Aux cotés de La vie est belle ou de Miracle dans la 34ème rue, Au-delà de demain anime ce sous-genre du conte de Noël cinématographique dont les Américains restent particulièrement friands.
AU PIF
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Edward Buzzell | Chercheurs d'or (1940)
A la fin des années 30, ayant perdu leur soutien au sein de la MGM en la personne de Irving Thalberg, emporté par une pneumonie en 1936, les Marx Brothers n'ont plus la faveur du studio. La qualité de leurs films s'en ressent. Ni Panique à l'hôtel (tourné pour la RKO) ni Un jour au cirque et encore moins Les Marx au grand magasin n'égalent leurs chefs-d'oeuvre passés. Sans se montrer à la hauteur des Monnaie de singe, Soupe au canard et Une nuit à l'opéra, Chercheurs d'or fait néanmoins figure d'exception. L'idée de catapulter les (désormais) trois frères dans un cadre westernien est astucieuse et les (running) gags sont nombreux (cf. les billets de banque). De grands moments émaillent cette comédie toutefois réalisée de façon assez terne par Edward Buzzell. La scène de la diligence, celle du coffre-fort ou l'attaque du train, qui évoque la folie visuelle d'un Buster Keaton, témoigne de cette sève comique qui n'est alors pas encore prête de se tarir même si les Marx paraissent s'être assagis. Groucho et ses bons mots, Chico, sa roublardise et son piano, Harpo, son espièglerie lunaire et sa harpe continuent de nous enchanter. (vu le 21/11/2018)
Michael Curtiz | L'aigle des mers (1940)
Sans être le plus beau film issu de la fructueuse collaboration entre le réalisateur Michael Curtiz et la star Errol Flynn, nous lui préférons ainsi Les aventures de Robin des Bois (1938) et Les conquérants (1939), L'aigle des mers n'en reste pas moins un des classiques du film de pirates des années 30/40 (mais pas que), véritable vitrine de la Warner Bros qui a rassemblé pour l'occasion le meilleur de son équipe, aussi bien derrière que devant la caméra.
Albert S. Rogell | Li'l Abner (1940)
En quelques mots : Après avoir été un des génies du cinéma muet, et peut-être même le meilleur d'entre eux, Buster Beaton se retrouve, après l'avènement du parlant qui ne lui convient guère, à errer dans des films indignes de son talent. C'est ainsi qu'on le croise dans cette adaptation de la BD de Al Capp dont il est malgré tout, avec la beauté généreuse de Martha O'Driscoll, l'unique intérêt. Le pauvre n'a pourtant pas grand chose à faire, déguisé en indien. On se demande ce qu'il vient faire dans cette ennuyeuse production RKO oubliée et oubliable à laquelle on préférera la version en couleur réalisée en 1959 par Melvin Frank, qui saura mieux restituer l'univers du dessinateur.
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