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News | Turia - Degen van Licht
"Degen van Licht", le nouvel album de Turia (black metal), sortira le 14 février 2020 chez Eisenwald.
Uada | Cult Of A Dying Sun (2018)
Avons-nous vraiment tous écouté le même disque ? A lire les nombreuses chroniques (françaises) peu aimables à l’encontre de "Cult Of A Dying Sun", débitant au fil des lignes les mêmes reproches, les mêmes remarques, à croire que leurs auteurs se sont copiés dessus, la question mérite d’être posée !
Soon | Evilfeast - Elegies Of The Stellar Wind
KröniK | Alda - :Tahoma: (2011)
On ne dira jamais assez tout le bien qu'il faut penser de cette scène noire nord-américaine née, pour faire simple, dans le sillage d'Agalloch, très certainement un des groupes les plus influents (et talentueux, ce qui ne va pas toujours de paire !) apparus depuis quinze ans. Addaura, Alda, Blood Of The Black Owl sont quelques une de ces entités dont l'inspiration s'ancre, non pas dans un terreau satatique et blasphématoire mais dans une humus culturel et mythologique, celui de ces montagnes, de ces forêts où les éléments ne s'expriment pas de la même manière que de l'autre côté de l'océan atlantique mais non sans une beauté de laquelle perle une mélancolie terreuse. Originaire de Tacoma dans l'état de Washington, Alda synthétise les traits d'un Black Metal dont les accents acoustiques n'altèrent en rien une violence déchaînée. Par le biais de longues échappées d'une dizaine de minutes en moyenne, les Américains développent un art atmosphérique puisant dans un sombre folklore, celui d'une nature noble, empreinte de majesté.
L'inspiration est donc identique à celle qui coule dans les veines des hordes du vieux continent, basée sur la glorification de la terre ancestrale, la peinture d'une nature sauvage et l'exaltation d'une culture pré-chrétienne. C'est la façon de l'exprimer qui diffère. Ainsi, oeuvre à la fois contemplative et abrasive, :Tahoma: mêle avec brio percées lumineuses et torrents grésillants au sein de titres épiques qui respirent les forêts de conifères. S'ouvrant sur longues introduction égrenée par des accords champêtres qu'accompagnent des choeurs qui semblent venir du fond des âges, "In The Wake Of An Iron Wind" déroule ensuite un canevas véloce, zébré de riffs ferrugineux entêtants, avant de mourir sur de arpèges boisers beaux comme un chat qui dort. Ne gommant jamais ces racines Black Metal qui, noueuses, dominent le paysage, Alda touche pourtant au sublime lorsqu'il insiste sur les aplats acoustiques d'un art à travers lequel bat le coeur de cette nature nord-américaine au pouvoir d'évocation immense. Durant plus de onze minutes, "Shadow Of The Mountain", ne résonne quasiment qu'au son d'une guitare sèche et d'une voix chamanique tandis que des imprécations indiennes l'achèvent. Souvent employé comme un choeur, chez Alda, le chant se fond dans un tout quasi instrumental que strient quelques bribes de paroles, témoin la monumentale sentinelle baptisée "Wandering Spirit" qui boucle l'écoute, pulsation fleuve dont la seconde partie déploie des paysages infinis et obsédants. Durant près d'un quart d'heure, les Américains réussissent à capter l'âme de ces montagnes rocheuses et l'esprit qu'elles abritent. Magnifique. Sous la bannière d'un Black Metal naturaliste chargé d'atmosphères, Alda signe avec Tahoma une oeuvre passionnante de bout en bout, presque méditative et parcourue d'un souffle spirituel sombre. (25/04/2013) ⍖⍖⍖
L'inspiration est donc identique à celle qui coule dans les veines des hordes du vieux continent, basée sur la glorification de la terre ancestrale, la peinture d'une nature sauvage et l'exaltation d'une culture pré-chrétienne. C'est la façon de l'exprimer qui diffère. Ainsi, oeuvre à la fois contemplative et abrasive, :Tahoma: mêle avec brio percées lumineuses et torrents grésillants au sein de titres épiques qui respirent les forêts de conifères. S'ouvrant sur longues introduction égrenée par des accords champêtres qu'accompagnent des choeurs qui semblent venir du fond des âges, "In The Wake Of An Iron Wind" déroule ensuite un canevas véloce, zébré de riffs ferrugineux entêtants, avant de mourir sur de