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KröniK | Monster Magnet - Dopes To Infinity (1995)


Œuvre de musiciens perpétuellement shootés, Dopes To Infinity résume à lui seul ce qu’est le bon stoner : riffs pachydermiques, ambiances cosmiques et psychédéliques, fumette, champignons, bimbos, passages instrumentaux qui s’envolent très haut vers un ailleurs inconnu.

Un disque habillé d’une pochette mettant en valeur une nana en tenue d’Eve avec des nichons insolents ne peut pas être totalement mauvais, surtout s’il s’agit de Monster Magnet. Ce visuel appétissant apte à satisfaire les sens libidineux des auditeurs mâles, associé à un titre qui résume au mieux le contenu sulfureux et hallucinogène de la chose, est la porte d’entrée idéale d’un album promis à devenir un des mètre-étalon de la scène Stoner.

S’éloignant encore un peu plus du space rock acide qui faisait passer Hawkwind pour Supertramp alors en vigueur durant ses premiers pas (hormis peut-être sur le terminal « Vertigo », qu’achève un ghost-track dément), le groupe livre donc un monstrueux pavé de hard rock seventies velu et psychédélique. Durant plus d’une heure, Dopes To Infinity (quel titre décidément !) nous convie à un voyage cosmique aux forts relents de marijuana, dont les pilotes sont ces grattes graisseuses sentant bon l’huile de vidange, tandis qu’un orgue possédé fait office de machine à remonter le temps, vers une époque pas si lointaine durant laquelle les dieux se nommaient Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath, Hawkwind ou Grand Funk Railroad. Monster Magnet est donc parvenu à inventer la machine qui transporte dans le temps et dans l’espace ; une machine dont les divers éléments s’appellent « Dopes To Infinity », « Look To Your Orb For The Warning », «Ego, The Living Planet » et bien d’autres encore. D’ailleurs, la majorité des titres évoquent quelque trips spatiaux hallucinés (« King Of Mars », « Theme From « Masterburner » »). On sent bien à l’écoute de ces douze enclumes, que les Américains, Dave Wyndorf - son incontestable leader – en tête, sont conduits par une véritable liberté artistique, mais une liberté canalisée (contrairement à l’indescriptible bien qu’excellent, 25 Tab) au profit de vraies chansons, architecturée avec rigueur, sans pour autant perdre en folie (l’infernal « Third Alternative » et son final déchiré par les cris de damnés de Wyndorf). Œuvre de musiciens perpétuellement shootés, Dopes To Infinity résume à lui seul ce qu’est le bon stoner : riffs pachydermiques, ambiances cosmiques et psychédéliques, fumette, champignons, bimbos, passages instrumentaux qui s’envolent très haut vers un ailleurs inconnu. Voilà autant d’ingrédients essentiels à mélanger dans la marmite pour accoucher de l’hommage aux glorieuses seventies tant recherché par ces hérauts défoncés en pattes d’eph’. Bref, un des chefs-d’œuvre du genre, on vous dit, et la pierre angulaire de la carrière de Monster Magnet. (2006)


Wolfgang Petersen | Alerte ! (1995)


Wolfgang Petersen réalise Alerte ! en 1995. C'est le type même de film que l'on n'a pas très envie d'aimer tant les reproches qu'on peut lui faire sont nombreux : grosses ficelles, une finesse aux abonnés absents, personnages caricaturaux (mention spéciale au général McClintock que Sutherland grâce à sa morgue glaciale, parvient cependant à animer) et discours sur "l'âme de l'Amérique" qui fait sourire. Mais force est pourtant de reconnaître que Outbreak tient en haleine durant presque deux heures. Petersen s'impose alors comme un maître du film d'action à gros budget. Son travail est carré et sans bavures, soutenu par une excellente distribution (Hoffman, Russo, Freeman, Spacey...). Mais l'Allemand n'est pas un auteur et le prouve, plus à l'aise dans le suspense que dans la critique de ces guerres bactériologiques dont les Américains sont de cyniques artisans.
Si l'ensemble se regarde sans déplaisir, on se demande quand même où est passé le réalisateur du Bateau, de L'échiquier de la passion et même, de Dans la ligne mire, thriller psychologique élégant et de haute volée...
Vu le 24/02/2018 / Source : enregistré sur TPS Cinextrême en 2005. 











