Réalisé par Arthur Penn, La fugue est un curieux film en cela qu'il débute comme une banale histoire de privé embauché pour retrouver une fugueuse, se termine en recherche d'une vérité avec entre les deux une pause presque intimiste.
AU PIF
Affichage des articles dont le libellé est 1975. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1975. Afficher tous les articles
Arthur Penn | La fugue (1975)
Réalisé par Arthur Penn, La fugue est un curieux film en cela qu'il débute comme une banale histoire de privé embauché pour retrouver une fugueuse, se termine en recherche d'une vérité avec entre les deux une pause presque intimiste.
Makoto Naitō | 13 Steps Of Maki : The Young Aristocrats (1975)
Une fois n'est pas coutume, Etsuko Shihomi n'est pas flanquée de Sonny Chiba dans 13 Steps Of Maki : The Young Aristocrats. Seule mais à la tête d'un gang de minettes justicières, elle castagne presque sans interruption pendant la courte durée (moins de 80 minutes) de ce film troussé avec efficacité par Makoto Naitō.
Pierre Granier-Deferre | La cage (1975)
J'ai vu La cage une première fois, il y a quelques années. L'oeuvre m'avait alors déçu. J'en attendais peut-être trop ou autre chose, un thriller psychologique étouffant et non pas un drame conjugal. Statique, le film m'a paru ennuyeux et creux.
Umberto Lenzi | Bracelets de sang (1975)
Bien que réunissant le même tandem derrière (Umberto Lenzi) et devant (Tomas Milian) la caméra que La rançon de la peur (1974) et malgré un titre français qui sonne comme une promesse sanglante, Il Guistiziere Sfida La Citta est un polar étonnamment sage dépourvu d'accès de violence mais néanmoins nerveux et riche en bagarres et poursuites en tous genres. Louchant vers le vigilante movie, il surprend aussi, de la part de Lenzi, par son traitement presque bon enfant, vierge de cette noirceur qui poisse nombre de pellicules italiennes. Même Milian parait sobre, composant une figure vengeresse au look emprunté à Serpico, plus mélancolique que brutale. Il prouve en cela et si besoin en était encore, l'étendu d'un talent parfois excessif mais jubilatoire.
Il va sans dire qu'il est le principal atout de ce film pépère qu'il domine malgré une distribution où fourmillent les (sales) gueules habituelles (Luciano Catenacci, Luciano Pigozzi, Antonio Casale ou Guido Alberti) et où ni la belle Femi Benussi ni le fatigué Joseph Cotten n'ont grand chose à faire. Ni radical comme La rançon de la peur ni rigolo voire parodique comme Echec au gang, Bracelets de sang possède un ton résolument à part, ce qui le distingue des autres polars urbains italiens des années 70. (Vu le 23/04/2018 : Source : enregistré sur Ciné Polar en 2010)
Il va sans dire qu'il est le principal atout de ce film pépère qu'il domine malgré une distribution où fourmillent les (sales) gueules habituelles (Luciano Catenacci, Luciano Pigozzi, Antonio Casale ou Guido Alberti) et où ni la belle Femi Benussi ni le fatigué Joseph Cotten n'ont grand chose à faire. Ni radical comme La rançon de la peur ni rigolo voire parodique comme Echec au gang, Bracelets de sang possède un ton résolument à part, ce qui le distingue des autres polars urbains italiens des années 70. (Vu le 23/04/2018 : Source : enregistré sur Ciné Polar en 2010)
______________________________________________________________________________________
Henri Verneuil | Peur sur la ville (1975)
Mètre-étalon du film policier à la française des années 70, Peur sur la ville évoque beaucoup de choses.
Walter Hill | Le bagarreur (1975)
Le bagarreur vaut mieux que son titre français franchement facile. Bien qu'il soit effectivement question d'un boxeur (à poings nus) et que plusieurs combats l'émaille, le film est plus qu'un simple véhicule pour Charles Bronson. Le fait qu'il se soit rasé la moustache, affichant un visage vieilli et plus buriné que jamais, tend à prouver que le comédien voyait en lui plus que cela. Enfermé dans un mutisme minéral, son personnage, sur lequel on ne sait rien, traverse le récit avec une tension rentrée et une profonde mélancolie, héros westernien qui disparaît comme il est arrivé. Mystérieusement. Bronson trouve là un ses plus beaux rôles. Si la mise en scène de Walter Hill est impeccable (ce n'est que sa première expérience derrière la caméra !), l'oeuvre tire avant tout sa force de son superbe duo d'acteurs qui se complète à merveille.
Déroulant son numéro, James Coburn y apparaît aussi hâbleur et baratineur que Bronson est taiseux. Mentionnons enfin la belle photo de Philip Lathrop au service d'une reconstitution soignée de l'Amérique de la Grande Dépression. Bref, on n'est pas loin un chef-d'oeuvre !
