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Alain Payet | 2000 ans d'amour (2000)
























Jamais à court d'imagination, le changement de millénaire inspire à Alain Payet, réalisateur emblématique du X hexagonal malheureusement décédé en 2007, cette fresque dont l'ambition (?) est raconté l'amour à travers les siècles.

Bryan Singer | X-Men (2000)


Si on a pu se demander ce qu'il venait faire à la barre de cette adaptation de la BD de Stan Lee, lui qui n'a jamais caché son indifférence à l'égard des Comics, monde qui plus est à priori très éloigné du cinéma plus cérébral (Usual Suspects, Un élève doué) qui a fait son succès, Bryan Singer signe pourtant avec X-Men un blockbuster sombre et adulte. Chargé jusqu'à la gueule d'effets spéciaux alors novateurs, le film, le premier d'une lucrative franchise, réussit mieux cependant dans la peinture psychologique de ces personnages que dans les nombreuses scènes d'action. Ce n'est pas pour rien que le scénario insiste d'un côté sur l'affrontement entre Xavier et Magneto et de l'autre sur la relation équivoque entre Wolverine et Malicia. Moins intéressants, les autres protagonistes sont quelque peu sacrifiés.
Bien qu'imparfait car hésitant entre le brouillon et sa fonction de prologue des épisodes à venir qui pourront davantage développer le concept, X-Men a toutefois le bon goût d'être concis, un peu à la manière des serials de jadis. En outre, il est une dénonciation des préjugés et de l'intolérance où les mutants ont remplacé l'autre, qu'il soit étranger ou tout simplement différent. Enfin, il révélera Hugh Jackman, dans la peau d'un Logan eastwoodien. (Vu le 01/04/2018 / Source : DVD)
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Eros | 18 And Confused Part 2 (2000)


Un porno de série, très quelconque. Les filles n'ont rien de très excitant, les scènes, au nombre de quatre, sont plates et sans passion ni folie. Quelques sodomies sauvent l''ensemble de l'ennui ainsi que les éjaculations faciles de rigueur mais c'est bien peu. A noter cependant la présence de Briana Banks alors encore à ses débuts sous le pseudo de Mirage.









































Clint Eastwood | Space Cowboys (2000)


Œuvre importante dans la très longue carrière de Clint Eastwood, Space Cowboys l’est certainement. Après deux longs métrages, certes de grande qualité (Minuit dans le jardin du bien et du mal et Jugé coupable), mais n’ayant pas rencontré un grand succès, l’acteur se devait de prouver qu’il peut encore, à 70 ans, offrir un film majeur.
Pari réussi vu le score au box-office (plus de 90 millions de dollars de recette). Ensuite, dix-huit ans après Firefox, Space Cowboys marque un retour à la science-fiction, domaine pour lequel Clint n’a pas une grande attirance, même s’il s’agit davantage ici d’une approche adulte du genre, comme L’étoffe des héros, que d’un space opera façon Guerre des étoiles. Entouré d’un trio de comédiens tous impeccables et joyeusement complémentaires, le grand Clint poursuit, avec cette vingt-deuxième réalisation, l’exploration de ce qui est devenu un de ses thèmes favoris de ces dernières années : le vieillissement de son personnage. Même s’il s’y livre moins que dans ses films précédents, l’acteur n’a pas peur de se pencher sur la vieillesse qui le touche. Finalement la réparation d’un satellite n’est qu’un prétexte. Ce n’est nullement la science-fiction qui l’intéresse, mais la résurrection de quatre vieux briscards qui estiment (à juste titre) qu’ils ne sont pas encore bons pour la casse. Même si ces quatre personnages ont réussi leur vie, ils n’ont pu aller dans l’espace lorsqu’ils étaient dans l’US Air Force. Cette mission va justement leur permettre d’aller jusqu’au bout de leur rêve. On reconnaît là l’affection particulière de Eastwood pour les perdants magnifiques qui se battent pour s’en sortir et réaliser leur rêve, même si Space Cowboys aborde ce thème sur le mode humoristique. Le film est aussi une merveille d’équilibre, dominé par un ton toujours juste. A une première partie (la reformation de l’équipe et la remise en forme) savoureuse et très drôle, et qui a le bon goût de ne pas sombrer dans l’humour tendance gériatrie, succède une seconde (la mission en elle-même), peut-être plus conventionnelle, mais très maîtrisée et au suspense savamment conduit. Réalisé avec une simplicité et une sobriété exemplaire (comme toujours), Clint Eastwood livre avec Space Cowboys un de ses meilleurs films, ce qui, reconnaissons le, n’était pas gagné, eu égard à son sujet tout de même peu crédible. Cette odyssée de l’espace avait tout de l’entreprise casse-gueule. Mais l’originalité à tout prix n’a jamais été le souci principal de Clint. Ce qu’il cherche, c’est raconter une histoire solide, mettant en scène de vrais personnages et qui ont une âme. En cela, sur le fond comme sur la forme, Eastwood semble complètement à contre courant voire anachronique dans le cinéma américain actuel. Il apparaît bien comme le dernier représentant d’une certaine tradition hollywoodienne, classique mais nullement dépassé.