Clint Eastwood | Sur la route de Madison (1995)


En quelques mots : Lorsque Clint Eastwood entame le tournage de Sur la route de Madison, il se trouve dans une des périodes les plus fastes de sa carrière. Les années précédentes ont vu le triomphe de Impitoyable et de Dans la ligne de mire, le premier ayant été également couvert de récompenses et en 1994, privilège suprême, il préside le festival de Cannes. Il est donc en position de force quand il décide, vingt deux ans après Breezy, de tourner une histoire d’amour, sa première en tant que comédien. De fait, le film n’est pas sans évoquer sa troisième réalisation. Tout deux racontent, certes d’une manière différente, une dernière histoire d’amour. Durant quatre (trop) petits jours, nous suivons la relation entre une femme mariée (Francesca) et un photographe solitaire venu dans l’Iowa pour prendre quelque clichés de ses célèbres ponts en bois. Le film est au départ destiné à Sydney Pollack qui pense bien sûr à son ami Robert Redford pour camper Robert Kincaid, le photographe voyageur. Puis, Steven Spielberg s’y intéresse et veut confier le rôle à Clint. Mais, épuisé par La liste de Schindler, il se retire du projet (il en reste malgré tout le producteur via Amblin, sa société). Bruce Beresford est choisi pour le remplacer, mais ses hésitations concernant l’actrice qui devra interpréter Francesca, viennent à bout de la patience de Eastwood, lequel abhorre l’indécision. Ce dernier prend donc les choses en main et décide de le mettre en scène lui-même. Après un impressionnant casting qui a vu défiler quelques unes des plus grandes comédiennes telles que Catherine Deneuve, Michelle Pfeiffer ou Jessica Lange, il opte finalement pour Meryl Streep. Adapté d’un mauvais roman à l’eau de rose ayant connu un très grand succès, Sur la route de Madison aurait facilement pu sombrer dans la banalité entre les mains d’un autre cinéaste. Au contraire, Eastwood filme cette histoire avec beaucoup de tact et de pudeur. Il opère par petites touches, évite les effets faciles et privilégie au contraire la discrétion de gestes simples, comme ce très beau moment où Francesca touche délicatement le col de la chemise de Robert tout en parlant au téléphone. En une scène d’une admirable sobriété, tout est dit. Il va sans dire que tout le film repose sur son couple vedette. Si Meryl Streep se révèle comme de bien entendu excellente et trouve probablement son meilleur rôle depuis Out Of Africa en 1986 (elle sera d’ailleurs nominée pour l’oscar), Clint démontre une sensibilité que beaucoup le pensait incapable de manifester, même si avec intelligence il s’efface derrière sa partenaire. Jamais, il ne s’est montré si humain, si émouvant, si fragile, notamment durant la plus belle et mémorable séquence du film, lorsqu’il attend sous la pluie que Francesca le rejoigne peut-être, pour partir avec lui. Mais elle ne peut quitter son mari. Quelques instants plus tard dans la voiture de son époux, la main agrippée à la poignée de la portière, elle est pourtant à deux doigts de le faire, avant d’y renoncer. Si Clint s’avère parfait dans la peau de Kincaid c’est justement parce que celui-ci lui ressemble en un certain sens et qu’il s’inscrit dans la continuité des rôles qu’il a l’habitude de jouer. Kincaid est un être solitaire, individualiste, errant à travers le monde et qui débarque dans la vie de cette fermière, avant de disparaître. Le cinéaste nourrit manifestement une affection pour ce type de héros, comme le démontrent aussi ses westerns, Pale Rider notamment. De plus, il prouve à nouveau qu’il aime les histoires mettant en scène un personnage féminin fort, à l’image de L’épreuve de force ou plus tard de Mystic River ou Million Dollar Baby, une autre histoire bouleversante construite autour d’un amour, filial celui-ci. Superbe mélodrame comme Hollywood n’en tourne guère plus aujourd’hui, Sur la route de Madisonest une œuvre teintée d’amertume qui a le bon goût de ne pas se terminer sur un happy-end qui eut été pour le moins convenu. Il s’agit d’un film sur les opportunités qu’on a pas eu. Francesca, mère au foyer et bonne épouse, n’a pas eu la vie dont elle rêvait et passe à côté du grand amour afin de rester fidèle à sa famille. Bien qu’elle soit une femme adultère, on ne peut pas lui reprocher ces quatre jours qui n’ont rien d’un moment d’égarement. Durant quelques heures, elle redécouvre la vie et ses plaisirs simples, comme se promener le soir, fumer une cigarette, s’acheter une robe ou boire une bière dans son bain. Comme dans Bronco Billyou Un monde parfait, Clint Eastwood filme l’Amérique provinciale, un monde qui semble hors du temps. Il dénonce également à nouveau l’hypocrisie et les médisances qui pourrissent les petites villes. Mais Francesca, à l’instar de Frank Harmon dans Breezy, se moque des qu’en-dira-t-on et décide de vivre cet amour passionné en toute liberté. Le cinéaste signe donc avec Sur la route de Madison un de ses films majeurs et étonne car peu le croyait capable de raconter une histoire d’amour avec autant de réussite.

