La Blacksploitation a essaimé dans de nombreux genres, le polar surtout (Shaft, Coffy etc...), le western mais aussi le fantastique, à l'image de Blacula ou de ce Sugar Hill que réalise Paul Maslansly en 1974, dont c'est la seule incursion derrière la caméra. Ce film puise dans le folklore voodoo pour exploiter le thème des zombies à la sauce black. Quoique sympathique, le résultat ne convainc qu'à moitié à cause de son rythme trop lent et paralysé par les situations répétitives qu'impose le sujet de la vengeance. De fait, timoré en matière d'hémoglobine, il échoue à faire peur. Reste ce cachet typique de la blacksploitation (l'érotisme en moins) tandis que la beauté de Marki Bey, quant à elle, sauve de justesse l'ensemble de l'ennui. (vu le 02/12/18)
AU PIF
Affichage des articles dont le libellé est Blacksploitation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Blacksploitation. Afficher tous les articles
Jack Hill | Coffy, la panthère noire de Harlem (1973)
Mené par l'égérie de la blacksploitation, Coffy, la panthère noire de Harlem est une oeuvre culte de ce sous-genre, redécouvert récemment grâce à Quentin Tarantino. Pam Grier et ses formes généreuses affolent les sens dans cette banale histoire de vengeance sur fond de trafic de drogue. Film avec des noirs pour des noirs mais dirigé par un blanc (Jack Hill, qui retrouve le couple de The Big Bird Cage), Coffy reste agréable à regarder pour son charme seventies, pour quelques scènes légèrement érotiques et d'autres assez violentes, cocktail épicé qui a plutôt bien vieilli. Et puis de toute façon, Pam Grier a un charisme tel (et pas seulement des courbes à faire gonfler la hampe comme une montgolfière) que sa présence a souvent suffi à faire augmenter la valeur ajoutée des produits dans lesquelles elle promenait ses seins appétissants et ses fesses callipyges.(Vu le 04/03/2018 / Source : enregistré sur TPS Cinextrême en 2006)
Lee Frost | La chose à deux têtes (1972)
Au milieu du grand n'importe quoi que fut la dernière partie de carrière de Ray Milland, acteur qui a tout de même joué pour Cecil B. De Mille, Jacques Tourneur, Billy Wilder ou Alfred Hitchcock, surnagent quelques films moins mauvais que le reste et notamment La chose à deux têtes dont on attendait pas forcément grand chose si ce n'est une bonne série Z de derrière les fagots. Réalisé par Lee Frost pour le compte de Samuel Z. Arkoff, il s'agit d'un film hallucinant, arrimé à la blacksploitation où un savant condamné par un cancer, raciste de surcroît, se fait greffer la tête sur un repris de justice (noir) promis à la chaise électrique, lequel se retrouve donc pourvu de... deux têtes ! Mais les trucages sont astucieux et la course poursuite complètement folle entre une moto et plusieurs bagnoles de police, sur laquelle repose quasiment toute la seconde moitié du film, s'avère plutôt bien fichue. Une vraie petite perle donc...
Vu le 18/02/2018 / Source : enregistré sur Ciné FX en 2010.
Fred Williamson | Les 4 justiciers (1982)
Bien avant Expendables, Fred Williamson a l'idée de réunir une belle brochette de gros bras, occasion alors de réunir sur une même affiche quatre vedettes emblématiques d'une blacksploitation plus que moribonde, soit Jim Brown, Richard Roundtree, Jim Kelly et bien sûr Williamson.
Fendard sur le papier, le film l'est beaucoup moins sur pellicule, prouvant que ce dernier, qui occupe à la fois les fonctions de producteur, scénariste, réalisateur et acteur, écrit avec des moufles et filme avec les pieds. De fait, hormis la présence des quatre Big Jim, qui est loin de faire les étincelles promises et qu'accompagne Joe Spinell (Maniac), il n'y a pas grand chose à sauver de ce nanar fait de plans qui s'éternisent inutilement et où même les scènes de baston déçoivent : un comble !
Fendard sur le papier, le film l'est beaucoup moins sur pellicule, prouvant que ce dernier, qui occupe à la fois les fonctions de producteur, scénariste, réalisateur et acteur, écrit avec des moufles et filme avec les pieds. De fait, hormis la présence des quatre Big Jim, qui est loin de faire les étincelles promises et qu'accompagne Joe Spinell (Maniac), il n'y a pas grand chose à sauver de ce nanar fait de plans qui s'éternisent inutilement et où même les scènes de baston déçoivent : un comble !
Inscription à :
Articles (Atom)





