arpèges boisers beaux comme un chat qui dort. Ne gommant jamais ces racines Black Metal qui, noueuses, dominent le paysage, Alda touche pourtant au sublime lorsqu'il insiste sur les aplats acoustiques d'un art à travers lequel bat le coeur de cette nature nord-américaine au pouvoir d'évocation immense. Durant plus de onze minutes, "Shadow Of The Mountain", ne résonne quasiment qu'au son d'une guitare sèche et d'une voix chamanique tandis que des imprécations indiennes l'achèvent. Souvent employé comme un choeur, chez Alda, le chant se fond dans un tout quasi instrumental que strient quelques bribes de paroles, témoin la monumentale sentinelle baptisée "Wandering Spirit" qui boucle l'écoute, pulsation fleuve dont la seconde partie déploie des paysages infinis et obsédants. Durant près d'un quart d'heure, les Américains réussissent à capter l'âme de ces montagnes rocheuses et l'esprit qu'elles abritent. Magnifique. Sous la bannière d'un Black Metal naturaliste chargé d'atmosphères, Alda signe avec Tahoma une oeuvre passionnante de bout en bout, presque méditative et parcourue d'un souffle spirituel sombre. (25/04/2013) ⍖⍖⍖
KröniK | Woods Of Desolation - Sorh (2009)
La liste est longue : Austere, Pestilential Shadows, Funeral Mourning (dans la tombe depuis peu), Woods Of Desolation et bien entendu l'ancêtre Nazxul. Quel rapport entre tous ces groupes ? Un nom : Desolate, quasiment le point de convergence à lui tout seul d'une bonne partie de la scène extrême australienne et plus particulièrement celle de New South Wales. Secondé par Dolor chargé des guitares, basse et batterie, il grave avec Woods Of Desolation, un black metal selon son coeur : suicidaire, sinistre et répétitif. S'il noue forcément une proximité avec Austere, le projet possède cependant sa propre personnalité. En effet, là où son faux frère jumeau se montre parfois aventureux et plus lisse en terme de son, Woods Of Desolation affiche un comportement nettement plus orthodoxe en cela qu'il honore avec respect les Tables de la Loi établies il y a bientôt vingt ans par Burzum. On aurait aimé bien sûr que "Sorh" constitue la véritable seconde pierre longue durée à son édifice dont la construction est sortie de terre en 2005. Pour autant, sa courte duré (24 minutes et quatre morceaux) ne grève finalement pas sa très haute tenue. Proche de son précédent aîné, le magnifique "Towards The Depths", on y retrouve donc ces longues plaintes lancinantes au fuselage très cru, cette façon d'avaler l'espace, ces rushs de guitares étouffants qui vous serrent comme un étau, ainsi que cette prise de son lointaine grâce à laquelle on a l'impression que les instruments proviennent de très, très loin et qu'ils ont été capturés dans une caisse de résonance. Précédé d'une courte intro, 'The Leaden Sky Torn' rampe dans un caveau lugubre dont le désespoir absolu est porté par le chant écorché de Desolate, Golgotha long de près 9 minutes de souffrance. Le rythme est lancinant tandis que les guitares érigent des récifs noirs contre lesquels on vient s'écraser. Plus sombre encore, 'Enshrouded by Solitude' est un cri d'alarme et de haine, prisonnier d'une masse grésillante et polluée à l'extrême. Les riffs sécrètent une tristesse résignée, autant de pinceaux d'une solitude aussi bien crainte que désirée face au conformisme et la laideur humaine. Sa seconde partie, bercée par les pleurs de la pluie qui tombe, sombre dans une boue mélancolique charriée par des lignes de guitare grêles. Desolate y hurle comme si demain ne devait plus jamais exister. La marche funèbre s'achève déjà sur 'Within the Crimson Tide' qui, s'il n'apporte rien de neuf, creuse de profondes crevasses dans la chair. Pour qui est habitué à la signature du musicien, "Sorh" ne réservera aucune surprise. Mais encore une fois, le black metal dépressif et misanthropique n'est pas et n'a jamais été une question d'originalité à tout prix. Ce qui importe au contraire est sa capacité à peindre des sentiments tels que la perdition, le désespoir, l'affliction, ce que réussit admirablement à faire Woods of Desolation, peintre de la douleur viscérale. Une référence dans le genre ! 4/5 (2010)
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