Sur un mode mineur, A Name For Evil revisite le thème de la maison hantée. Malgré ses airs tenaces de produit télévisuel, ce film réussit (un peu) à distiller une atmosphère finalement plus trouble qu'effrayante.
AU PIF
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Mario Bava | Les trois visages de la peur (1963)
Tourné entre Le corps et le fouet et Six femmes pour l'assassin, Les trois visages de la peur fait donc partie de la première partie de la carrière de Mario Bava et celle qui reste la mieux connue et considérée.
David Slade | 30 jours de nuit (2007)
Adapté du comics du même nom, 30 jours de nuit commençait plutôt bien, en plantant un décor polaire dont on sent peu à peu qu'il se referme sur lui-même en même que vient cette nuit longue d'un mois.
Newt Arnold | Les mains d'un étranger (1962)
En cette fin d'année 2019, Artus Films enrichit sa collection de films qui n'ont de "classique" que leur ancienneté, agréables pellicules au mieux (Le rocher du diable, La deuxième femme), sinon tout juste honnêtes (Les femmes de Jesse James).
Archie Mayo | L'évadé de l'enfer (1946)
Si la collection "Les classiques" de chez Artus, n'est pas la plus excitante de l'éditeur, elle a au moins le mérite de nous faire (re)découvrir des films rares ou franchement oubliés, parfois mineurs, souvent intéressants. L'évadé de l'enfer est un des meilleurs du lot. Réalisé en 1946 par Archie Mayo (Les aventures de Marco Polo), celui-ci rejoint Le ciel peu attendre ou Un pacte avec le diable où un mort revient sur terre pour exécuter une mission. Le principal atout de ce conte fantastique nourrit aux codes du film noir et que pimente une touche de comédie, reste son formidable trio de comédiens : Paul Muni dans un de ses derniers grands rôles, Anne Baxter et sa beauté atypique et surtout Claude Rains dans la peau du diable lui-même, auquel il confère une dimension à la fois sympathique et pourtant parfois quasi fascisante. Plastiquement très sombre, la séquence dans les Enfers est oppressante, le rythme, nerveux. Bref, Angel On My Shoulder mérite largement de sortir de l'oubli... (vu le 29/12/2018)
A. Edward Sutherland | Au-delà de demain (1940)
Aux cotés de La vie est belle ou de Miracle dans la 34ème rue, Au-delà de demain anime ce sous-genre du conte de Noël cinématographique dont les Américains restent particulièrement friands.
Ken Russell | Le repère du ver blanc (1988)
On cherchera vainement des traces du talent -voire du génie parfois - de Ken Russell dans ce Repère du ver blanc qui, conçu pour effacer l'échec de son Salome's Last Dace (1988), précipitera au contraire son déclin. Basé sur un texte de Bram Stocker, il y avait pourtant là matière à un bon film fantastique sur la survivance du paganisme au fin fond de la campagne écossaise. Las, Russell sombre dans le vulgaire et le ridicule, notamment lors des séquences oniriques. Nourrissant pourtant depuis toujours son terreau obsessionnel, la religion et le sexe ne lui inspirent cette fois-ci que des images d'une laideur indicible quand bien même il n'a jamais été réputé pour son bon goût. Hormis Hugh Grant, les acteurs sont rarement dans le ton, à l'image d'une Catherine Oxenberg franchement mauvaise. Une déception. Quoique aussi vulgaire, La putain (1991) relèvera un peu le niveau... (vu le 15/12/2018)
Paul Maslansky | Sugar Hill (1974)
La Blacksploitation a essaimé dans de nombreux genres, le polar surtout (Shaft, Coffy etc...), le western mais aussi le fantastique, à l'image de Blacula ou de ce Sugar Hill que réalise Paul Maslansly en 1974, dont c'est la seule incursion derrière la caméra. Ce film puise dans le folklore voodoo pour exploiter le thème des zombies à la sauce black. Quoique sympathique, le résultat ne convainc qu'à moitié à cause de son rythme trop lent et paralysé par les situations répétitives qu'impose le sujet de la vengeance. De fait, timoré en matière d'hémoglobine, il échoue à faire peur. Reste ce cachet typique de la blacksploitation (l'érotisme en moins) tandis que la beauté de Marki Bey, quant à elle, sauve de justesse l'ensemble de l'ennui. (vu le 02/12/18)
Michael Reeves | La créature invisible (1967)
D'abord assistant, sur Les Drakkars de Jack Cardiff (1964) et Le château des morts-vivants de Warren Kiefer (1964), Michael Reeves a connu une carrière éclair, mourant prématurément en 1969 à la suite d'une overdose de barbituriques, après avoir réalisé trois longs métrages dont le plus célèbre et le plus abouti aussi, reste Le grand inquisiteur en 1968 avec Vincent Price. Un an avant, il signe La créature invisible pour la Tigon, société de production éphémère qui, sans égaler la Hammer ou la Amicus, s'est spécialisée dans les films d'horreur à petit budget. Le vampire a soif, La chair du diable, Doomwatch, La nuit des maléfices ou Le monstres des oubliettes remplissent un catalogue mineur mais non dénué d'une identité certaine, souvent morbide. Ces moyens faméliques, s'ils se remarquent à la vision de The Sorcerers, participent pourtant d'une atmosphère un peu austère, presque sordide (l'appartement des Montserrat), laquelle se marie à un psychédélisme diffus.
