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Forbidden Family Affairs 7 (2017)
























Dans cette production Team Skeet qu'il ne faut pas confondre avec un épisode de la série Forbidden Affairs (!), demi-frères, demi-soeurs et belle-mères s'accouplent, là dans la cuisine (Abi Grace), ici dans la buanderie entre la machine à laver et un tas de linge, ailleurs dans le salon ou dans une chambre à coucher.

Franck Vicomte | 1ère colonie de vacances (2017)
























Il s'en passe de belles en colonie de vacances ! Apparemment, la seule occupation de ces jeunes filles est le sport... en chambre, même (et surtout) dans la nature ! Mina Sauvage et ses copines (Blue Angel, Shona River...) n'ont donc pas froid aux yeux, profitant de cette escapade à la campagne, loin des parents, pour offrir leurs rondelles aux beaux mâles qui passent par là.

IWKC | Hladikarna (2017)



















"Hladikarna" fait partie de ces objets musicaux non-identifiés dont il n'y a pas grand-chose à comprendre. Ce qui ne signifie pas, bien entendu, qu'il mérite d'être passé sous silence.

The Spirit | Sounds From The Vortex (2017)



















Pour mesurer le (quasi) naufrage d'un Necrophobic rouillé, quoiqu'au demeurant toujours efficace, il suffit de comparer son récent "Mark Of The Necrogram" inodore à ce "Sounds From The Vortex" pourtant sorti de nulle part, premier méfait tourbillonnant d'une haine nocturne craché par une pousse allemande qui a tout compris de l'art noir gonflé au death metal.

Eros | 40 Year Old Size Queens 8 (2017)


Trois hardeuses fatiguées dans un petit porno interracial, tel est le programme de ce 40 Year Old Size Queens, série dont il est le huitième numéro. Les grosses et belles queues noires font toujours recette mais voir ces chairs féminine un peu molles n'est pas vraiment excitant. Seule la séquence animée par Mellanie Monroe déclenche la chaleur attendue dans le bas-ventre...




































KröniK | Fhoi Myore - Per Antiquum Chaos Divina Animae Fides (2017)


Per Antiquum Chaos Divina Aniame Fides dévoile un Fhoi Myore maître de son art, démiurge d'un black metal torrentiel grondant d'une puissance millénariste.

Nous avions laissé Fhoi Myore dans les limbes pourpres de l'excellent split partagé avec Wyrms en 2015. Le voilà de retour avec ce qui n'est finalement que son deuxième véritable opus longue durée. Mais, toujours adeptes du format court, les Niçois accouchent avec Per Antiquum Chaos Divina Animae Fides d'une offrande aussi ramassée (37 minutes au jus) que son titre est à rallonge. Dans ses entrailles tendues bouillonne toutefois une intensité fielleuse que charrient des compositions aussi épiques que labyrinthiques qui, tel un cataclysme, emportent tout dans leur sillage, ne laissant que mort et désolation.

Conjuguée à une technique de plus en plus affûtée, loin de ses tâtonnements pubères, la brutalité épidermique dont il ouvre les vannes, commande au groupe une création rageuse, sans doute la plus incisive de son œuvre, laquelle ne laisse aucun répit à l'auditeur qui en termine la pénétration douloureuse, à genoux, la tête basse et néanmoins prêt à tendre la joue gauche en ouvrant la bouche pour accueillir le nectar empoisonné des Français. Sans jamais débander, ces derniers martèlent un black metal cosmogonique et tentaculaire dont la rapidité torrentueuse se heurte parfois à des lourdes falaises (Le royaume des coprophages). Mis bout à bout, ces cinq saillies qui s'enchaînent, dressent dans la nuit un bloc cyclopéen dont la globalité monstrueuse n'est visible qu'une fois les dernières mesures de Rituel cosmique achevées. C'est alors que Per Antiquum Chaos Divina Animae Fides s'offre à nous, fier et agressif, la hampe noire tendue vers des sphères célestes inconnues. A l'unisson d'une violence organique, les musiciens creusent de ténébreuses galeries à l'intérieur de ce monument plongé dans des abysses indicibles qu'aucune lumière ni espoir ne parviennent à atteindre. A ce titre, Notre guerre est un modèle de black metal sans concession qui, après une intro aux percussions militaires, se voit lacéré par des guitares tranchantes comme un scalpel tandis que, vortex haineux, le chant venu des enfers de Sreng des sept épées, en poisse de sang les sombres et rocailleuses cavités. En dix minutes, tout est dit avec une malfaisance chaotique et reptilienne tout ensemble alors que le morceau éponyme monte encore d'un cran supplémentaire en terme de  bestiale férocité. Il faut attendre la longue - et superbe - entame du Banquet des cendres pour reprendre notre souffle, pause cependant de très courte durée avant que les éléments se déchaînent à nouveau. Publié par Ossuaire Records et paré d'un bel artwork dû au fidèle Tedd (Wyrms), Per Antiquum Chaos Divina Aniame Fides dévoile un Fhoi Myore maître de son art, démiurge d'un black metal torrentiel grondant d'une puissance millénariste. (21/05/2018)


