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Budd Boetticher | La chevauchée de la vengeance (1959)
























Avant-dernière collaboration entre le réalisateur Budd Boetticher et l'acteur Randolph Scott, La chevauchée de la vengeance s'impose même comme le meilleur des sept films qu'ils ont tournés ensemble sur une période très courte, entre 1956 (Dix hommes à abattre) et 1960 (Comanche Station).

Anthony Mann | Du sang dans le désert (1957)
























Assez rare dans le western, Henry Fonda n'en a pas moins associé son nom à quelques classiques du genre. Citons notamment La poursuite infernale (1946) et Le massacre de fort Apache (1948) de John Ford ou bien entendu Il était une fois dans l'Ouest (1969) de Sergio Leone.

Albert C. Gannaway | L'ultime chevauchée (1957)
























Si, entre Fort invincible ou Le fier rebelle, la collection d'Artus, "Les grands classiques du western", justifiait (presque) son nom, que dire de ses dernières cartouches, oscillant entre la petite série B (au mieux) et la plus sinistre série Z (au pire).

Frank McDonald | Le trésor des collines rouges (1955)


Artus Films poursuit son travail d'archéologue en exhumant de l'oubli ce Trésor des collines rouges,emballé par le vétéran chevronné Franck McDonald et sorti sur les écrans (pas français en tout cas) en 1955. Mais encore une fois, cette (petite) série B fait partie de cette kyrielle de productions qui ne réussissent jamais à compenser leur budget anémique par de bonnes idées malheureusement aux abonnés absents. Malgré une longue carrière, MacDonald livre une mise en scène sans conviction ni rythme que seuls quelques plans (et encore !), lors de ses ultimes bobines, sauvent de la banalité.
Le récit s'égare dans des intrigues secondaires et une multitude de protagonistes mal définis, au point de rendre secondaire le sujet principal, à savoir la rivalité de deux gros propriétaires autour d'un point d'eau, possédé par un tiers. Sans la présence pourtant furtive d'un jeune Lee Van Cleef, alors habitué aux rôles de petite frappe,sur laquelle certains éditeurs ont cherché à capitaliser sans vergogne en la soulignant de façon appuyée sur les jaquettes et affiches, gageons que le film n'aurait peut-être pas eu droit à cette redécouverte. Pourtant, Zachary Scott y est plutôt convaincant et Lola Albright, déjà appétissante...



Phil Karlson | Le 4ème homme (1952)


En quelques mots : Réalisé en 1952 par Phil Karlson, Le 4ème homme vaut mieux que son étiquette de série B, bien qu'il en respecte les codes (noir et blanc, violence sèche, mise en scène nerveuse...). Suivant une trajectoire curieuse, le film démarre comme une histoire de braquage, dans un un milieu froid et urbain, inspirant aussi bien l'Affaire Thomas Crown (Norman Jewison - 1968) que Reservoir Dogs (Quentin Tarantino - 1992) avant de dévier vers la quête vengeresse dans un décor poisseux mexicain. Karslon, dont la mise en scène efficace et sans bavure est une merveille du genre à montrer dans toutes les écoles de cinéma, prouvant en cela qu'il pouvait aisément s'élever au niveau d'un Don Siegel, trouve en John Payne l'acteur idéal, toute en colère rentrée, qu'il retrouvera d'ailleurs l'année suivante pour L'affaire de 99ème rue sur un mode (un peu plus) mineur toutefois. Kansas City Confidential tire aussi une bonne part de son charme à sa belle brochette de sales gueules entre celles, excusez du peu, de Neville Brand, Jack Elam, Lee Van Cleef ! Coleen Gray complète l'affiche, troisième côté d'un triangle tragique qu'elle incarne avec John Payne et Preston Foster. Petit budget peut-être mais un film d'une grande richesse scénaristique. 

Norman Taurog | Le trouillard du Far West (1956)
























Le trouillard du Far West n'est ni le meilleur ni le pire des films mettant en scène le tandem Dean Martin et Jerry Lewis mais reste un bon cru, signé Norman Taurog, fidèle faire-valoir du couple avant de devenir celui d'Elvis.