AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est Stanley Baker. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Stanley Baker. Afficher tous les articles

Peter Hall - L'arnaqueuse (1970)
























Stanley Baker appartient à ces comédiens oubliés que j'adore, autant à l'aise dans l'action que chez Losey, avec sa carcasse robuste et plébéienne qui exsude une virilité brutale et néanmoins douce.

Robert Rossen | Alexandre le Grand (1956)


Alors qu'il compte parmi les figures historiques les plus fascinantes, le film sur Alexandre le Grand reste à faire. Bien que meilleur que la version signée Oliver Stone, le métrage de Robert Rossen est loin d'emporter totalement l'adhésion. La faute en revient moins au réalisateur, toutefois plus à l'aise dans le film noir (Sang et or, L'arnaqueur) qu'aux producteurs qui l'ont charcuté et amputé de nombreuses séquences de batailles. Il en résulte un spectacle châtré qui sabre une bonne partie de cette épopée maladroitement résumée en à peine plus de deux heures ! De fait, il convient de voir Alexandre le Grand non pas comme le péplum grandiose qu'il aurait pu être mais comme une réflexion sur le pouvoir et la conquête politique, qui occupe toute la première partie - et donc la plus réussie - du film. Le choix et le jeu des comédiens y font merveille.
Encadrés par une solide distribution anglaise (Peter Cushing, Stanley Baker, Harry Andrews...), Richard Burton, Fredric March et Danielle Darrieux forment un trio quasi diabolique, le premier, magnétique dans la peau du conquérant, le second, toute en brutalité en Philippe de Macédoine, la dernière, perfide et manipulatrice. (Vu le 13/05/2018 / Source : DVD)
______________________________________________________________________________________











Cy Endfield | Train d'enfer (1957)


Sous ses dehors de film noir où des camionneurs s'affrontent dans une compétition effrénée et meurtrière, Train d'enfer témoigne de la mutation, à l'instar des Criminels (Joseph Losey - 1960) ou de Amant et fils (Jack Cardiff - 1960), que connait alors le cinéma britannique qui, tout en respectant certaines conventions se nourrit de plus en plus d'un naturalisme social, annonçant la nouvelle vague anglaise des Karel Reisz et autre Tony Richardson. Ancré dans une Angleterre boueuse et sinistre, le film illustre la condition difficile de ces chauffeurs chargés de transporter du ballast selon un incessant et quotidien va-et-vient parfois au péril de leur vie. Aliénés, ils forment néanmoins une communauté qu'un élément étranger va venir perturber. Interprété par Stanley Baker avec ce mélange de virilité rugueuse et de sensibilité qui lui est propre, on ne sait pas grand chose de ce dernier si ce n'est qu'il sort de prison.
Si la première partie du récit nous le montre en train de dompter une de ces mécaniques infernales et de pénétrer cet univers clos et masculin où les femmes sont réduites à une discrète fille de salle et une beauté qui cherche à s'élever de sa condition en séduisant les hommes, très vite Hell Drivers s'articule autour de sa rivalité paroxysmique avec Red, le chef de la bande. Si on peut regretter une critique sociale encore timide et certains personnages et situation caricaturaux, le résultat s'avère brutal et puissant, conduit par Cy Enfield (Zoulou) avec toute la sèche efficacité nécessaire. Il convient enfin de souligner une brillante distribution que peuplent nombre de jeunes comédiens promis à devenir célèbre, de Patrick MacGoohan à Sean Connery en passant par David MacCallum, aux côté d'Herbert Lom et de Peggy Cummins, blonde épicée et sexuelle, immortalisée par Le démon des armes (Joseph H. Lewis - 1950). (Vu le 19/03/2018 / Source : DVD)





















Robert Parrish | A la française (1963)


De Robert Parrish, on pense généralement à L'aventurier du Rio Grande (1959), Duffy, le renard de Tanger (1968), Danger planète inconnue (1969), Les brutes dans la ville (1971) ou Marseille contrat (1974) pourtant A la française est sans aucun doute son film le plus personnel et son meilleur. Alors qu'on ne l'attendait pas dans ce registre dramatique et intimiste, il signe une oeuvre à la fois légère et mélancolique, délicate et pointilliste, évitant de sombrer dans les poncifs, qu'il s'agisse de la vision de Paris plus proche de A bout de souffle que de la carte postale ou dans les rapports entre les personnages. Portait d'une jeune femme de son temps, In The French Style offre à Jean Seberg le plus bel écrin à sa beauté et à son talent. Avec un naturel touchant, elle campe cette Américaine à Paris avec laquelle elle se confond d'une façon presque autobiographique.
En quête d'amour, elle passe de l'insouciance à la frivolité avant de choisir le confort tendre et rassurant plutôt que la passion incarnée par un Stanley Baker tout en virilité rugueuse. L'interprète de Bonjour tristesse crève l'écran sans doute, exception faite de Lilith, pour la dernière fois d'une carrière décevante...
Vu le 17/02/2018 / Source : enregistré sur France 3 en 2018.









Richard Thorpe | Les chevaliers de la Table ronde (1953)


Qu'importe qu'il prennent des libertés avec le mythe arthurien et confondent VIe et XIIIe siècles, Les chevaliers de la Table ronde est à prendre pour ce qu'il est, un fastueux livre d'images, comme Hollywood les affectionnait alors et dont on ne dira jamais assez le pouvoir d'évocation qu'il a pu exercer - et continue à exercer - dans notre inconscient de cinéphile.
Pour nous, le Moyen-Âge aura toujours les teintes chatoyantes du Technicolor, les reines, la beauté des Ava Gardner ou Elizabeth Taylor et les chevaliers, le mâle visage de Robert Taylor, tour à tour Ivanhoé, Lancelot ou Quentin Durward sous la houlette d'un Richard Thorpe alors spécialiste du films d'aventures dont le palmarès laisse rêveur. Plus fidèle et sombre, le Excalibur de John Boorman ne peut rivaliser avec le charme de ces bandes enchantées... C'est ce qu'on appelle la magie du cinéma.


Joseph Losey | Accident (1967)
























Joseph Losey orchestre la rencontre entre ses deux comédiens fétiches, Dirk Bogarde et Stanley Baker dont l'affrontement est tout du long larvé, silencieux et pourtant extrêmement tendu.