Suzi Ewing | 10x10 (2017)


Un film avec Kelly Reilly, cela ne se refuse pas, même s'il est mineur, qu'il n'a pas rencontré un franc succès et qu'il se fait assassiner par les critiques. Tel est le cas de 10x10, Outfall en anglais. S'il n'est pas sans défauts, celui-ci tient néanmoins en haleine et surtout n'est pas inintéressant dans sa manière de jouer avec les codes du thriller claustrophobique, ce qui est d'ailleurs son seul intérêt. A première vue, rien de nouveau donc avec cette intrigue qui voit une jeune femme être kidnappée par un homme qui la retient ensuite prisonnière d'une pièce (d'où le titre français) à l'intérieur de sa maison isolée. Pourtant très vite, on devine que les motivations du ravisseur ne sont ni sexuelles ni sadiques. On sent de la douleur dans ce personnage tout en tension rentrée. On comprend que  Cathy cache en réalité un lourd secret. Et les rôles finissent pas s'inverser.
De victime, toutefois assez retors, la belle se transforme en folle meurtrière et celui qui devait être le bourreau, devient la proie. Une mise en scène quasi inexistante, un démarrage un peu trop long et à contrario, une fin qui parait avoir été avortée, embarrassent cependant ce petit film qui, tout en prenant une autre direction que celle qui lui était promise, ne parvient pas non plus à s'élever au-dessus de la série B. Agréable à tout le moins. (vu le 10/11/2018)










KröniK | ColdCell - Those (2017)


Stagnant dans les eaux troubles d'un post doom vénéneux, "Those" libère les émanations mortifères d'un black metal souterrain. 

Peu à peu, ColdCell est en train de gravir les marches d'une exposition amplement méritée, au gré de multiples changements de labels, le voyant passer de l'obscur Gravity Entertainment (le temps de l'originel "Generation Abomination") au révéré Avantgarde qui vient de le signer et où son black metal glacial et désincarné trouvera l'idéal refuge pour proliférer. Sans doute l'écurie italienne n'a pas été insensible à ce "Those", édité par Czar Of Cricket, troisième méfait qui impressionne par sa maîtrise des ambiances mortifères et du canevas tourmenté.

