En quelques mots : Alfonso Brescia, comme beaucoup de ses confrères italiens, est un metteur en scène tout terrain, capable de faire du péplum (Goldocrack à la conquête de l'Atlantide), du polar, du western ou ici, de la sexy comédie, avec la même désinvolture. Si on lui préfère les oeuvrettes de Tarantini, L'adolescente est un bon spécimen de ce (sous) genre typiquement italien, qui certes tourne un peu en rond mais qui, animée par une belle brochette de beauté sexy (Daniela Giordano, Malisa Longo, Dagmar Lassander ou Sonia Viviani), mise sur l'érotisme, pour notre plus grand plaisir !
AU PIF
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Jean-François Davy | Prenez la queue comme tout le monde (1973)
En quelques mots : Prenez la queue comme tout le monde est le deuxième volet d'un corpus érotico-humoristique conçu par Jean-François Davy entre 1972 (Bananes mécaniques) et 1975 (Q). Solide technicien, entouré par une équipe qui l'est tout autant, aussi bien derrière (Robert Fellous à la photo) que devant la caméra, le metteur en scène réussit sur les deux tableaux, ce qui permet au film d'être apprécié indépendamment des séquences paillardes, souvent très belles. Le fait que de grands doubleurs, ayant prêté leur voix reconnaissables entre mille à de nombreux dessins animés (entre autres) tels que Philippe Dumat ou Claude Chantal qui double l'italienne Malisa Longo, ajoute un charme supplémentaire à cette comédie éprise de liberté, colorée de l'insouciance des années 70.
Chez Rarelust
José Bénazéraf | Adolescence pervertie (1974)
En quelques mots : Co-production franco-italienne réalisée par José Bénazéraf en 1973 mais sur les écrans l'année suivante, Adolescence pervertie est un un film très curieux. De loin, l'oeuvre semble vouloir se rattacher aux comédies érotiques de la péninsule mettant en scène prof ou collégiennes avec Edwige Fenech ou Gloria Guida mais le Godard du X prend soin d'injecter à ce genre bien codifié ses préoccupations vaguement philosophiques et contestataires. Curieux car le film flirte avec le porno avec quelques scènes mémorables dont on dit qu'elles ne sont pas simulées, où l'on devine même Femi Benussi pratiquer des fellations ! Mais le résultat est difficile à juger car la version la plus courante est charcutée de ses séquences les plus explicites cependant que les éditeurs ne se sont pas cassés la tête, ne doublant pour le marché français que les principaux protagonistes, le reste de la distribution parlant en italien ! Moins à l'aise avec le discours politique, Bénazéraf excelle en revanche dans un érotisme élégant, magnifié par les décors de la ville de Pérouse.
Chez Francomac
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