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Drudkh | A Few Lines In Archaic Ukrainian (2019)



















Bel exemple de stakhanovisme ! Déjà impliqué dans quatre projets parallèles (Rattenfanger,  Necrom, Precambrian et Windswept qui vient de sortir du four son deuxième album "The Outlocker"), Roman Saenko nous livre sous le nom de Drudkh "A Few Lines In Archaic Ukrainian", après un "They Often See Dreams About The Spring" publié en mars 2018.

Soon | Drudkh - They Often See Dreams About The Spring


"They Often See Dreams About The Spring", le nouvel opus de Drudkh (Ukrainian atmospheric black metal), verra la nuit le 9 mars 2018 chez Season Of Mist.





Soon | Drudkh & Paysage d'Hiver - Somewhere Sadness Wanders


Date | 25/08/2017
Label | Season Of Mist
Genre | Black Metal

 

KröniK | Drudkh & Grift - Betrayed By The Sun / Hägringar (2016)


Drudkh ne reste jamais absent très longtemps, crachant sa semence païenne et atmosphérique à un rythme soutenu, entre offrandes longue durée, rares EP et splits, exercice initié par une alliance avec Winterfylleth en 2014 et poursuivi cette année coup sur coup avec One Who Talks With The Fog / Pyre Era, Black ! et Betrayed By The Sun / Hägringar qui voient les Ukrainiens s'associer respectivement aux Norvégiens d'Hades Almighty puis au suédois Grift. Encore une fois, certains jamais mécontents ou d'autres ayatollahs restés bloqués sur ses premiers méfaits, argueront que Roman Saenko serait inspiré de rompre avec cette frénésie créatrice qui ne donnent, selon eux, plus rien d'aussi bons que Forgotten Legends (2003), Autumn Aurora (2004) et Blood In Ours Wells (2006), sommet inaccessible, il est vrai, d'une carrière qui pourtant continue à s'enrichir, quand bien même elle ne surprend plus guère. Il faut cependant être sourd ou de mauvaise foi pour ne pas reconnaître la valeur de A Furrow Cut Short, dernier album en date, gravé en 2015 et dans le sillage duquel s'inscrit naturellement ce second split livré en quelques mois. His Twenty-Fourth Spring et Autumn In Sepia se révèle être ainsi deux pièces épiques dans la lignée de ce que le groupe forge depuis ces dernières années. La première d'entre elles démarre sur les chapeaux de roues, martelant un black metal fielleux et rapide comme un torrent en crue, jusqu'à cette fissure qui vient briser cette cadence effrénée. Le tempo se fait plus lancinant et cette mélancolie coutumière étend alors un tapi automnal dont les guitares grésillantes sont les fils de désespoir. Le titre, certainement un des plus beaux composés depuis longtemps par les Ukrainiens, se poursuit ensuite, plus noir encore, creusé par le chant abrupt de l'indéboulonnable Thurios. L'autre morceaux s'avère tout aussi réussi, fait de ce même bois sinistre et majestueux, avec cette basse qui claque et ces choeurs empreints d'une noble solennité tandis que les ambiances agressives galopent à travers de vastes paysages aux couleurs de feu. One-man band, Grift se fend lui aussi d'une doublette aux dimensions étirées, gravitant autour des neuf minutes au jus. A la tristesse forestière de Drudkh succèdent des émotions blafardes, cafardeuses qu'égrène une guitare squelettique cependant que le maître des lieux, Erik Gärdefors, hurle dans une nuit engluée par le froid. Tavelé de mélodies obsédantes, 'Källan' renoue avec les atmosphères désenchantées de mise sur Syner notamment. Quant à Cirkeln, une longue partie instrumentale l'entraîne à mi chemin dans une sente plongée dans l'obscurité. Et si on préfère la partition des Ukrainiens, le Suédois n'a pas à rougir de la comparaison, artisan d'un black enraciné dans la froide terre nordique. Quatre pistes, deux groupes et un même sentiment de désespoir gravé dans une nature austère. 3.5/5 (2016)


                                   