S'ils n'inventent rien dans ni dans la forme, minérale et sinueuse, ni dans le fond, sombre et torturé, les Suisses ont parfaitement assimilé et digéré les leçons de leur compatriote Triptykon avec lequel il partage cette même expression grouillante et maladive d'un art noir aussi labyrinthique que schizophrénique. Il ne manque aux Bâlois que le génie visionnaire de l'ex Celtic Frost pour se défaire de ce statut de disciple habile qui leur colle à la peau. Il s'agit là, très honnêtement, du seul (relatif) défaut de ce groupe qui dévoile avec cette offrande un style parvenu néanmoins à maturation, lente dérive dans des geôles souterraines et humides. Pulsatif et abyssal, "Those" est tout du long rongé par une gangrène corrosive. Avalé par une nuit épaisse aux allures de marée noire, son menu répand sa négativité poisseuse en s'abîmant dans les méandres d'un post doom lancinant, influence qui lui dicte un tempo plus empesé que fielleux et un sens des atmosphères pointillistes qu'égrènent des guitares à la fois squelettiques et tentaculaires ('Entity II'). Bien qu'il ne se prive pas de quelques accélérations plus typiquement black, témoin le percutant et enveloppant 'Heritage' que transpercent de désespérés accès de fureur, ColdCell prend son temps pour bâtir ce cénotaphe aux dimensions cyclopéennes, laissant respirer des plaintes engourdies pour mieux les laisser exploser en un torrent définitif, tel ce 'Drought In The Heart' convulsif et contemplatif, tumultueux et cendreux tout ensemble. Ce substrat instrumental aussi vertigineux que reptilien est creusé par un chant aux nombreuses nuances, tour à tour sentencieux ou écorché, rituel ou survolté, évoquant alors la folie contaminatrice de Bethlehem ou Deinonychus. Il est le venin de ce mal lourd et rampant qui infuse dans les profondeurs intimes de cet opus qui a quelque chose d'un gouffre qu'aucune lumière ne parvient à pénétrer. Stagnant dans les eaux troubles d'un post doom vénéneux, "Those" libère les émanations mortifères d'un black metal souterrain. (13/05/2018)


KröniK | Atrium Noctis - Aeterni (2017)


Théâtre d'un art noir mélodique et vaguement symphonique, Aeterni est un album d'un autre âge.

Quand bien même il existe depuis seize ans, ce n'est qu'en 2010 que Atrium Noctis a finalement atteint nos oreilles par l'entremise de Home, troisième offrande d'honnête mémoire qui a pu compter sur le soutien de Naturmacht Production pour connaître une exposition plus élargie que ses devancières. Nous en étions donc restés là avec ces Allemands qui auront pris leur temps pour enfanter ce Aeterni que nous n'attendions plus vraiment. Théâtre d'un art noir mélodique et vaguement symphonique, celui-ci est un album d'un autre âge.



Son écoute donne l'impression d'avoir déterrer une relique oubliée des années 90 avec beaucoup de claviers brumeux dedans, quelques bribes de chants féminins et une esthétique gothique cradlienne. Le décor est posé, désuet mais non sans un certain charme. De fait, son visuel pauvret et l'accoutrement risible de ses auteurs ne doivent pas trop vous effrayer et vous faire passer à côté d'un disque plaisant pour qui aime ce black metal d'une noirceur romantique auquel s'accrochent quelques oripeaux folkloriques que ne renierait pas le Finntroll des débuts (AD I). Des synthés envahissants et une batterie avec un bruit de casserole ne grèvent pas une partition luxuriante qui bourgeonne sous la forme de grappes épiques. Aeterni se compose de sept pièces. Flanquées d'une petite poignée d'instrumentaux (AD II et ADE aux couleurs médiévales), quatre d'entre-elles étirent leur arabesques ténébreuses sur des durées qui voisinent avec les neuf minutes au garrot. Entame théâtrale, Datura Noir ne manque pas d'emphase tandis que Zerberons Erwachen se drape d'un linceul poétique auquel participe le chant dans la langue de Goethe. Citons enfin le séduisant Die Nacht Des Falken aux lignes de guitares empreintes d'une majesté sépulcrales. Quoique plaisant, l'ensemble pèche toutefois par un déficit de grandeur, nous faisant douter que Atrium Noctis puisse s'échapper de l'ornière de la série B dans laquelle il végète depuis toujours...  (09/05/2018)


KröniK | Profane Order - Tightened Noose Of Sanctimony / Marked By Malice (2016 / 2017)


Les Québécois repoussent les frontières qui séparent l'homme de la bête en un brouet apocalyptique dont on ne sort pas de l'écoute indemne, les muqueuses en sang.

Toujours aussi inspiré dans ses choix, Krucyator réédite aujourd'hui en CD le EP Tightened Noose Of Sanctimony que Profane Order a commis l'an passé et jusqu'alors disponible en numérique puis en cassette, auquel il a eu la bonne idée d'agglomérer le premier méfait longue durée des Canadiens, Marked By Malice, édité quant à lui en 2016 sous ces mêmes formats. Voilà désormais réuni ce qui se fait de plus bestial et malfaisant en terme de black death nucléaire.