Déroulant son numéro, James Coburn y apparaît aussi hâbleur et baratineur que Bronson est taiseux. Mentionnons enfin la belle photo de Philip Lathrop au service d'une reconstitution soignée de l'Amérique de la Grande Dépression. Bref, on n'est pas loin un chef-d'oeuvre !
Andrzej Zulawski | L'important c'est d'aimer (1975)
Troisième long métrage signé Andrzej Zulawski, L'important c'est d'aimer reste peut-être aussi son plus célèbre. Sur fond de peinture hallucinée du monde du cinéma, le film prend avant tout la forme d'une histoire d'amour tragique et surréaliste qui se conjugue à une descente aux enfers. Peuplé de personnages excessifs et perdus, le récit suit la déchéance d'une actrice (Romy Schneider au faîte de sa gloire) condamnée à faire du porno pour survivre. Sa rencontre avec un photographe (le toujours excellent Fabio Testi, à l'aise aussi bien dans le cinéma d'auteur que de genres), touché par sa détresse, lui offre une chance de connaître une rédemption salvatrice... qui n'aura finalement pas lieu. Accompagné par une très hitchockienne musique de Georges Delerue, les deux héros (?) se croisent sans jamais parvenir à communiquer réellement.
A la scène d'ouverture où la femme ne peut dire "je t'aime"à son partenaire ensanglanté, répond la séquence finale qui voit Romy murmurer ces trois mots à un Fabio Testi poissé de sang. Malgré sa puissance et une capacité d'envoûtement certaine, L'important c'est d'aimer demeure une oeuvre difficile où la caméra parkinsonnienne du Polonais suit des figures qui hurlent et se déchirent (cf. le jeu toujours aussi sobre de Klaus Kinski, ici toutefois plutôt bien dans son élément) dans un décor suintant la dépravation et la perdition à l'image de cette scène de partouze sordide que Testi doit photographier pour offrir une bouée à la femme qu'il aime...
A la scène d'ouverture où la femme ne peut dire "je t'aime"à son partenaire ensanglanté, répond la séquence finale qui voit Romy murmurer ces trois mots à un Fabio Testi poissé de sang. Malgré sa puissance et une capacité d'envoûtement certaine, L'important c'est d'aimer demeure une oeuvre difficile où la caméra parkinsonnienne du Polonais suit des figures qui hurlent et se déchirent (cf. le jeu toujours aussi sobre de Klaus Kinski, ici toutefois plutôt bien dans son élément) dans un décor suintant la dépravation et la perdition à l'image de cette scène de partouze sordide que Testi doit photographier pour offrir une bouée à la femme qu'il aime...
Michele Massimo Tarantini | La flic chez les poulets (1975)
Bien qu'il en soit un des fleurons, La flic chez les poulets, premier volet d'une trilogie, reste un peu à part au sein de la production des autres sexy comédies italiennes des années 70, sous-genre débile qui tient du plaisir coupable. Certes les invariants sont alignés comme des pinces à linges sur un fil (présence de l'égérie du genre Edwige Fenech et du comique Alvaro Vitali, humour très très gras et bas du plafond sans oublier l'immense Mario Carotenuto) mais le film déroule un scénario qui a au moins le mérite d'exister tandis que la Fenech ne passe pas trop de temps à exhiber ses charmes généreux, même si on a plusieurs fois le loisir d'admirer ses jambes gaînées. La belle prouve d'ailleurs combien elle surclasse toutes ses concurrentes. On note même une poursuite en voiture digne des polars urbains tournés à la même époque en Italie.
Il faut dire que Michele Massimo Tarantini mérite mieux que l'oubli sinon l'indifférence où il végète maintenant. Toutefois, on ne saurait tenir La flic chez les poulets pour autre chose que ce qu'il est : une comédie lourdingue digne d'un épisode de Benny Hill. Mais il y a ce charme du nanar inimitable qui rendra toujours ces bisseries plus bandantes que l'oeuvre de Jacques Rivette...
Il faut dire que Michele Massimo Tarantini mérite mieux que l'oubli sinon l'indifférence où il végète maintenant. Toutefois, on ne saurait tenir La flic chez les poulets pour autre chose que ce qu'il est : une comédie lourdingue digne d'un épisode de Benny Hill. Mais il y a ce charme du nanar inimitable qui rendra toujours ces bisseries plus bandantes que l'oeuvre de Jacques Rivette...
Inscription à :
Articles (Atom)




















