KröniK | Y&T - Musically Incorrect (1995)


Peut-être abusé par l'alcool ou le vague souvenir de la sortie de Musically Incorrect puis de Endangered Species, qu'accompagnaient alors des critiques plus que réservées à leur encontre, votre serviteur écrivait à l'époque de la publication de Facemelter : " la première [reformation] en 1995, éphémère et sans grand éclat". Si la reformation de Y&T quatre ans après un split survenu dans l'indifférence générale, a effectivement été accueillie avec tiédeur, force est de reconnaître que la (re)découverte de ces deux albums tombés depuis dans les oubliettes méritent franchement mieux que cela. C'est surtout vrai pour le premier d'entre eux au titre plein d'ironie. Car en 1995, il ne fait (toujours) pas bon être un dinosaure, à fortiori lorsqu'on pratique du Hard Rock mélodique (ou pas), genre musicalement incorrect à une époque où les médias ne jurent plus que par le grunge et le néo-Thrash. Combien de bons disques, à commencer par le Stranger In Us All d'un Rainbow ressuscité, n'ont alors pas rencontré le succès, commercial, espéré par leur auteurs ? Le successeur de Ten (1990) en fait partie. Mais le groupe américain, et notamment son incontestable leader, Dave Meniketti, ne le savaient-ils pas dès la décision prise de revenir aux affaires ? On peut le penser. Désormais débarrassé d'une contrainte commerciale pesante, Y&T, que l'on retrouve ici sous sa dernière mouture (soit, outre le chanteur déjà cité, Phil Kennemore à la basse, Jimmy DeGrasso à la batterie et Stef Burns à la seconde guitare), donne avant tout l'impression de se faire plaisir. En un mot : libre. Il l'est même tellement que cet album tranche avec bonheur avec le ronronnement artistique de In Rock We Trust ou Contagious, quand bien même la patte indélébile du quatuor demeure, sauf le temps du curieux mais néanmoins réussi, "Nowhere Land", pour son chant, assuré par le regretté Kennemore et sa mélodie façon Beatles (?). Les Ricains se lâchent comme jamais, pondant des compositions souvent assez longues - plus de la moitié d'entre elles oscillant entre 5 et 7 minutes ! - qui se moquent de ne pas passer sur les ondes, qui du reste ne veulent plus de leur géniteurs devenus synonymes de ringardise, ou n'hésitent pas à placer un break jazzy ici ("Long Way Down"), une touche presque 'zeppelienne' là ("Quicksand") ou alourdir le tempo ("21st Century"). Cela signifie-t-il que ces douze titres ne sont pas aussi inspirés que leur glorieux aînés des années 80 ? Bien au contraire. Osons même l'affirmer, Musically Incorrect peut être considéré comme un des sommets de créativité d'une formation qui tend de plus en plus à se confondre avec son capitaine Meniketti, lequel déverse sa voix chaude si caractéristique et surtout ses éruptions 'guitaristiques' fiévreuses, guitar-hero méconnu dont on ne peut qu'admirer le jeu sur des brulots de la trempe de "Pretty Prison", le groovy "Fly Away" et sa wah-wah jouissive et seventies, sans oublier "I've Got My Own" et la power-ballade obligée "No Regrets". Décomplexé, Y&T se montre plus puissant, plus moderne, signant un dixième album studio que nous ne saurions trop vous inviter à réévaluer à sa juste valeur, la première donc. Suivra une modeste tournée au succès confidentiel, avant que le groupe ne commence malgré tout à élaborer un autre opus. ce sera le tout aussi oublié Endangered Species... 4/5 (2010)


                                     

KröniK | Immortal - Battles In The North (1995)