Les Québécois repoussent les frontières qui séparent l'homme de la bête en un brouet apocalyptique dont on ne sort pas de l'écoute indemne, les muqueuses en sang. S'enfiler d'un coup ces deux déflagrations atomiques tient du viol auditif qui charcute et explose la chair et les tripes. Cela pourrait être une bouillie infâme dont on ne retient rien mais étant l'œuvre de  musiciens maîtres de leur manche robuste, le résultat n'en est que plus démentiel de brutalité. Durant plus de cinquante minutes, les Canadiens pilonnent en mode marteau piqueur et dressent une verge monstrueuse, gonflée d'un stupre evil, qui ne cesse de cracher tel un geyser tellurique, une semence nocive aux allures de coulée blasphématoire. Enchaînant les saillies supersoniques (Terror Worship, Morbid Lust...), ils n'aiment cependant rien moins que multiplier les rampants de coups de boutoir lesquels, loin de sucer la moelle vicieuse de ce matériau survolté, le plonge alors dans les profondeurs d'un charnier malsain, témoin le reptilien Rat's Nest, qui macère dans les sous-sols obscurs où ont lieu sacrifices et sévices indicibles, avant de lancer Marked By Malice sur la voie d'une atrocité souterraine. Nous pourrions décrire par le menu chacune de ces deux offrandes mais, mises ainsi bout à bout, celles-ci forment une masse compacte, un bloc indivisible plus redoutable encore d'où émergent des éclairs furieux (Misanthropic Sect), des lacérations sanglantes (Dyed In The Wool). Il est toutefois évident que le EP va encore plus loin que son devancier en faisant copuler l'agressivité morbide de l'art noir et la sauvagerie technique du death metal le plus apocalyptique. L'ensemble trempe dans le pus vicieux d'un occultisme primitif. Après avoir écouté cette addition pernicieuse, on comprend parfaitement pourquoi le label a décidé de lui trouver une place entre les rééditions de Drawn And Quatered ou Paroxsihzem avec lesquelles elle partage cette même violence millimétrée qui ne l'exonère jamais d'une négativité cryptique. (30/04/2018)


KröniK | The Spacelords - Water Planet (2017)


Avec "Water Planet", The Spacelords n'est tout simplement pas loin de détrôner Electric Moon sur l'autel du space rock !

Découvert grâce au patronage d'Electric Moon avec lequel il partage depuis quelques années maintenant le même batteur, The Spacelords ne cesse de progresser. Si l’originel "Synapse" (2014) dévoilait un sympathique trio, il manquait cependant de nerfs et de folie, menue faiblesse très vite corrigée par "Liquid Sun", livré deux ans plus tard. A l'écoute de "Water Planet", on peut oser affirmer que l'élève a désormais (presque) dépassé le maître. Dans cette veine psyché et spatiale, il est difficile de trouver mieux que ce troisième voyage dans l'espace.