Soon | Drudkh & Grift - Betrayed By The Sun / Hägringar


Date : 16/09/2016
Label : Nordvis /  Season Of Mist
Genre : Black Metal

                                      

Drudkh | A Furrow Cut Short (2015)


On a beau aimer Roman Saenko, le trouver talentueux et le suivre depuis une bonne quinzaine d'années, il est cependant de bon ton aujourd'hui de reconnaître l'incontestable érosion de sa créativité. Entre un Hate Forest jamais remplacé, un Dark Ages, son jardin secret dark ambient aussi méconnu que gigantesque, désormais dans la fosse, et une multitude de projets à l'avenir incertain (Rattenfänger, Precambrian) ou déjà enterrés à l'image du sous-estimé Old Silver Key, la direction que prend la carrière de l'Ukrainien parait confirmer ce déclin sinon cette aura disparue, celle qui nappait jadis les premières offrandes de Drudkh qu'il n'est plus jamais vraiment parvenu à capter de nouveau, au moins depuis "Microcosmos", quand bien même "Handful Of Stars", par exemple, égrenait encore et à sa manière sinistre un feeling désespéré à souhait. Mais, si chaque nouvel opus de l'un de ses groupes laisse tout d'abord une impression positive, force est pourtant d'admettre que le temps leur est souvent fatal. Que retenir en effet de "Dark Star On The Right Horn Of The Crescent Moon" de Blood Of Kingu ou de "Eternal Turn Of The Wheel" de Drudkh justement ? Un sort identique sera-t-il réservé à "A Furrow Cut Short" ? Les nombreuses heures passées à l'écouter nous laisse pourtant penser qu'il a le potentiel pour bien vieillir, pour imprimer son empreinte dans un sol ensanglanté. Non pas que Saenko ait réussi à raviver la flamme mélancolique qui brûlait dans le cœur de "Forgotten Legends" mais avec ce dixième album (déjà !) sous la bannière de ce black atmosphérique maintes fois copié et néanmoins rarement égalé, il tend (enfin) à faire progresser son art, à briser certains automatismes, quoique sa signature reste reconnaissable entre mille, surtout depuis que son line-up s'est stabilisé autour de l'inébranlable duo qu'il forme avec le fidèle Thurios. Premier constat, le groupe a abandonné les intros, outros et interludes de rigueur pour ne coucher sur bandes que de vrais titres qui, pour la plupart, gravitent autour des dix minutes au compteur, format toutefois habituel pour nos Ukrainiens. Deuxième constat, ceux-ci semblent avoir trouvé l'équilibre juste entre d'un côté une noirceur froide et haineuse, que le chant rageur incarne parfaitement, et de l'autre cette lancinante mélancolie, cet éclat atmosphérique qui ont fait leur réputation. Troisième et dernier constat, les nappes de claviers se font cette fois-ci plus discrètes, ce qui est (forcément) une bonne nouvelle. Il en résulte un album certes dans la lignée de "Eternal Turn Of The Wheel", pour le son et une certaine âpreté notamment, cependant plus proche de "Blood In Our Wells" que de "Handful Of Stars". L'œuvre marque surtout le retour des grandes compositions, celles qui creusent de profonds stigmates dans la mémoire et feront date à coup sûr. Tel est le cas dès le premier diptyque de l'album, 'Cursed Sons', lequel traduit toute cette ambivalence, conjuguant férocité tranchante et envolées envoûtantes. Rapide bien que fissuré dans sa seconde partie par des breaks aussi superbes que lancinants pendant lesquels la basse sonne avec une rondeur tellurique, 'To The Epoch Of Unbowed Poets' se révèle du même tonneau. Plus lent, 'Embers' ouvre de vastes et épiques paysages tandis que le second segment de 'Dishonour', en plongeant dans le passé, nous rappelle quel grand groupe demeure toujours Drudkh même si la magie de l'époque "Forgotten Legends" et "Autumn Aurora" s'est définitivement envolée, ce que l'on a depuis longtemps compris... (2015)