Gravé en septembre 1994 et publié l'année suivante chez Osmose Productions, "Battles In The North" est-il le meilleur album des Norvégiens d'Immortal ? Certains acquiesceront volontiers quand d'autres lui préféreront "Pure Holocaust" ou bien "At The Heart Of Winter", dans un style bien différent. Ce troisième méfait demeure en tout cas le plus célèbre d'Immortal et l'un des plus vendus de l'histoire du black metal tout court. En cela, il est de ces incontournables, de ces indispensables qui ont contribué à façonner le genre au même titre que "Filosofem" (Burzum) ou "De Mysteriis Dom Sathanas" (Mayhem) pour ne citer que deux autres opus tutélaires. Etonnamment, "Battles In The North" n'est toutefois pas sans défauts. Outre son mixage perfectible, celui-ci souffre surtout de parties de batterie dignes d'une (mauvaise) boîte à rythme dont on sait qu'elles sont en fait l'œuvre d'Abbath lui-même. Si, une fois le monstrueux Horgh installé derrière les fûts, à partir de "Blizzard Beasts", le groupe corrigera enfin ce qui depuis ses débuts était sa principale faiblesse, devenant alors la véritable machine de guerre qu'il a toujours aspiré à être, il est pourtant évident que ces écueils paraissent bien relatifs au regard d'une bestialité que rien ne vient jamais freiner. Mieux, le son des Norvégiens s'accommode parfaitement de ces quelques approximations, allant même jusqu'à s'en nourrir pour alimenter son essence diabolique. Alors que son prédécesseur avait déjà franchi une étape supplémentaire en terme de brutalité par rapport à "Diabolical Fullmoon Mysticism", "Battles In The North" va encore plus loin, concentré d'une violence qui semble venir du fond des âges. Trente-cinq minutes et dix-huit secondes durant, le duo martèle avec une glaciale vélocité un black metal d'une intensité haineuse qui ne s'encombre d'aucun artifice ni du moindre petit kyste mélodique, tertre nocturne habité d'une âme hivernale. Arpèges acoustiques et mid-tempos ont été balayés au profit d'une férocité ininterrompue et inégalée, du titre éponyme jusqu'au terminal et fameux 'Blashyrkh (Mighty Ravendark)'. Même "Blizzard Beasts", en dépit de ses influences death metal, ne déploiera pas une telle sauvagerie. L'univers d'une froide et crépusculaire mythologie de Demonaz trouve dans ce terreau agressif un écrin furieux pour s'exprimer et prendre son envol, à l'image de ce funeste corbeau devenu le symbole d'un groupe dont la dimension presque parodique par moment, à l'image de ses visuels (pochettes et clips), cohabite avec une redoutable puissance d'évocation. Immortal fera-t-il mieux par la suite que "Battles In The North" qui résume à lui seul son identité ? Après un quatrième album mal aimé, s'ouvrira une seconde ère pour le groupe, plus accessible quoique toujours aussi froide, laquelle coïncidera avec son explosion commerciale ...4/5  (2015)


                                   

KröniK | Doro - Machine II Machine (1995)


Savez-vous à quoi reconnaît-on le talent ? Sans doute (entre autre) à la capacité précieuse de sauver sa peau quoiqu’il arrive. Démonstration avec le Machine II Machine de Doro. Après s’être imposée comme une des rares femmes à pouvoir rivaliser avec les hommes au sein de la chapelle Heavy durant les années 80, puis prouver qu’elle pouvait exister par elle-même grâce à ses premières aventures en solitaire, la chanteuse allemande surprend tout le monde en gravant en 1995 ce cinquième opus aux traits volontairement modernes, lourds et indus. Cet alliage curieux aurait pu aboutir à une réussite, pourquoi pas ? Ce n'est pas tout à fait le cas.
Est-ce à dire que Machine II Machine est honteux ? Que nenni ! Inégal, trop long et maladroit, en revanche, oui. Prolongeant, après Angels Never Die, sa collaboration avec le producteur Jack Ponti, Doro fait aussi appel à Kevin Shirley (Dream Theater, Iron Maiden), tandis que le bassiste Greg Smith, qui participe la même année au Stranger In Us All d’un Rainbow reformé, la seconde pour l’écriture sur la majorité des titres. Si certaines chansons dégagent une puissance incontestable, citons par exemple les premières salves ("Tear It Up", l’hypnotique "Ceremony", probablement l’une des meilleures du lot, "Are They Coming For Me", dont les accents arabisant et la mélodie rappelleront le "Kashmir" de Led Zeppelin), cependant que "Don’t Mistake For Love" honore le pur Hard-Rock auquel la belle nous a habitué, d’autres, par contre, sont moins heureuses, tels que les lourdingues "Machine To Machine", "Love Is The Thrill" ou le remix technoïde de "Ceremony" par ses compatriotes de Die Krupps, avec lesquels elle enregistre le complément de cet album, Machine II Machine : Electric Club Mix, EP publié quelques mois plus tard qui, comme son nom l'indique, la voit tâter franchement du bidouillage industriel. Au moins, reconnaissons à Doro une liberté mêlée d’une vraie sincérité dans sa démarche au moment où certaines de ses concurrentes rentrent leurs griffes soit en suivant les modes (Lita Ford avec Black), soit en se noyant dans la soupe (Lee Aaron, Robin Beck). Peut-être est-ce pour cette raison que, malgré la réussite pour le moins mitigée de cette cuvée, la chanteuse conserve un charme et un talent intactes, à l’aise aussi bien dans le registre agressif ("Like Whiskey Straight") que dans celui de la ballade ("In Freiheit Stirbt mein Here"). Disque aujourd’hui oublié, comme le démontre son absence depuis longtemps lors des concerts de la Teutonne, Machine II Machine n’est pas totalement mauvais mais déçoit et ouvre une période moins glorieuse tant d’un point de vue artistique que commercial pour sa génitrice, baisse de régime et d'inspiration que confirmera Love Me In Black trois ans plus tard. 2.5/5 (2010) | Facebook