La cible hurlante appartient, aux côtés de La loi du milieu, à ces (néo) polars anglais des années 70, tendus et violents, inscrits dans une réalité cafardeuse. Fuite avant inexorable vers la mort, il conte la traque obsessionnelle d'un criminel qui s'évade de prison pour exécuter sa femme qui le trompe.
AU PIF
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David Cronenberg | Chromosome 3 (1979)
Chromosome 3 s'inscrit dans un corpus de films grâce auquel David Cronenberg a imposé sa marque, froide et organique, ce qui lui a permis de dresser un pont entre cinéma de genre et films d'auteur. On a coutume de présenter The Brood, titre original que les éditeurs français ont troqué pour un nom qui ne correspond à rien, comme le métrage le plus autobiographique du réalisateur, alors en pleine procédure de divorce, le voyant affronter son ex-femme partie rejoindre une secte, pour la garde de leur fille. De là le caractère extrêmement misogyne de ce film qui poursuit l'exploration d'un fantastique aussi viscéral que cérébral basé sur les mutations du corps humains, ici les psychoprotoplasmes, matérialisation génétique des haines et des frustrations. Le récit repose sur la symétrie, entre la petite Candice et ses êtres mutants nés de la rage de sa mère Nola Carveth, entre celle-ci qui agit comme une reine des abeilles et son mari, passif et accablé, entre la famille et la clinique du docteur Raglan.
Moins malsain que Frissons, Chromosome 3 se montre en revanche brutalement horrifique. Les meurtres sont particulièrement éprouvants, notamment celui de l'institutrice. Et nous ne sommes pas prêts d'oublier ces enfants au visage de monstre qui sautent sur Oliver Reed pour le massacrer ni cetet séquence où Samantha Eggar soulève sa tunique, dévoilant un foetus ensanglanté ainsi que cette conclusion désespérée dont la très belle musique de Howard Shore souligne la glaciale tristesse.
Moins malsain que Frissons, Chromosome 3 se montre en revanche brutalement horrifique. Les meurtres sont particulièrement éprouvants, notamment celui de l'institutrice. Et nous ne sommes pas prêts d'oublier ces enfants au visage de monstre qui sautent sur Oliver Reed pour le massacrer ni cetet séquence où Samantha Eggar soulève sa tunique, dévoilant un foetus ensanglanté ainsi que cette conclusion désespérée dont la très belle musique de Howard Shore souligne la glaciale tristesse.
Michael Winner | Qu'arrivera-t-il après ? (1967)
Une chose est sûre : Michael Winner est plus l'aise lorsqu'il filme Charles Bronson en train de dératiser New York (Un justicier dans la ville) que lorsqu'il tourne une comédie dramatique. Ceci dit, Qu'arrivera-t-il après, un des ses premiers longs métrages tournés dans son pays natal, l'Angleterre, n'est pas inintéressant. Il débute comme une pure comédie un peu loufoque et s'achève en drame, critique au vitriol de l'arrivisme et d'une société de consommation qui reste encore bien sage en comparaison de ce que l'on subit aujourd'hui ! L'oeuvre doit tout de même beaucoup à son petit charme London sixties et à sa distribution où l'on croise aussi bien Orson Welles, la chanteuse culte Marianne Faithfull, Edward Fox et Oliver Reed dont il s'agit d'un des premiers rôles en tête d'affiche. Le style est daté, ancré dans son époque mais le message reste plus que jamais d'actualité ! | IMDb
Richard Lester | Royal Flash (1975)
Avec l'aide de George MacDonald Fraser, Richard Lester adapte sur grand écran les aventures de Harry Flashman, officier britannique pleutre et coureur de jupons.
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