Toujours prompts à exploiter les modes à moindre frais, les Italiens surfent sur le succès de Mad Max en enchaînant, au début des années 80, les post-nuke fauchés tournés dans les carrières romaines. Si aux côtés de 2019 après la chute de New York (Sergio Martino) ou Les guerriers du Bronx (Enzo G. Castellari), Les rats de Manhattan demeure un des rejetons du genre les plus célèbres, il n'a pourtant de post-apocalyptique que son postulat et quelques vagues décors en introduction. Car malin comme un singe, Bruno Mattei (et son inséparable compère Claudio Fragasso), concentre l'action à l'intérieur de bâtiments abandonnés. De fait, nous sommes là davantage dans l'horreur (qui nous offre quelques cadavres bien gore) que dans la SF d'anticipation. En dépit du non jeu des comédiens, de ces rats qui font plus sourire que peur, d'une musique façon Bontempi et d'une scène finale qui sombre franchement dans le ridicule, Les Rats de Manhattan reste ce que Mattei a sans doute fait de moins pire avec Virus Cannibale. Le niveau n'est pas très élevé mais ce nanar assure une bonne tranche de rigolade. (vu le 19/11/2018)
AU PIF
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Steve Barkett | The Aftermath (1982)
Ne vous fiez pas à ses (multiples) affiches et jaquettes racoleuses, The Aftermath est un post-nuke fauché et trop bavard. Parasité par une voix off d'un autre temps, le film ne doit sa survie qu'à la présence forcément agressive et jubilatoire de Sid Haig et à ses quelques séquences de violence où exécutions et viol forment un cortège aussi crasseux qu'efficace.
En revanche, inutile d'y chercher des zombies, vous ne trouverez à leur place que des mutants dans une esthétique années 70. Mais l'oeuvre bénéficie d'une petite réputation culte, véhiculée par des VHS aux attributs prometteurs.
En revanche, inutile d'y chercher des zombies, vous ne trouverez à leur place que des mutants dans une esthétique années 70. Mais l'oeuvre bénéficie d'une petite réputation culte, véhiculée par des VHS aux attributs prometteurs.
Rob van Eyck | The Afterman (1985)
Post-nuke belge fauché, The Afterman se nourrit justement de son manque de moyens, qui lui confère son cachet terreux et sinistre. Sans dialogue, ce qui participe de son ton pour le moins insolite, le film suit le parcours, semé de rencontres en tous genres, d'un homme qui a échappé à l'apocalypse.
Gore parfois, cette série Z louche sur un érotisme glauque et boueux, souvent gratuit, comme lorsque le héros mate deux nanas dans une piscine en train de se caresser. Lui-même commence par se faire violer encerclé par des mecs qui se masturbent, est capturé par un paysan, rencontre celle qui va l'accompagner, pour finir auprès d'une communauté de religieux dont il va devoir sucer le chef ! Tout est comme ça dans cette production engluée dans cette atmosphère glaciale de la Belgique hivernale. Etrange et culte.
Gore parfois, cette série Z louche sur un érotisme glauque et boueux, souvent gratuit, comme lorsque le héros mate deux nanas dans une piscine en train de se caresser. Lui-même commence par se faire violer encerclé par des mecs qui se masturbent, est capturé par un paysan, rencontre celle qui va l'accompagner, pour finir auprès d'une communauté de religieux dont il va devoir sucer le chef ! Tout est comme ça dans cette production engluée dans cette atmosphère glaciale de la Belgique hivernale. Etrange et culte.
Chez Rarefilm
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