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Edwin L. Marin | L'agent invisible contre la Gestapo (1942)


Transposition habile du mythe créé par H.G. Wells, adapté pour l'occasion par Curt Siodmak, L'agent invisible contre la Gestapo s'ouvre sur une séquence hallucinante où Peter Lorre, tout en sadisme suave et Cedric Hardwicke, d'une élégance glaciale, rivalisent de perfidie. Après une amorce aussi réussie, le film promettait beaucoup mais ce qui suit n'est pas à la hauteur de ce début jubilatoire, tirant par moment vers la comédie. Et il faut attendre les apparitions de deux savoureux méchants, lesquels n'ont pas de mal à éclipser Jon Hall, totalement transparent (contrairement à Claude Rains), pour que le métrage renoue avec son intensité originelle. Mais le sujet est astucieux, de même que les trucages et le tout est drapé dans un noir et blanc expressionniste, expliquant notre plaisir à regarder cette production Universal qui s'inscrit très clairement dans le cinéma de propagande antinazie d'alors. | IMDb








Edward Ludwig | Le trésor des Caraïbes (1952)


Tourné dans des Caraïbes de studio en 1952, Le trésor des Caraïbes est une série B largement supérieure à la production courante de l'époque car tout y est au-dessus de la moyenne : le scénario, assez ingénieux, la mise en scène d'un Edward Ludwig toujours à l'aise avec ce genre de thème (cf. Le réveil de la sorcière rouge), une figure de pirate plus nuancée que d'habitude (Sir Cedric Hardwicke) et bien entendu il y a le charme du couple John Payne / Arlene Dahl, quand bien même on préfère lorsque le comédien est accompagné d'une autre rouquine dans la bagarre, Rhonda Fleming...