AU PIF
Affichage des articles dont le libellé est Mara Corday. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mara Corday. Afficher tous les articles
Jack Arnold | Tarantula (1955)
Le cinéma de science-fiction américain des années 50 a cela de fascinant qu'il s'inscrit dans un contexte géo-politique très particulier, celui de la Guerre Froide et du péril atomique. Jack Arnold fut un des grands artisans du genre, réputation qu'il doit à à une poignée de classiques, Le météore de la nuit (1953), L'étrange créature du lac noir (1954), La revanche de la créature (1955), L'homme qui rétrécit (1957) et donc Tarantula (1955). Dans ce dernier, il joue sur différentes peurs, celle du savant qui perd le contrôle de ses expériences, celle de l'araignée, source universelle de terreur, couplée à un gigantisme alors à la mode. Chez Arnold, l'espace, la géographie, tiennent une place essentielle, faisant généralement s'affronter le désert menaçant et la petite ville rassurante. Sa caméra scrute ces étendues sauvages, encombrées de rochers derrières lesquels on s'attend toujours à voir surgir le fameux arachnide.
Avec une grande habileté, il a recours à divers degrés de réalité, tant dans sa mise en scène qui le voit superposer les plans où figurent les animaux génétiquement modifiés que dans les effets spéciaux particulièrement ingénieux et effrayants. Tout le monde sait bien sûr que Clint Eastwood apparaît dans le film en pilote d'avion chargé de balancer du napalm sur la bestiole, à une époque où il enchaîne les rôles, microscopiques quant à eux, ne figurant même pas au générique.IMDB
Clint Eastwood | La relève (1990)
En quelques mots : La relève forme la troisième et dernière variation autour du personnage de flic interprété par Clint Eastwood, après L’épreuve de force et La corde raide de Richard Tuggle. Habilement, le film joue sur les codes créés par la série des Dirty Harry. Ainsi, au début du récit, Nick Pulowski se voit adjoindre sans enthousiasme un nouveau coéquipier. Comme souvent avec le cinéaste, il est un individualiste, obsédé par son travail et sa mission. Mais Pulowski n’est pas l’inspecteur Harry et la vengeance constitue le principal moteur de son action. Cette quinzième réalisation de Eastwood se penche aussi sur la personnalité du coéquipier, un jeune homme tourmenté par la culpabilité, du fait de la mort de son frère dont il se sent responsable. Presque coincé durant la première partie de l’histoire, il se transforme en flic efficace. Quelques uns des thèmes favoris de Clint Eastwood marquent La relève : la culpabilité, la vengeance et la formation d’un plus jeune par un aîné. Ajoutons aussi que les deux principaux protagonistes sont des héros selon son cœur. Pourtant, il ne s’agit pas du film le plus personnel du metteur en scène, plutôt une œuvre de compromis vis à vis de la Warner suite à l’échec quasi prévisible de son précédent projet, Chasseur blanc, cœur noir. De fait, malgré d’excellentes scènes d’action (la poursuite qui ouvre le récit, le vol plané d’une voiture, l’affrontement dans un aéroport), d’une solide distribution, quand bien même Raul Julia et la sulfureuse Sonia Braga, l’inoubliable Dona Flor et ses deux maris, ne s’avèrent pas très convaincants en couple d’Allemands, d’une mise en scène toujours efficace et de nombreuses touches d’humour (le clin d’œil final qui voit David accepter à contre cœur un nouveau partenaire comme Nick au début), La relève ne constitue en définitive qu’un bon polar, bien entendu supérieur à La dernière cible ou à Pink Cadillac, mais loin du grand cru que l’on pouvait attendre de la part de Clint Eastwood. Si ce dernier est comme toujours parfait, son tandem avec Charlie Sheen ne fait que peu d’étincelles, contrairement à celui que le comédien formait par exemple avec Tyne Daly dans L’inspecteur ne renonce jamais. Reste donc un bon film mais auquel il manque l’alchimie nécessaire entre les deux héros.
