Otto Preminger retrouve le couple vedette de Laura pour une même réussite. Mark Dixon détective est un film policier psychologique noir et admirable de bout en bout, portrait d'un homme tourmenté par des dilemmes intérieurs.
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Otto Preminger | Mark Dixon détective (1950)
Otto Preminger retrouve le couple vedette de Laura pour une même réussite. Mark Dixon détective est un film policier psychologique noir et admirable de bout en bout, portrait d'un homme tourmenté par des dilemmes intérieurs.
Henry Hathaway | Nevada Smith (1966)
Célèbre western, Nevada Smith est pourtant sévèrement jugé par les critiques de cinéma. Il est vrai qu'il ne manque pas de défauts. Le récit se limite à une succession d'épisodes pas toujours bien reliés entre eux, certains personnages sont mal écrits ou disparaissent trop vite. L'ensemble donne l'impression de vouloir montrer beaucoup de choses sans vraiment en développer aucune (le camp des Indiens, le monastère etc...) On s'étonne qui plus est que aucun des trois meurtriers ne reconnaisse en Steve McQueen le fils du couple qu'ils ont tué. Trop vieux pour le rôle et peu crédible en métis assoiffé de vengeance, la star n'est pas pour rien dans l'échec relatif du film.
Il n'est pourtant pas interdit d'apprécier celui-ci, grâce à la mise en scène efficace du vétéran Hathaway, à la multitude de paysages magnifiés par la photographie de Lucien Ballard et à son affolante distribution de laquelle se détachent le sympathique Brian Keith et le trio de salopards composé de Karl Malden, Arthur Kennedy et Martin Landau. Dommage toutefois que certains comédiens n'aient pas grand chose à faire (Howard Da Silva par exemple, voire même Suzanne Pleshette). Ajoutons à cela la séquence dans le bagne et l'affrontement final au dénouement inattendu et on obtient sans doute pas le chef-d'oeuvre espéré mais un très solide western. (Vu le 27/02/2018 / Source : DVD)
Il n'est pourtant pas interdit d'apprécier celui-ci, grâce à la mise en scène efficace du vétéran Hathaway, à la multitude de paysages magnifiés par la photographie de Lucien Ballard et à son affolante distribution de laquelle se détachent le sympathique Brian Keith et le trio de salopards composé de Karl Malden, Arthur Kennedy et Martin Landau. Dommage toutefois que certains comédiens n'aient pas grand chose à faire (Howard Da Silva par exemple, voire même Suzanne Pleshette). Ajoutons à cela la séquence dans le bagne et l'affrontement final au dénouement inattendu et on obtient sans doute pas le chef-d'oeuvre espéré mais un très solide western. (Vu le 27/02/2018 / Source : DVD)
Henry King | La cible humaine (1950)
La cible humaine résume à lui tout seul ce qu'est alors le grand cinéma américain : histoire classique (un tueur, considéré comme le plus rapide de l'Ouest tente d'échapper à son destin), mise en scène au cordeau, quelques décors, acteurs tous impeccables... Tout est dit en moins d'une heure trente. Les cinéastes d'aujourd'hui devrait en prendre de la graine ! Dans un bel écrin en noir et blanc qui contribue à lui donner des traits réalistes, c'est un film d'une profonde mélancolie où Gregory Peck campe un personnage fatigué, nerveux, usé par sa réputation qui le précède partout où il se rend. L'acteur lui prête son hiératisme tranquille, il est dans la posture, dans la présence, sobre mais charismatique, le regard empreint de tristesse. Il faut le voir regarder la pendule qui égrène les minutes, compte-à rebours avant une mort que l'on devine très proche.
Comme à son habitude, il est excellent et donne toute sa puissance à ce film tendu, bien défendu par des seconds rôles comme on les aime (Kalr Malden, Millard Mitchell, Richard Jaeckel). Enfin, on ne peut qu'être ému par sa conclusion lorsque sa veuve et son fils annoncent fièrement, après l'avoir dissimulé pendant toutes ces années, leur identité. La cible humaine reste probablement un des meilleurs westerns des années 50. Lorsque que l'on sait qu'il s'agit de la décennie la plus fructueuse dans le domaine, cela veut tout dire. Un classique indémodable.
Comme à son habitude, il est excellent et donne toute sa puissance à ce film tendu, bien défendu par des seconds rôles comme on les aime (Kalr Malden, Millard Mitchell, Richard Jaeckel). Enfin, on ne peut qu'être ému par sa conclusion lorsque sa veuve et son fils annoncent fièrement, après l'avoir dissimulé pendant toutes ces années, leur identité. La cible humaine reste probablement un des meilleurs westerns des années 50. Lorsque que l'on sait qu'il s'agit de la décennie la plus fructueuse dans le domaine, cela veut tout dire. Un classique indémodable.
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