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Roberto Faenza | A couteau tiré (1983)
























Découvert par le grand public au début des années 90 grâce à ses collaborations avec Quentin Tarantino (Reservoir Dogs, Pulp Fiction) et Abel Ferrara (Bad Lieutenant) sans oublier La leçon de piano de Jane Campion, Harvey Keitel a alors pourtant déjà derrière lui une longue carrière que les succès pré-cités tendent à occulter.

Richard Fleischer | Les inconnus dans la ville (1955)
























Après d'être fait la main avec toute une série de polars de série B survoltés et bénis des cinéphiles tels que L'assassin sans visage (1949) et surtout L'énigme du Chicago Express (1952), Richard Fleischer accède la première division grâce au fameux 20 000 lieues sous les mers.

Ray Enright | L'amour et la bête (1941)


Entre drame et film noir, L'amour et la bête vaut (beaucoup) mieux que son titre français peu appétant. Bogart, à la fin de la première période de sa carrière, soit juste avant que Le faucon maltais fasse de lui une star, incarne ce directeur de cirque ambulant qu'il devient fou lorsqu'il découvre que sa soeur, qu'il cherche à protéger de ce monde de forains (et des hommes ?), est tombée amoureuse du jeune dompteur de lions qu'il vient de recruter. Si le dénouement ne réserve aucune surprise, s'achevant sur la mort de Nick Coster, sacrificielle et rédemptrice, The Wagons Roll At Night bénéficie de la mise en scène épurée du solide Ray Enright qui, en moins d'une heure et demie, livre un film où le suspense le dispute à la psychologie de personnages bien écrits. Sans long discours, un plan lui suffit pour faire comprendre quels sont les desseins de Bogart après que le lion Caesar ait déchiqueté un de ses hommes... (Vu le 06/03/2018 / Source : DVD)












Goddess | Sylvia Sidney


















Alfred Hitchcock | Agent secret (1936)


Coincé entre Les 39 marches (1935) et Jeune et innocent (1937), Agent secret n'a pas rencontré le succès escompté. A cela, plusieurs raisons peuvent. Le public a refusé de voir un enfant (et son petit chien) mourir dans un attentat. Loin du rythme soutenu qui a fait (aussi) sa renommée, Sabotage se montre plus statique, le cadre offert par un quartier londonien au centre du récit, impose ce caractère moins dynamique que de coutume. Un sujet sombre inspiré de Joseph Conrad, une ambiance oppressante, presque paranoïaque et un casting sans étoiles (hormis Sylvia Sidney) peuvent également expliquer cet échec.
Pourtant et bien que mécontent du résultat, Agent secret, qu'il ne faut pas confondre avec Quatre de l'espionnage dont le titre original est Secret Agent, porte l'incontestable patte d'Alfred Hitchcock, tant de part son thème de l'ennemi étranger infiltré et tapi dans l'ombre à l'intérieur que  celui  de son traitement visuel, offrant quelques scènes mémorables dont le meurtre de Verloc et surtout celle où Sylva Sidney apprend la mort de son petit frère lors de la projection d'un dessin animé de Walt Disney. On reconnait bien là la malice gourmande du réalisateur ! Enfin, ce dernier installe avec intelligence une tension paroxysmique dans le quotidien d'un petit quartier qu'il fait vivre avec gouaille et réalisme. | IMDb