Chez Zone-Téléchargement
Buddy Van Horn | Pink Cadillac (1989)
En quelques mots : Pink Cadillac s’inscrit dans la période la moins faste de Clint Eastwood, tant sur le plan professionnel que personnel. De Bird en 1988 à La relève en 1991, tous ses films connaissent peu de succès, à part La dernière cible, lequel est toutefois, de toutes les aventures de Dirty Harry, celle qui a le moins bien marché au box-office (19 millions de dollars de recettes américaines contre près de 35 millions pour Le retour de l’inspecteur Harry en 1983). La biographie de Charlie Parker et Chasseur blanc, cœur noir, tous deux présentés au festival de Cannes, constituent d’incontestables réussites artistiques et sont bien reçus par la critique mais leurs sorties se soldent pas de graves échecs. Ce troisième film de Buddy Van Horn représente, à l’instar du cinquième épisode de l’inspecteur Harry, une sorte de monnaie d’échange pour Bird vis à vis de la Warner. Pink Cadillac est le seul film de l’acteur à ne pas être sorti en salles en dehors des Etats-Unis ce qui, au vu de toutes les inepties qui polluent à longueur d’année nos écrans, semble pour le moins incompréhensible ! Alors certes, cette comédie d’action sans prétention, sans grande personnalité et platement filmée par Buddy Van Horn, demeure sans doute une des œuvres les plus mineures de Clint Eastwood. Le début est laborieux, la fin interminable, et le gang d’extrême droite, les Purs sangs est dépeint de manière grossière et caricaturale et sans l’humour du gang des Veuves noires de Doux, dur et dingue et Ca va cogner auxquels Pink Cadillac se rapproche. Malgré tout, le film présente un certain intérêt. Il s’avère plaisant à regarder, grâce notamment à ses nombreuses scènes d’action. Clint, dont le charisme est intact, semble davantage à l’aise que dans La dernière cible et il s’amuse à se déguiser et à composer différents personnages. Par sa décontraction, Tom Novak est une sorte de cousin de Philo Bedoe. Le tandem que l’acteur constitue avec Bernadette Peters fonctionne plutôt bien et ils ont quelques bonnes scènes ensemble. Enfin, il permet de remarquer la présence de certains habitués des films du cinéaste : Geoffrey Lewis, Bill McKinney, Frances Fisher (laquelle ne tarde pas à devenir sa nouvelle compagne) pour les plus évidents. Notons aussi les apparitions de Mara Corday (elle jouait déjà dans Tarantulaen 1955), Paul Benjamin (vu dans L’évadé d’Alcatraz), John Dennis Johnson (un des suppléants de Pale Rider), James Cromwell et Jim Carrey dans une imitation irrésistible de Elvis Presley. Pink Cadillac n’est donc pas le navet que certains prétendent !
Chez Zone-Téléchargement
Clint Eastwood | Le retour de l'inspecteur Harry (1983)
En quelques mots : En 1983, Eastwood renoue avec le personnage qui l'a rendu célèbre dans les années 70 avec ce quatrième épisode que ses fans attendaient depuis sept ans. Après l'échec commercial de Honkytonk Man, pourtant un de ses meilleurs films, la star cherche à s'assurer un succès facile. Pour autant, Sudden Impact n'est pas un simple véhicule, ce que sera en revanche La dernière cible (1988). Egalement réalisateur, Clint impose sa griffe, sèche et nerveuse, au métrage beaucoup plus violent sinon malsain que les autres volets et où il prononce sa plus fameuse replique : "Make my day". Après un Inspecteur ne renonce jamais (1976), sympathique mais terne, ce retour de Dirty Harry se révèle donc bien plus personnel. La présence de Sondra Locke, autour de laquelle le récit se développe et l'ambiance hitchcockienne du premier meurtre participent de cette identité, marque d'un véritable auteur, quand même Eastwood n'a jamais écrit le moindre scénario. Les années ont passé, la société a évolué mais la violence demeure et Harry, considéré comme une relique, un dinosaure, est un héros fatigué et meurtri. Masochiste comme toujours, le comédien aime se montrer affaibli, blessé, au bord des limbes. Dans un final, aux confins du fantastique, il filme sa propre mort et c'est un fantôme qui revient se venger et punir en une figure de l'ange exterminateur. Oeuvre mortifère dont la noirceur contraste avec le calme de la petite ville balnéaire qui lui sert de cadre, Le retour de l'inspecteur Harry permettait ironiquement à Clint d'enterrer son personnage de la plus brutale des manières, au point de rendre inutile le film suivant, réalisé sans génie par Buddy Van Horn...
Chez Zone-téléchargement
Inscription à :
Articles (Atom)




























































