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Pierre Chevalier | Orloff et l'homme invisible (1971)


Je me souviens que Orloff et l'homme invisble était vendu en kiosque avec La chute de la maison Usher dans un pack Franco / Eurociné. Sauf que, malgré le nom du bon professeur et la présence de l'impavide Howard Vernon, point de petit Jésus ici, la chose ayant été réalisée (?) par Pierre Chevalier (Pigalle carrefour des illusions). Exploité également sous le titre un peu porno La vie érotique de l'homme invisible, le film se veut pourtant radin en cul en dépit d'une interminable (comme le reste) scène de viol où une comédienne (??) frétille dans tous les sens pour faire croire au coït avec l'homme invisible. Mentionnons aussi une propension à dévoiler des pubis bien touffus mais à part ça, rien de très excitant.
Pourtant ce Orloff est un mystère. Alors qu'il est mal fichu avec un montage hasardeux et une absence totale de travail sur la lumière, rempli de zoom foireux, de plans sans intérêt et de scènes étirées au maximum (comme ce fiacre qui met une plombe pour atteindre le château) et qu'il ne raconte en définitive aucune histoire, il s'en dégage un charme, celui du bis pur jus, qui doit beaucoup aux décors sinistres fournis par une authentique bâtisse. Un vrai plaisir coupable ! (Vu le 28/02/2018 / Source : DVD)












Jesus Franco | Agent 077 Opération Jamaïque (1964)


Son titre, français, ne doit pas vous tromper, Agent 077 Opération Jamaïque (La muerte Silba Un Blues) n'a rien à voir avec James Bond ni même avec les Eurospy qui fleurissent alors sur les écrans, film policier exotique, plus bavard que dynamique, comme il y en avait également beaucoup à l'époque. Malgré un récit aussi clair que du jus de chaussette, ce touche à tout parfois génial qu'est Jesus Franco, fait montre d'une réelle habileté. La photographie en noir et blanc et la musique jazzy dictant un rythme qui swingue, portent sa griffe, même si cette pellicule très courte n'est pas, loin de là, ce qu'il a fait de mieux...










Victor Merenda | Le cave est piégé (1963)


En quelques mots : Décédé prématurément en 1968, Victor Merenda n'a offert au septième art que trois films, parallèlement à son métier d'assistant réalisateur (sur La tulipe noire notamment). Connu également sous le nom de Chasse à l'homme, Le cave est piégé est le dernier d'entre eux. Moins intéressante que Sursis pour un vivant (1959), c'est une production franco-espagnole (Eurociné oblige) d'honnête facture, plus espagnole d'ailleurs que française malgré l'édition en DVD dans la collection "Les invisibles du cinéma français, habilement emballée mais qui pèche pas un casting sans relief. Franck Villard est sympathique mais n'est pas Lino Ventura ou même Henry Vidal et seule le charme espiègle de Dany Carrel apporte un piment à une histoire sans grand suspense et qui patine un peu. Agréable à tout le moins.