Western réputé bien que relativement méconnu, Les 4 desperados mérite en effet le détour. Si son titre laisse augurer une petite pellicule de série comme l'Europe en usinait alors à la pelle, ce film réalisé par le modeste Julio Buchs a l'intelligence de se démarquer justement de la production courante.
AU PIF
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Richard Blasco | Les 3 épées de Zorro (1963)
A l'ombre du chef-d'oeuvre indépassable de Rouben Mamoulian, il existe une foultitude de petits Zorros, souvent européens. On pense bien entendu au film avec Alain Delon (pas son meilleur rôle soit dit en passant) ou au Signe de Zorro (1963) de Mario Caiano.
Henry Hathaway | L'attaque de la malle-poste (1951)
Budd Boetticher | La chevauchée de la vengeance (1959)
Avant-dernière collaboration entre le réalisateur Budd Boetticher et l'acteur Randolph Scott, La chevauchée de la vengeance s'impose même comme le meilleur des sept films qu'ils ont tournés ensemble sur une période très courte, entre 1956 (Dix hommes à abattre) et 1960 (Comanche Station).
Anthony Mann | Du sang dans le désert (1957)
Assez rare dans le western, Henry Fonda n'en a pas moins associé son nom à quelques classiques du genre. Citons notamment La poursuite infernale (1946) et Le massacre de fort Apache (1948) de John Ford ou bien entendu Il était une fois dans l'Ouest (1969) de Sergio Leone.
Michael Winner | Les collines de la terreur (1972)
En inversant les rôles - l'Indien est le gentil et les blancs sont les méchants -, Les collines de la terreur semble cultiver la fibre démythificatrice du western dans le sillage des films de Sam Peckinpah ou d'Arthur Penn, certains ont même cru y voir une parabole sur la guerre du Vietnam !
Roy Rowland | L'aventure fantastique (1955)
Il est fréquent de lire que western et comédie ne font généralement pas bon ménage. Les exceptions existent cependant, que l'on songe à La vallée de la poudre de George Marshall (1958), La blonde et le shérif de Raoul Walsh (1958) ou dans le pur burlesque, le Chercheurs d'or des Marx Borthers (1940), auxquels on peut rajouter, certes sur un mode mineur, L'aventure fantastique.
Rudolph Maté | Les années sauvages (1956)
Les années sauvages appartient à ces séries B que l'on pouvait découvrir dans La dernière séance ou le lundi après-midi sur la 3. Il n'existe malheureusement plus aujourd'hui de chaînes diffusant ce genre de petites productions.
Henry Levin | Natchez (1954)
Egalement connu sous le nom de La sirène de Bâton Rouge, Natchez est un western proche de La maîtresse de fer (Gordon Douglas, 1952) et du Gentilhomme de la Louisiane (Rudolph Maté, 1953), avec lesquels il partage un même cadre géographique. Mais comme le rappelle Patrick Brion dans sa présentation jointe comme bonus à l'édition DVD, il ne s'agit pas pour autant d'un remake. Le film possède ainsi sa propre identité et son sujet ne noue aucun lien avec les deux métrages qui l'ont précédé. Série B certes, Natchez bénéficie cependant des moyens offerts par la Twentieth Century Fox qui le distribue. Habillée d'une photo chatoyante, l'oeuvre ne manque pas de souffle. Henry Levin assure un travail convaincant même si la réussite est plus modeste que pour son futur Jicop le proscrit (1957). Sa distribution n'est pas sans charme. Debra Paget est au sommet de sa beauté bien qu'on la préfère dans La princesse du Nil tourné la même année et l'oublié et massif Dale Robertson mérite mieux que son statut de Tony Curtis du pauvre. Kevin McCarthy, Thomas Gomez ou Woody Stode complètent cette solide affiche. On passe donc un bon moment devant ce western qui n'en est pas vraiment un. (vu le 10/01/2019)
Charles Marquis Warren | La chevauchée des vaqueros (1958)
La chevauchée des vaqueros est un titre (français) prometteur pourtant il n'y a ni vaqueros ni chevauchée (ou si peu) dans ce morne western aussitôt visionné aussitôt oublié. Malgré la présence Joel McCrea et une scène de lynchage comme entrée en matière, ce film illustre la médiocrité de Charles Marquis Warren, scénariste et écrivain renommé (Rawhide c'est lui) mais piètre technicien. Seuls Little Big Horn et Le sorcier du Rio Grande sont à sauver d'une filmographie sans éclat. Musique entendue mille fois ailleurs, technicolor utilisé sans imagination et réalisation (quasi) inexistante définissent ce western d'une confondante platitude qu'aucun second rôle truculent (hormis Paul Brinegar) ni péripéties ne lui permettent pas d'échapper à l'ennui. Même McCrea semble ne pas y croire dans un rôle humaniste pourtant taillé pour lui. Animé par Gloria Talbott et Phyllis Coates, le casting féminin n'est guère plus séduisant.
