AU PIF

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Jacques Besnard | Le grand restaurant (1966)



















Le grand restaurant est un projet de film que Louis de Funès nourrit depuis la fin des années 50 mais il doit attendre le milieu de la décennie suivante, une fois devenu un poids lourd du cinéma français grâce au succès rencontré par Le corniaud et les premiers épisodes des séries des gendarmes et Fantomas, pour  enfin le concrétiser.

Gilles Grangier | Archimède le clochard (1959)
























Jean Gabin et Gilles Grangier ont bossé douze fois ensemble, entre 1953 (La vierge du Rhin) et Sous le signe du taureau (1969). Tourné en 1959 et succédant au Désordre et la nuit, Archimède le clochard marque leur sixième collaboration.

Léo Joannon | L'assassin est dans l'annuaire (1962)
























En visionnant L'assassin est dans l'annuaire, on mesure alors combien est grand le talent d'un Julien Duvivier dont L'homme à l'imperméable est quand même d'un autre niveau que ce film avec lequel il partage nombre de points communs.

Gilles Grangier | L'âge ingrat (1964)


L'âge ingrat marque la rencontre de deux monstres sacrés du cinéma français, Jean Gabin et Fernandel, amis à la ville qui en sont aussi les producteurs via leur éphémère société Gafer. Bien sûr, c'est du cinéma à "papa" à faire hurler les Cahiers et les penseurs de la Nouvelle Vague. Mais on a le droit prendre du plaisir à regarder du vrai cinéma populaire, drôle et sans prétention. Témoin d'une France qui n'existe malheureusement, plus, ce film est tout entier construit autour de ses deux vedettes, sacrifiant les seconds rôles et un scénario pour le moins limité. Dommage que le rôle de Noël Roquevert ne soit pas plus développé et Marie Dubois pas mieux utilisée.
Partageant alors avec Henri Verneuil la plupart des réalisations des Gabin, Gilles Grangier s'efface derrière les deux cabotineurs. Malgré un résultat plus anecdotique que La traversée de Paris par exemple, leur rencontre demeure savoureuse, grâce à l'évidente complicité qui les lie. Et c'est toujours mieux que Le tatoué !












Jean Dréville | A pied, à cheval et en spoutnik (1958)


En quelques mots : Succès populaire en 1957, "A pied, à cheval et en voiture" voit son équipe rempiler l'année suivante. Mais cette suite réalisée cette fois-ci par Jean Dréville est très loin de valoir son l'original. Moins amusant, "A pied, à cheval et en spoutnik" est poussif et, après une première moitié plutôt réussie, s'essouffle une fois le récit installé en URSS. Dommage pour les comédiens dont Noël-Noël, Denise Grey, Noël Roquevert et Darry Cowl, rejoints par Francis Blanche, et pour des trucages loin d'être honteux. Reste donc une petite comédie qui a le charme des vieillies choses...

Maurice Delbez | A pied, à cheval et en voiture (1957)


En quelques mots : Bien sûr, "A pied, à cheval et en voiture" est désuet, daté. Bien sûr, Maurice Delbez n'est pas un auteur, petit artisan dont ce film reste sans doute le seul titre de gloire. Mais ne boudons cependant pas notre plaisir face à cette charmante comédie qui doit tout, il est vrai, à ses comédiens parmi lesquels on s'amusera de croiser les jeunes Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Cassel, aux côtés de la vieille baderne Noël Roquevert et de l'éternel pitre Darry Cowl. C'est aussi amusant qu'inoffensif, assez typique du cinéma de papa si honni par la Nouvelle Vague et nous replonge dans une France qui a depuis malheureusement disparue... Gros succès populaire en son temps, le film aura une suite avec la même équipe d'acteurs : "A pied, à cheval et en spoutnik" !