Pour qui regardait l'émission La classe sur FR3 à la fin des années 80, découvrir que l'une de ses "élèves", Muriel Montossey, a débuté sa carrière chez Jesus Franco pour lequel elle s'est déshabillé peu farouchement dans sept films, est quand même un peu surréaliste et ce, malgré ce charme à l'eau de rose qu'elle a toujours affiché.
AU PIF
Affichage des articles dont le libellé est Jesus Franco. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jesus Franco. Afficher tous les articles
Jesus Franco | Le cri d'amour de la déesse blonde / Voodoo Passion (1977)
Quand Jesus Franco s'acoquine avec le producteur Erwin C. Dietrich, le résultat bascule naturellement davantage dans le stupre que dans le sang. Du coup, lorsque ce duo de coquins s'empare du thème du vaudou, pourtant riche en frissonnantes promesses, c'est pour en exploiter le potentiel forcément érotique.
Jesus Franco | Agent 077 Opération Jamaïque (1964)
Son titre, français, ne doit pas vous tromper, Agent 077 Opération Jamaïque (La muerte Silba Un Blues) n'a rien à voir avec James Bond ni même avec les Eurospy qui fleurissent alors sur les écrans, film policier exotique, plus bavard que dynamique, comme il y en avait également beaucoup à l'époque. Malgré un récit aussi clair que du jus de chaussette, ce touche à tout parfois génial qu'est Jesus Franco, fait montre d'une réelle habileté. La photographie en noir et blanc et la musique jazzy dictant un rythme qui swingue, portent sa griffe, même si cette pellicule très courte n'est pas, loin de là, ce qu'il a fait de mieux...
Jesus Franco | L'abîme des morts-vivants (1983)
En quelques mots : Du pur nanar estampillé Eurociné, joué avec les pieds, écrit avec des moufles, les trous bouchés avec des stock-shots tirés d'un quelconque film de guerre. Alors que l'histoire est censée se dérouler vingt ans environ après la Seconde Guerre mondiale, les acteurs ont le look des années 80, les filles écoutent des baladeurs, sont moulées dans des shorts... Bref, on ne s'embarrasse d'aucun souci de cohérence et le scénario (?) a dû être écrit (??) et aussitôt oublié, mêlant zombies à la mode, nazis et exotisme (c'est sa seule originalité). Heureusement, Franco, pour lequel on ne peut s'empêcher d'avoir de la tendresse, a du métier. Et, en vieux briscard capable de tourner n'importe quoi, il parvient malgré des effets spéciaux déjà ringards à l'époque, à ne jamais ennuyer, ce qui n'est déjà pas si mal ! On aurait seulement aimé un peu plus de fesses... A ranger donc à côté du plus culte et tout aussi naze et jubilatoire, Lac des morts-vivants, que Jesus a en partie réalisé avec Jean Rollin. Un beau tandem !
Chez Rarelust
Inscription à :
Articles (Atom)