Bref des westerns évoquant le convoyage du bétail, il y en a de bien meilleurs, à commencer par La rivière rouge de Howard Hawks... (vu le 12/12/18)
Bref des westerns évoquant le convoyage du bétail, il y en a de bien meilleurs, à commencer par La rivière rouge de Howard Hawks... (vu le 12/12/18)
Ray Enright | Ton heure a sonné (1948)
Succédant à La vallée maudite, réalisé un an plus tôt par George Waggner, Ton heure a sonné est le deuxième film né de l'association entre l'acteur Randolph Scott et le producteur Harry Joe Brown. Pour l'occasion, le comédien embauche Ray Enright qui vient alors de le diriger dans Du sang sur la piste et qu'il retrouvera quelques mois plus tard pour La descente tragique. Sous ses airs de modeste série B, Coroner Creek préfigure cependant les grands westerns que Scott enchaînera dans les années 50 sous la direction de André de Toth (Les massacreurs du Kansas, Terreur à l'ouest) et et Budd Boetticher (l'homme de l'Arizona, Comanche Station etc...) dont il constitue en quelque sorte le brouillon. Ce faisant, il fait entrer le western bis dans l'âge adulte en recourant, pour la forme, à la couleur et aux décors naturels et pour le fond, à des personnages à la psychologie plus complexe.
Méchant savoureux, George MacReady annonce les rôles tenus par Raymond Massey dans Les conquérants de Carson City ou par lui-même dans The Stranger Wore A Gun. Face à lui, Randolph Scott commence à élaborer son personnage d'homme torturé par la vengeance qui le pousse dans une quête obsessionnelle, auquel il prête son visage plus expressif qu'il n'y parait tant les émotions, les sentiments qui le traversent sont grands. Artisan modeste, Enright signe là un des meilleurs films avec Les écumeurs (1942) et Kansas en feu (1950). Les cadrages, l'éclairage des intérieurs et la manière dont les personnages entrent dans le champ offrent ainsi un travail intéressant, quand bien même ce n'est peut-être pas à son crédit qu'il faut porter ses qualités techniques. (vu le 06/11/2018)
Méchant savoureux, George MacReady annonce les rôles tenus par Raymond Massey dans Les conquérants de Carson City ou par lui-même dans The Stranger Wore A Gun. Face à lui, Randolph Scott commence à élaborer son personnage d'homme torturé par la vengeance qui le pousse dans une quête obsessionnelle, auquel il prête son visage plus expressif qu'il n'y parait tant les émotions, les sentiments qui le traversent sont grands. Artisan modeste, Enright signe là un des meilleurs films avec Les écumeurs (1942) et Kansas en feu (1950). Les cadrages, l'éclairage des intérieurs et la manière dont les personnages entrent dans le champ offrent ainsi un travail intéressant, quand bien même ce n'est peut-être pas à son crédit qu'il faut porter ses qualités techniques. (vu le 06/11/2018)
John Sturges | Les aventuriers du désert (1949)
Les chevaux, le désert et surtout Randolph Scott ne doivent pas vous tromper, Les aventuriers du désert ressemble plus à un film noir qu'à un vrai western. L'histoire se déroule dans les années 40 et l'intrigue policière prend le pas sur la quête du trésor perdu dans les sables. Bien que réalisée par John Sturges dont c'est le premier film important, l'oeuvre porte avant tout la marque de son producteur (avec le fidèle Harry Joe Brown) et vedette, Randolph Scott donc : tournage à l'économie, récit efficace, mise en scène au cordeau etc... S'il tient en haleine tout du long, notamment grâce à son excellente distribution (avec Kennedy, Ireland et Buchanan quand même) et un noir et blanc riche en contraste, The Walking Hills se révèle pourtant inférieur aux westerns que l'acteur tournera plus tard avec Budd Boetticher (La chevauchée de la vengeance...), la faute à un ensemble un peu étriqué justement et des personnages dont le passé aurait mérité d'être plus approfondi. (vu le 30/10/2018)
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