au jeu fiévreux.