KröniK | Drudkh - Handful Of Stars (2010)


Un an après Microcosmos, quelques mois à peine après avoir délivré le second méfait de son Blood Of Kingu et sans compter le EP Slavonic Chronicles, Roman Saenko est déjà de retour dans les bacs avec un huitième opus de Drudkh. Cette formation, autrefois mystérieuse, s’est imposée en l’espace de quelques années comme un des groupes de Black Metal les plus passionnants même si certaines mauvaises langues estiment que ses dernières offrandes n’apportent plus grand-chose à un édifice dont le sommet a été atteint d’entrée de jeu avec le majestueux Forgotten Legends en 2003. Si ces mauvaises langues n'ont peut-être pas tout à fait tort, Microcosmos témoignait par moment de timides tentatives pour briser une trame désormais éprouvée. Et ce qui n’était donc que légèrement perceptible avec ce disque devient évident avec son successeur. Si, à première vue, Handful Of Stars semble arpenter le même caveau que ses aînés, avec son architecture composée de deux courtes pièces instrumentales en guise d’ouverture et de conclusion, encadrant quatre longues complaintes de près de dix minutes chacune, de nombreux détails viennent perturber une identité aux invariants figés dans le sol ukrainien. Déjà, le prologue "Cold Landscapes", squelettique et sinistre, rompt avec les introductions folkloriques passées. De fait, ce n’est plus la nature et les légendes d’Europe Centrale qui paraissent nourrir l’album mais plutôt une thématique plus spirituelle et cosmique bien qu’elle soit toujours très mélancolique. Apogée de Handful Of Stars, "Downfall Of The Epoch", après quelques secondes habituelles de la part de ses auteurs, tend rapidement un pont entre leur Black Metal atmosphérique si personnel et le Kataonia séminal, celui de Brave Murder Day (le meilleur donc). Les lignes de guitares, qui en constituent la colonne vertébrale, vous donnent des frissons qui ne vous quitteront quasiment plus jusqu’à la mort de ce titre parmi les plus beaux jamais écrits par le groupe. La production, où pour une fois on entend très bien la basse (sur "Towards the Light", notamment, transpercé par un solo suintant une tristesse infinie) , est sèche et osseuse mais colle parfaitement aux teintes austères de l’ensemble. Par la suite, le final étonnant de "Twilight Aureole" avec ses effets de guitare inédits, confirme la volonté des Ukrainiens de rénover une signature qui demeure toutefois reconnaissable entre mille ("The Day Will Come"), grâce au chant râpeux de Thurios et à cette façon très particulière de répartir les instruments et de faire évoluer les titres.Si, entre la mise en bière de l’irremplaçable Hate Forest, un premier assaut de Blood Of Kingu maladroit et les deux précédents efforts de Drudkh, certains ont pu croire que Roman Saenko commençait à afficher une inspiration en berne, The Sun In The House Of The Scorpion et ce Handful Of Stars viennent infirmer cette impression. Mieux, jamais depuis la période 2003 - 2005, le musicien n’a semblé aussi inspiré ! En injectant un peu de sang frais à Drudkh, il confirme de la plus belle des manières que celui-ci n’a pas encore tout dit, loin de là et ce faisant, il offre le meilleur album sous la bannière slave depuis Blood In Our Wells. 4/5 (2010)


                                   


KröniK | Drudkh - Estrangement (2007)