Le film joue de fait sur la rencontre de deux mondes, celui des vieux, froid mais gourmand, contre celui des jeunes, coloré mais morne. Avec peu, Reeves maintient habilement l'intérêt grâce notamment à ce couple qui, en manipulant par hypnose, un jeune homme, vivent par procuration toutes sortes de sensations, avec une jouissance obscène. Malgré la présence de Boris Karloff, interprète légendaire de tout un bestiaire horrifique, l'âme damnée est incarnée par Catherine Lacey qui, grisée par l'expérience, finit par utiliser Mike Roscoe comme un robot. Bon scénario avec une fin superbe (les corps calcinés) et un casting féminin sexy qu'animent la Française Elisabeth Ercy et Susan George. (vu le 07/11/2018)
Le film joue de fait sur la rencontre de deux mondes, celui des vieux, froid mais gourmand, contre celui des jeunes, coloré mais morne. Avec peu, Reeves maintient habilement l'intérêt grâce notamment à ce couple qui, en manipulant par hypnose, un jeune homme, vivent par procuration toutes sortes de sensations, avec une jouissance obscène. Malgré la présence de Boris Karloff, interprète légendaire de tout un bestiaire horrifique, l'âme damnée est incarnée par Catherine Lacey qui, grisée par l'expérience, finit par utiliser Mike Roscoe comme un robot. Bon scénario avec une fin superbe (les corps calcinés) et un casting féminin sexy qu'animent la Française Elisabeth Ercy et Susan George. (vu le 07/11/2018)
David Cronenberg | Dead Zone (1983)
Remarqué grâce à un corpus de films fantastiques extrêmement singuliers (à l'exception du méconnu Fast Company"), David Cronenberg trouve avec cette adaptation du roman éponyme de Stephen King, son passeport hollywoodien. Et s'il n'est pas encore celui qui va courir les festivals les plus prestigieux dans une quête de respectabilité, le Canadien signe alors là son métrage le plus accessible. Après Vidéodrome, ce n'était du reste pas trop difficile. Pourtant, bien qu'il ne soit pas, pour la première fois, l'auteur du scénario, Dead Zone porte incontestablement sa griffe, de la musique, certes composée par Michael Kamen mais d'une veine très proche de celle de Howard Shore, à ces paysages figés par le froid. Surtout, il puise dans le récit imaginé par l'auteur de Carrie, matière à explorer son thème de prédilection, la mutation du corps humain à travers cet homme qui, après le réveil d'un long coma, se découvre des pouvoirs de médium.
Mais le traitement se révèle moins organique et clinique, plus commercial diront certains. Plus tragique sans aucun doute, aidé en cela par un Christopher Walken mélancolique et presque fantomatique. Johnny est certes revenu du monde des morts mais il est comme en sursis, silhouette fragile qui s'amenuise au fur et à mesure que son "don" grandit, le rongeant de l'intérieur à la manière d'une tumeur. Le comédien exprime avec sobriété la solitude et les regrets de ce personnage dont la vie va brutalement basculer, moins à cause d'un accident que de la fatalité, tristesse surlignée par une bouleversante partition. En outre, Dead Zone s'inscrit dans un certain courant du cinéma américain, entre politique-fiction et paranoïa. (Vu le 29/04/2018 / Source : DVD)
______________________________________________________________________________________Mais le traitement se révèle moins organique et clinique, plus commercial diront certains. Plus tragique sans aucun doute, aidé en cela par un Christopher Walken mélancolique et presque fantomatique. Johnny est certes revenu du monde des morts mais il est comme en sursis, silhouette fragile qui s'amenuise au fur et à mesure que son "don" grandit, le rongeant de l'intérieur à la manière d'une tumeur. Le comédien exprime avec sobriété la solitude et les regrets de ce personnage dont la vie va brutalement basculer, moins à cause d'un accident que de la fatalité, tristesse surlignée par une bouleversante partition. En outre, Dead Zone s'inscrit dans un certain courant du cinéma américain, entre politique-fiction et paranoïa. (Vu le 29/04/2018 / Source : DVD)
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