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Luigi Batzella | Holocauste Nazi (1977)


Pourquoi regarder "Holocauste Nazi" ?
Parce qu'on tient là, avec La dernière orgie du IIIème Reich de Cesare Canevari. un des fleurons de la nazisploitation, sous-genre parmi les plus honnis du cinéma d'exploitation.
Parce que Luigi Batzella a réalisé en 1973 Les vierges de la pleine lune, sans aucun doute possible son meilleur film, le plus célèbre également avec ce Holocauste Nazi dont la nullité crapoteuse n'a d'égale que le sommet de perversion qu'il atteint lors de séquences de torture bien dégueulasses.
Parce qu'il y a en fait deux métrages en un, puisque que le metteur en scène, que n'embarrasse pas cette pratique douteuse, n'hésite pas remplir son programme de stock shots (comme il l'a aussi fait pour Les tigres du désert) issus de son propre Quand explose la dernière grenade (1970), entre lesquels il glisse des scènes de barbarie, allant même jusqu'à rappeler les comédiens de ce film, dont la belle Brigitte Skay. 
Parce que Salvatore Baccaro trouve là son plus grand rôle (?) avec celui du Château de l'horreur (1974).
Parce que Macha Magall ne manque pas d'un charme trouble, nous faisant regretter de ne pas l'avoir vue beaucoup...
Parce que dans son genre, Holocauste Nazi est culte, symbole d'un cinéma bis transalpin qui ne cesse alors de repousser les limites de l'outrance morale et graphique. 
Parce que le DVD édité par Artus Films propose une présentation jubilatoire du maître Christophe Bier, homme de goût s'il en est !



Cesare Canevari | La dernière orgie du IIIème Reich (1977)


En quelques mots : La dernière orgie du IIIème Reich, également exploité sous le titre Des filles pour le bourreau, est un peu à la nazisploitation ce que Cannibal Holocaust est au film de cannibales, une sorte d'aboutissement. Signée Cesare Canevari (Matalo), l'oeuvre se révèle d'autant plus percutante qu'elle est techniquement bien réalisée. Calqué sur le Portier de nuit de Liliana Cavani, cette Ultimia orgia de la Gestapo ne nous épargne rien, succession aussi hallucinante qu'hallucinée de tortures (au fouet, à la chaux vive...), d'humiliations et viols, qui culmine lors d'un repas où une juive est brûlée puis mangée. Flirtant avec le porno, la pellicule patauge dans les perversions les plus crapoteuses (coprophagie etc...). On sort du visionnage avec la nausée, ne sachant pas trop ce que Canevari a cherché à faire : choquer à tout prix dans une  débauche de séquences dégueulasses et malsaines ? Livrer une dénonciation, une réflexion sur l'horreur et le mal absolu ? En tout cas, en créant un envoûtement nauséeux et trouble, son film creuse de profonds stigmates dans la mémoire. Dommage que le DVD, édité par l'incontournable Artus, ne propose pas de présentation comme à l'accoutumée. Il eut pourtant été intéressant d'en suivre l'analyse par un cinéphile chevronné... 


Luigi Batzella | Achtung ! The Desert Tigers (1977)
























Sinistre réalisateur italien, Luigi Batzella commet en 1977 ce "Achtung ! The Desert Tigers", édité en vidéo sous les noms poétiques de "Bourreaux SS n°2" ou bien "Erika, les derniers jours des SS" (tout un programme !), titres plus révélateurs d'un contenu louchant vers la Nazisploitation, sous-genre honni auquel le bonhomme a offert le fameux "Holocauste Nazi".