Le rapport que l’on entretient avec un disque dépend souvent beaucoup du contexte qui a accompagné sa découverte. Ainsi, le jour où j’ai acquis Estrangement, est aussi (et surtout) celui qui m’a vu déclarer ma flamme à ma belle. De fait, cet album draine en moi des souvenirs pour lesquels le mot bonheur semble encore bien trop faible, sans saveur. Témoin sonore de cet heureux moment, son écoute sera à tout jamais associée à cette journée pivot de ma vie. Pourtant, on ne peut pas dire que la musique des Ukrainiens corresponde à l’idée que l’on se fait du romantisme ou de la guimauve. On en est même très loin.
Etrange situation donc qui a voulu que cette offrande, qui permet au groupe, après une pause acoustique déchirante de beauté (Songs Of Grief And Solitude), de renouer avec le black haineux et tout aussi désespéré de ses débuts, s’impose malgré elle comme la bande-son d’un des instants de mon existence parmi les plus enjouées. Pour Roman SaeNko, Drudkh a toujours été le réceptacle de sa profonde mélancolie, de son mal être, expression atmosphérique et païenne d’un Art noir lent et habité qui ne se contente pas, en dépit d’un humus identique, de braconner dans les méandres du légendaire Burzum contrairement à trop d’imposteurs grimés à la truelle, alors que (feu) Hate Forest reste le vecteur de sa haine et d’une idéologie aryenne qu’il a depuis essayé d’atténuer quelque peu. Sixième cuvée (déjà)  du projet, Estrangement affiche quatre titres seulement, dont les trois premiers dépassent tout de même les 10 minutes. “ Solitary Endless Path ” est une entame magnifique. Après une intro emportée par une explosion rythmique, les riffs ruisselant de tristesse guident cette complainte douloureuse à travers un lacis de sentiments noirs et tragiques,  parfois colériques (le chant écorché y est pour beaucoup). Comme souvent avec Drudkh, le titre s’achève sur un final instrumental d’une beauté à vous tirer des larmes. Plus lancinant, “ Skies At Our Feet ” sonne comme un cri de désespoir, une résignation absolue. On ne peut sortir indemne de l’écoute d’une telle pulsation dépressive. Bien que plus rapide, “ Where Horizons End ” se nourrit du même terreau, paysage d’une désolation terminale, d’une décrépitude poisseuse, avant de céder la place à “ Only The Wind Remembers My Name ”, instrumental assez court où les lignes de guitares tissent des mélodies obsédantes puis s’envolent dans un ciel obscur chargé de nuages. Immense, superbe et toujours aussi poignant. Encore un très grand disque de la part de Roman Saenko qui a su peu à peu imposé son style d’écriture, son identité, dressant haut le drapeau du black metal d’Europe de l’Est. 3.5/5 (2008)


KröniK | Drudkh - Songs Of Grief And Solitude (2006)


Peu à peu, pierre par pierre, ces mystérieux Ukrainiens érigent un monument à la gloire de l’art Noir, que ce soit avec Hate Forest (le plus brutal), Drudkh (le plus mélancolique) ou Dark Ages (le plus ambiant). Patriotiques, les offrandes du second se font le chantre d’un black metal burzumien, lancinant et sinistre. Après les immortels Forgotten Legends, Autumn Aurora, The Swan Road et Blood In Ours Wells, le groupe a décidé de s’octroyer une pause avec Songs Of Grief And Solitude, essai acoustique et entièrement instrumental, qui puise plus que jamais sa source d’inspiration dans le folklore ukrainien.
Certains gauchistes bien-pensants y verront bien entendu une apologie camouflée du nationalisme (après tout, Hate Forest affiche fièrement l’étiquette aryenne) alors qu’il s’agit davantage d’un hommage à un pays, à un peuple et à un environnement naturel. Point de black metal ou d’accélérations furieuses ici mais une musique plus posée qui a quelque chose d’une promenade dans des temps anciens et immuables. Les instruments traditionnels (guitare sèche, flûte…) sont les guides qui nous emportent dans ce tourbillon comme venu du passé. Jamais sans doute non plus Drudkh n’a suinté une telle tristesse, qui confine au recueillement. Il suffit d’écouter le somptueux “ Tears Of Gods ” et plus encore “ The Milky Way ”, longues pièces obsédantes, belles comme un chat qui dort, pour s’en convaincre. Sombres et désenchantées, ces complaintes semblent porter tout le fardeau, tous les regrets d’un peuple que l’histoire n’a eu de cesse d’écarteler.  Songs Of Grief And Solitude, qui porte bien son nom, est une œuvre désespérée et contemplative que seule sa durée un peu courte – à peine plus de trente minutes – empêche d’atteindre la stature de chef-d’œuvre qu’elle aurait méritée sinon. En l’état, c’est un très bel album porté par les même accents folkoriques et par une même beauté pastorale que les derniers Empyrium ou le Kveldsfanger d’Ulver, rehaussé de ces couleurs d’Europe de l’Est forcément différentes des ambiances vikings ou germaniques affichées par ses aînés, comme l’illustre “ The Cranes Will Never Return Here ” et “ Grey-Haired Steppe ”, plaintes terminales qui ferment l’écoute sur une note pleine d’amertume. 3.5/5 (2007) | Facebock