Les habitués de la famille Electric Moon ne seront pas dépaysés par ce space rock aussi hypnotique que duveteux tricoté par une guitare aérienne et une rythmique gourmande, le tout flottant dans un nuage d'effluves chatoyants et cosmiques. Mais, sans perdre de leur décontraction, le batteur Marcus Schnitzler et ses deux fidèles comparses, en enrobant ce trip psyché d'une carapace massive, ce qui faisait justement défaut à "Synapse", atteignent une autre dimension, à la fois plus élastique encore et surtout plus puissante. Si son visuel ainsi que son titre semblent vouloir le rapprocher de son prédécesseur, "Water Planet" va en réalité bien plus loin tant en terme de réussite que d'univers sonores explorés. A nouveau au nombre de trois, ses pistes s'élèvent encore davantage vers des sphères célestes inconnues à l'intérieur desquelles le groupe nous invite à le suivre. Il se fait alors le capitaine au long cours d'un périple intersidéral immersif et coloré dont le caractère douillet ne lui interdit pas d'être musclé à l'image de 'Plasma Thruster' qui lance l'écoute en libérant une myriade de sons qui fourmillent tandis que la guitare de Matthias Wettstein convoque l'Orient et ses fragrances soyeuses. Si avec 'Metamorphosis', The Spacelords décole très haut, tutoyant des sommets floydiens avec son pouls hypnotique et ses envolées d'une bouleversante beauté,  le gros morceau de l'album, à tous les points de vue, se révèle être 'Nag Kanya' et ses quasi vingt minutes au compteur. Il s'agit d'une échappée orgasmique et tripante aux allures de lente élévation à laquelle les Allemands impriment un groove stellaire, avalé par un brouillard bleuté. Guitare planante noyée sous des effets liquides, basse toute en rondeur et percussions ensorcelantes s'accouplent en un feu d'artifice psychédélique et ce, sans jamais perdre en intensité malgré la longueur de la saillie cosmique. Et lorsque le rythme s'accélère et que la six-cordes gilmourienne sort les crocs lors d'une partie médiane turbulente, l'extase vient frapper à la porte avec cette délicatesse chamarrée. Avec "Water Planet", The Spacelords n'est tout simplement pas loin de détrôner Electric Moon sur l'autel du space rock ! (23/04/2018)


KröniK | Rusty Bonez - Wrath (2017)


Distillant un heavy stoner rock aussi décontracté que bourru auquel il ne manque qu'un peu de personnalité pour faire plus mal encore, ces Grecs dévoilent un potentiel réjouissant.

Si de la péninsule hellénique, nous connaissons surtout ses musiques sombres, de Nocternity à Septic Flesh, de Naer Mataron à Rotting Christ, pour ne citer que quelques-uns de ses adorateurs des ténèbres, il existe là-bas une scène stoner rock aussi sympathique que généreuse, certes moins exposée mais dont les artisans donnent à celui qui les écoute le gourdin des grands jours. Tel est le cas de Rusty Bonez.


Bien qu'encore inconnu en dehors de sa cage d'escalier, gageons que ce quatuor ne devrait plus végéter dans la confidentialité bien longtemps, fort de cet album féroce qui n'est en outre que leur galop d'essai. C'est dire l'avenir prometteur qui lui est garanti. Plus que l'odeur de beuh, "Wrath" exhale les dessous de bras et l'haleine chargée en bière. Bref, le trip psyché et pipe à eau, ce n'est pas pour ces Grecs ivres d'une énergie furieuse et galopante, qui ont le bon goût de couler une dose épaisse de heavy velu dans leur rock de bûcheron. Direct et sans prétention, le résultat est couillu et extrêmement solide, taillé pour avaler les kilomètres aux commandes d'une puissante mécanique. Le menu démarre de la plus belle et étonnante des manières, avec l'instrumental 'Ball n' Chain', préliminaire tout en progression qui nous fait dire que les Athéniens seraient bien inspirés de creuser davantage ce sillon émotionnel et intense tout ensemble. Ce qui suit se montre moins surprenant sinon jouissif mais dresse une robuste efficacité, toujours prête à exploser en un geyser de riffs en chêne massif ('Scream Of Souls'). Le dard pointant vers le rock US, un peu à la manière d'un Audrey Horne auquel on pense parfois, comme sur ce 'Goldman Shagged' remuant, Rusty Bonez sait combiner un chant grungy et des guitares vrombissantes, même si la basse ne se contente jamais de faire de la figuration ('King Of The Road'). Plus velouté par moment à l'image d'un ‘Stoned Skin' aux belles rondeurs, les membres solidement enfoncés dans la terre, "Wrath" trouve le juste équilibre entre force souterraine et beauté rugueuse, témoin ce 'Grub' final qui débute comme une ballade avant de voir ses traits se durcir, la peau tendue et sillonnée de guitares d'airain. Distillant un heavy stoner rock aussi décontracté que bourru auquel il ne manque qu'un peu de personnalité pour faire plus mal encore, ces Grecs dévoilent un potentiel réjouissant dont on devine que ce premier jet n'a fait que le déflorer. (21/04/2018)