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John Sturges | L'aigle s'est envolé (1976)


Tiré d'une histoire invraisemblable du romancier Jack Higgins, on attendait beaucoup de L'aigle s'est envolé. Pourtant, eu égard à sa luxueuse distribution (Michael Caine, Donald Sutherland et Robert Duvall sont de sacrés moteurs), l'impression s'impose d'être passé à côté d'un grand film. Après les quelconques Joe Kidd ou Chino et le fatigué Un silencieux au bout du canon, John Sturges, dont c'est la dernière mise en scène, semble ne pas exploiter pleinement la force de son casting et le potentiel d'un sujet propice à un suspense tendu. Sa réalisation, bien que soignée, manque de nerfs cependant que la romance entre Sutherland et Jenny Agutter ralentit un récit qui prend déjà (un peu) trop son temps.
S'il est surprenant de voir des Allemands en héros, le scénario prend soin de bien distinguer ces militaires des SS dépeints sous un jour brutal ou ridicule, témoin cette scène très appuyée où Caine défend une Juive face à une cohorte nazie. On est étonné de trouver Larry Hamgman en officier US, ravi de croiser le joli minois de Jenny Agutter mais aucun comédien ne parait finalement croire à son rôle. Dommage... | IMDb










Goddess | Jenny Agutter



















Michael Anderson | L'âge de cristal (1976)


L'âge de cristal, c'est toute une époque, celle d'un cinéma de science-fiction kitch et naïf où les personnages portent des pyjamas et où les escalators sont censés incarner un mobilier urbain futuriste. Parfois proche de La planète des singes ou de Soleil vert sans avoir ni la force du premier ni la noirceur du second, le film souffre de la mise en scène certes efficace du vétéran Michael Anderson, lequel donne cependant l'impression de tourner de la SF comme il le ferait d'un péplum ou d'un polar.
Mais les décors sont impressionnants et Jenny Agutter est charmante, touche (très) vaguement érotique d'un récit sinon bien sage. On notera au passage la présence de Farrat Fawcett dans un petit rôle et celle plus savoureuse, de Peter Ustinov. S'il marque les esprits et reste très agréable à regarder, Logan's Run n'en a pas moins quelque peu vieilli avec son univers orwellien dont on peine à sentir l'oppression. On en attendait mieux de ce film néanmoins culte.

Chez l'UFSF