Drudkh | Microcosmos (2009)


Nonobstant les qualités réelles de Season Of Mist, on se demande quand même ce que vient faire Drudkh chez l'écurie marseillaise ! Alors certes, une légende telle que Mayhem a rejoint depuis longtemps ce label mais les Ukrainiens se repètent dans un humus bien plus underground que celui des Norvégiens. Pour ceux qui ont découvert cette mystérieuse entité avec la gemme noire qu'est Forgotten Legends en 2003, cette promotion ne peut que laisser perplexe, après tant d'années passées chez Supernal Music, structure plus modeste qui lui convenait bien davantage et qui du reste accueille tous les projets de Roman Saenko, l'âme du "groupe", du regretté Hate Forest à Dark Ages sans oublier Blood Of Kingu. Car Drudkh fait partie de ces formations qui ne peuvent proliférer que dans l'obscurité : ni photos ni crédits dans  des livrets réduits au strict minimum, à des années-lumière donc des digipacks et autre coffret luxueux aujourd'hui de mise. Season Of Mist n'a rien compris. Heureusement, Drudkh n'a pas changé et Microcosmos porte sa signature, à savoir ce black metal atmosphérique et mélancolique dont le combustible réside dans le terreau païen national (iste ?). Encadrés par une intro et une outro folkloriques, quatre très longs périples en constituent le coeur.  Ceux-ci sont tout d'abord un peu décevants. Ils semblent manquer de puissance tandis que les ouvertures instrumentales qui les percent dans le plus pur style du groupe, donnent l'impression d'être maladroites presque téléphonées, plus collées au reste que véritablement intégrées.  On sent que Saenko cherche timidement à renouveler sa palette, comme en témoignent les dernières minutes de "Distant Cries Of Crane", très bon morceau au demeurant, mais cette tentative se solde par un résultat mitigé. Toutefois, cet album - le septième déjà, sans compter le EP Anti-Urban - ne dévoile en fait son âme que progressivement. Les écoutes aidant, on le trouve bientôt supérieur à son prédécesseur, Estrangement, quand bien même il s'aventure dans des méandres identiques.  Surtout, il est émaillé par deux chefs-d'oeuvre absolus qui justifient à eux seuls son acquisition. "Decadence", pour commencer, qui débute par une très longue introduction d'où ruisselle un désespoir inexorable, au point de croire qu'il s'agit d'une plainte instrumentale. Il n'en est pourtant rien et le chant finit par surgir à mi-parcours, ouvrant la porte sur des étendues épiques et sauvages comme les Ukrainiens les affectionnent. "Everything Unsaid Before" ensuite lequel, s'enracine dans un socle tortueux. Après un début pied au plancher chargé de fulgurances, le titre marque une pause brutale, empreinte d'un désenchantement profond qu'égrènent des guitares engluées dans la tristesse, colonne vertébrale le long de laquelle la trame se délie jusqu'à un final beau à en pleurer. Encore un très grand album en définitive de la part d'un groupe dont on a malgré tout l'impression qu'il ne parviendra jamais totalement à renouer avec la triste beauté et les sombres atmosphères de Forgotten Legends, oeuvre qui se drapait dans une aura tout autre que Estrangement ou Microcosmos. Drudkh donne l'impression de rester prisonnier d'une recette même si l'on sent par instant une volonté réelle de s'en extraire. Ceci dit, il sait encore nous toucher. Mais pour combien de temps ? 3,5/5 (2009)